mercredi 27 avril 2016

Votre stratégie digitale


Etre présent sur le Net est une chose. Mais pour y faire quoi ?

Les usages évoluent, il n'est pas inutile de le rappeler, au moins tous les 5 ans, depuis l'émergence de l'informatique. Ainsi du CD-Rom au Web dans les années 90, on passe du Web statique de la fin des années 90 au Web dynamique actualisable des années 2000 (forums, flux d'actualité, premiers réseaux sociaux, interfaces connectées). Puis, du Web 2 au mobile, avec la notion de service de plus en plus intégré (éditorialisation) indisponible généralement sur un site Internet lambda. Et donc, si un site Internet ne fait pas l'unanimité, quel est le segment porteur du digital aujourd'hui ?

Observez simplement votre propre usage de l'Internet. Avez-vous sans doute relevé que vous passez probablement plus de temps désormais à parcourir les réseaux sociaux, les applications mobiles de service et de flux, qu'à visiter des sites Web de marques et d'organisations ou de particuliers, depuis votre navigateur ? La réponse est dans l'usage. Si donc votre attention s'est détournée du Web vitrine à un service de flux éditorialisé embarqué, qui mise sur la pertinence des contenus et la qualification de votre profil (qui n'est pas sans poser de questions existentielles au demeurant), c'est donc bien sur ce contenu que doit se focaliser l'essentiel de votre communication.

Bien entendu, il ne s'agit pas de ne plus créer de site Internet car ils ne sont plus visités, mais pas loin. Il convient d'en limiter simplement le coût et l'énergie qu'il suppose, pour recentrer vos investissements sur des actions plus efficientes, en phase avec votre temps.

Ainsi, il devient probant de déployer, par exemple, un petit CMS (Wordpress) pour se créer, vite fait bien fait, une vitrine institutionnelle qui séduira les curieux comme le ferait une plaquette et asseoir votre raison sociale. Mais, surtout, d'y associer un blog et/ou une chaîne Youtube, lesquels vous permettent de déployer du contenu directement là où il sera attendu dans un format partageable et qualifiable.

Pour être vu, c'est donc désormais : le texte, l'image et la vidéo. Le reste n'est que service ou superflu. Facebook a mangé Internet. La forme lisse qui en émane peut aider à valoriser d'ailleurs l'attrait de votre contenu.

Le nouveau digital est là. Entre les mains de quelques firmes délocalisées, défiscalisées, à la merci d'une autre gouvernance, certes. Mais c'est pourtant bien là que tout se joue aujourd'hui et aujourd'hui seulement. Songez-y.

A suivre.

2 commentaires:

  1. Merci pour ce super article, c'est tellement vrai. Je suis plus souvent sur les réseaux sociaux que sur le web.

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  2. Un des facteurs qui accélère ce changement, c'est aussi que les emails, les sites Internet eux-mêmes, sont souvent pollués par du contenu indésirable. L'éditorialisation, c'est-à-dire, la qualification des profils et l'affichage de contenus ciblés, répond aussi à l'attente de ne plus être envahi. Si un réseau social ou un service de tchat s'ouvre trop à la pollution publicitaire, il s'auto détruira de fait, pour un nouvel usage.

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