mardi 9 février 2016

Stats 2015 de l'édition numérique


C'est au salon Creative Crossmédia 2016 que la société d'audit et de conseil KPMG présentait, ce jour, leurs derniers chiffres d'analyse sur les usages des éditeurs dans le secteur de l'édition numérique.

D'abord, c'est sur un échantillon de 75 éditeurs représentatifs (petits et gros) que l'enquête a été formalisée, de février à mai 2015.

Le bilan confirme l'analyse déjà véhiculée sur ce blog, à savoir qu'une baisse post-euphorie de la nouveauté des écrans tactiles se fait sentir. Les éditeurs en effet rechignent à investir sur des projets numériques dérivés du livre. Ils estiment, pour 50% environ, que leurs fonds ne sont pas adaptés à une mise en forme spécifique et finalement coûteuse. Comme je le soutiens donc, le marché cible désormais davatange la communication d'entreprise, institutionnelle, les annonceurs et le e-learning, que l'édition traditionnelle (hors mis quelques segments très graphiques).

A l'inverse, 10% des éditeurs misent sur la spécificité du support et investissent de 1 à 10% de leur CA annuel pour ce segment.

Les chiffres indiquent également que plus l'investissement financier est conséquent, plus le retour sur investissement est effectif et exponentiel. Ainsi, ce sont généralement les gros éditeurs qui déploient de réels contenus spécifiques amortis sur de gros volumes qui tirent le plus leur épingle du jeu. Quelques milliers d'euros investis par livre leur rapportent quelques dizaines de milliers d'euros.

On observe également une décôte de 30 à 50% du prix du livre numérique par rapport à sa version papier. Rappelons à ce titre que la loi Lang fixe le prix uniquement par support. Toute version numérique doit ainsi afficher un prix unique. Toute version papier aussi. Mais le prix de la version papier n'est pas nécessairement identique à celui de la version numérique.

Les secteurs porteurs sont : le tourisme, le scolaire, les livres jeunesse, les sciences, les beaux livres, les encyclopédies et les bande-dessinées. C'est-à-dire, des fonds qui se prêtent aux contenus à valeur ajoutée animée et interactive.

Les usages maintiennent cependant la tablette au-devant des liseuses, mais en-deçà des smartphones. On compte, dans le monde :
  • 1,5 milliards de tablettes dans le monde.
  • 2 milliards de smartphones.
  • 100 millions de liseuses. En baisse !

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