jeudi 18 février 2016

Statistiques du e-commerce 2016


Le CCM Benchmark institute publie une infographie sur les achats effectués à partir de périphériques mobiles, smartphones et tablettes. Et grande surprise, ce sont les tablettes (17%) qui l'emportent sur les smartphones (8%). Des données à exploiter pour tous vos projets digitaux :

http://www.ccmbenchmark.com...


mardi 9 février 2016

Muse : focus digital publishing


Annoncé il y a quelques mois, c'est également ce 8 février que sort officiellement Muse CC 2016.

Il se positionne non plus uniquement comme solution de mise en page fixe pour le Web, sans coder. Muse intègre désormais le moteur MediaQuery hérité de Edge Reflow et également intégré à Dreamweaver. Vous pouvez donc réaliser des mises en forme responsives, qui s'adaptent à chaque dimension d'écran, y compris mobile.

C'est donc une solution probante pour l'intégration de pages HTML au sein des solutions digitales (DPS, Aquafadas, PandaSuite...). Il reste qu'il n'est pas vraiment conçu pour y insérer des fragments de code personnalisé, ce qui en limite évidemment la portée. Pour cela, on utilisera Animate CC, le nouvel outil de prédilection d'Adobe conçu maintenant pour l'interactivité HTML5.


Belin repense le livre scolaire

L'éditeur Belin, présent au salon creative crossmédia qui se déroule cette semaine au palais Brongniart, spécialisé notamment dans le livre scolaire, propose d'aller plus loin que le livre numérique interactif et enrichi.

Selon l'éditeur, il y a actuellement une course à la migration vers le digital qui implique tous les opérateurs. Et ce, malgré le fait que seulement 20% des livres soient publiés en numérique contre encore 100% disponibles en version papier. Le numérique est en effet souvent proposé comme un complément à une version papier et reste parfois inadapté à une demande qui intègre les spécifications suivantes :

  • besoin de sécuriser l'accès au contenu et ses contributeurs
  • besoin de partager, anoter, compiler un programme sur mesure par enseignant
  • besoin d'y ajouter ses propres fonds, rassemblés par l'enseignant
  • besoin d'une flexibilité de distribution (tablettes, ordis, smartphones, liseuses...)

L'objectif révélé des éditeurs partenaires (Albin michel, Magnard, Vuibert, Delagrave) et Belin lui-même, est donc de pousser le développement vers un service SAS, c'est-à-dire, mettre à disposition des fonds bruts et accessibles sur abonnement, compilables à la volée dans un dispositif de type LMS (standard du e-learning introduit par les MOOCS), et qui autoriserait la notation des élèves et des travaux, directement en ligne et en temps réel, le tout aggrégé par des analyseurs de performances éducatives (dataviz).

L'enjeu est important en effet puisque ces données unifiées permettraient d'établir à la volée toutes sortes de statistiques sur la qualité des enseignements, individu par individu, enseignant par enseignant, avec les dérives possibles d'une compétition scolaire qui deviendrait, en toute transparence, nationale et comparable à un équivalent géré par du privé.

C'est Aquafadas qui a embrayé le pas de ce type de déploiement, et coupe clairement l'herbe sous le pied de Apple qui reste sur un iBooks Author statique en terme de déploiement de données. Mais retenez que même si Aquafadas reste pour le moment en tête des solutions EDU-epub, la finalité passera, à terme, par un véritable service SAS normalisé. C'est aussi l'objet du partenariat récent qu'introduit Aquafadas avec 4D concept, spécialiste de l'extraction de données et de recompilation responsive des datas.

Amis graphistes contributeurs, vous pouvez donc retenir que pour collaborer avec l'éducation, il vaudra mieux miser sur la création contextuelle de contenus modulaires, enrichis et animés (des fonds animés en HTML5 ou en vidéo) plus que sur la mise en page de livres complets. A bons entendeurs ; )

Affaire à suivre.

Stats 2015 de l'édition numérique


C'est au salon Creative Crossmédia 2016 que la société d'audit et de conseil KPMG présentait, ce jour, leurs derniers chiffres d'analyse sur les usages des éditeurs dans le secteur de l'édition numérique.

D'abord, c'est sur un échantillon de 75 éditeurs représentatifs (petits et gros) que l'enquête a été formalisée, de février à mai 2015.

Le bilan confirme l'analyse déjà véhiculée sur ce blog, à savoir qu'une baisse post-euphorie de la nouveauté des écrans tactiles se fait sentir. Les éditeurs en effet rechignent à investir sur des projets numériques dérivés du livre. Ils estiment, pour 50% environ, que leurs fonds ne sont pas adaptés à une mise en forme spécifique et finalement coûteuse. Comme je le soutiens donc, le marché cible désormais davatange la communication d'entreprise, institutionnelle, les annonceurs et le e-learning, que l'édition traditionnelle (hors mis quelques segments très graphiques).

A l'inverse, 10% des éditeurs misent sur la spécificité du support et investissent de 1 à 10% de leur CA annuel pour ce segment.

Les chiffres indiquent également que plus l'investissement financier est conséquent, plus le retour sur investissement est effectif et exponentiel. Ainsi, ce sont généralement les gros éditeurs qui déploient de réels contenus spécifiques amortis sur de gros volumes qui tirent le plus leur épingle du jeu. Quelques milliers d'euros investis par livre leur rapportent quelques dizaines de milliers d'euros.

On observe également une décôte de 30 à 50% du prix du livre numérique par rapport à sa version papier. Rappelons à ce titre que la loi Lang fixe le prix uniquement par support. Toute version numérique doit ainsi afficher un prix unique. Toute version papier aussi. Mais le prix de la version papier n'est pas nécessairement identique à celui de la version numérique.

Les secteurs porteurs sont : le tourisme, le scolaire, les livres jeunesse, les sciences, les beaux livres, les encyclopédies et les bande-dessinées. C'est-à-dire, des fonds qui se prêtent aux contenus à valeur ajoutée animée et interactive.

Les usages maintiennent cependant la tablette au-devant des liseuses, mais en-deçà des smartphones. On compte, dans le monde :
  • 1,5 milliards de tablettes dans le monde.
  • 2 milliards de smartphones.
  • 100 millions de liseuses. En baisse !

lundi 8 février 2016

Animate CC : le tournant numérique

C'est aujourd'hui, à 18:00, qu'officiellement Adobe substitue Flash avec Animate CC et tire un trait de plume sur le format SWF et Edge. En quoi cela change les usages ?


Si Edge Animate était conçu pour animer sporadiquement des éléments HTML simples (blocs de textes, déplacements d'images, entre autres), Animate CC autorise l'interpolation vectorielle (canvas), et bientôt l'utilisation de propriétés 3D sur des objets 3D (webgl). D'une animation plate et sémantique (Edge), on évolue vers une véritable écriture proche des meilleurs dispositifs de gamification mais sans couverture indexable. Mais qu'importe ! Si l'objectif est, au mieux, d'animer dans une App native, et, au pire, d'accompagner un texte déjà référençable sur un site Web, pourquoi diable se forcer à rester indexable et se priver d'un arsenal d'animation HTML5 ?

Mais attention, la promesse reste encore en devenir. Si Animate CC exporte dans le standard Canvas WebGL, il exploite en effet le standard prévu par le W3C pour la 3D et le jeu, mais le nouvel Animate CC n'intègre pas encore ses ultimes spécifications. Reste que, puisqu'on part tout de même du standard qui les autorise, elles sont donc bien en devenir !

Miser sur le nouvel Animate CC, sorti ce jour, est donc une réponse adaptée pour renforcer l'immersion et l'expérience de l'utilisateur au sein de vos projets numériques, à venir, Web et mobiles. Rappelons qu'accessoirement Animate CC exporte aussi au format vidéo, le plus stable et pérenne des standards Web.



Pour connaître le détail des nouvelles fonctionnalités :
http://www.adobe.com/fr/products/animate/features.html
et aussi :
http://www.adobe.com/fr/products/animate/versions.html

A suivre...

Lire aussi :
http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2015/12/flash-pro-devient-animate-cc.html

jeudi 4 février 2016

Phallaina : la bande défilée


Phallaina, c'est un projet intelligent de bande dessinée adaptée aux écrans tactiles, dit bande défilée. Il s'agit d'un scénario graphique déployé sur 1600 écrans mis bout à bout et offrant une lecture animée, linéaire, parallaxe, d'un récit illustré.

Ce projet est typiquement le genre d'écriture nouvelle parfaitement conçu pour les nouveaux écrans. Ce n'est pas un réplica PDF stérile comme en produisent pourtant encore nombre d'éditeurs. La forme est nouvelle, simple, agréable, sensible. C'est un beau projet.

L'application est gratuite car préfinancée grâce à notre système national unique de préachat par les chaînes télévisées (ici france televisions) et par l'aide du CNC.

Pour le réaliser, bien qu'il ait été conçu par des programmeurs dont les commanditaires ignoraient sans doute le potentiel des nouveaux outils, il aurait parfaitement pu être créé via une solution telle que PandaSuite, en y incluant, en outre, bien d'autres comportements (lecture d'avant en arrière selon l'inclinaison de la tablette, par exemple) et sans coder !

Avis aux illustrateurs auteurs en quête de nouvelles formes d'écriture. Il existe des solutions simples pour vous aider à émanciper, comme dans Pallaina, votre créativité. Suivez le guide ; )




mardi 2 février 2016

Aquafadas : le Bundle pour tous


Aquafadas modifie son offre commerciale pour 2016. Désormais...
  • Toutes les licences sont annuelles
  • Tous les packs sont multi-plateformes : iOS / Android & Amazon / Web
  • Tous les packs incluent l’accès aux push & analytics & vouchers* (*bons d'achat)
  • Tous les packs incluent l’accès aux enrichissements premium pour InDesign
  • La mise à jour du contenu est illimitée pour une App mono-document.
Les formules proposées ciblent...
  • Une app mono-document
  • Un kiosque à 12 publications, extensible sur option
Des services d'hébergement et de soumission des appplications et parutions sont disponibles en sus. Pour en savoir plus sur les tarifs pratiqués, vous pouvez contacter directement le service commercial de l'éditeur aux coordonnées qui suivent :

Thomas Badard
Région Nord (Nantes Rennes Lille Paris Strasbourg…)
+33 (0)1 74 90 50 89
+33 (0)6 98 07 51 76

Lévana Tordjman
Région Sud (Bordeaux Toulouse Montpellier Lyon…)
+33 (0)4 27 04 50 45

Design interactif


Le design interactif était déjà très en vogue au sein des sites Internet richmédia des années 2000, boostés par la technologie Flash. Désormais, c'est le standard HTML5 et les langages natifs qui permettent le déploiement d'univers polysensoriels et intuitifs, porteurs de sens et d'émotion.

A travers le terme de Design interactif, on parle aussi d'ergonomie, d'expérience utilisateur (UX) et d'affordance (capacité pour un objet à induire son propre mécanisme sans aucune aide).

Ci-dessous, des illustrations (archives) d'interfaces UX réalisées en Flash et que l'on peut maintenant reproduire en natif (avec PandaSuite) et en HTML5 (avec Animate CC et des librairies Javascript). Mais je vous présente d'abord un contre-exemple de ce qu'est le design interactif, et dont la seule lecture du message, que m'a transmis le centre des impôts, peut vous aider à imaginer l'ampleur du dégât ergonomique et émotionnel rencontré lors d'une expérience de paiement en ligne.

1) Contre-exemple du design interactif, par le centre des impôts

"Afin de régler votre dossier, vous devez vous rendre sur votre compte sur impots.gouv.fr, rubrique professionnel puis cliquer sur consulter le compte fiscal, puis sur l'onglet Accès par impôts > Contribution économique territoriale > Contribution foncière des entreprises > Avis d'imposition.
Enfin, vous devez cliquer sur l'année 2015 et "rôle général 092" puis sur le bouton payer."

Il va de soit que le bouton Payer n'apparaît pas dans la présente configuration.

2) Exemples d'interfaces UX

Voici des interfaces toutes conçues à partir d'animations liées à des fonctionalités que j'ai moi-même réalisées. C'est un des différents principes du design interactif. On y retrouve : une loupe avec rebonds, un jukbox audiovisuel, une boutique de tendances, un quizz d'aide au choix professionnel, un coverflow, un panoramique multi-étages, une interface d'annonces immobilières pour smartphone.








Petit placement de produit ; ) Pour vous former sur le métier de designer interactif, avec une sensibilité UX, et sur les nouveaux standards HTML5, je dispense une formation inédite conventionnée AFDAS, chez Apaxxdesigns Training Center. Pour en savoir plus :

http://www.apaxxdesigns.com/formations/designer-interactif-html-5/