mercredi 23 novembre 2016

La presse au futur


C'est à l'occasion du salon La presse au futur, qui se tient ces jours-ci dans le XVè, que je réponds à une enquête lancée par Aquafadas, sur les attentes des professionnels de la presse. Voici l'article paru sur leur blog :

Version française :
https://blog.aquafadas.com/experts-opinions-predictions-digital-publishing-today-tomorrow/?lang=fr

Version anglaise :
https://blog.aquafadas.com/experts-opinions-predictions-digital-publishing-today-tomorrow/?lang=en

jeudi 17 novembre 2016

NKM


Pour ceux qui croient encore que les élections peuvent influer. Un bref focus sur une personnalité politique, qui plus est, féminine : NKM.

NKM, Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la présidence de la République en 2017, se présente comme la personnalité la plus digitale compatible du paysage politique actuel.
  • NKM, c'est en effet une main dans l'ombre de services digitaux bien connus : Priceminister (ex service de son frère retrocédé à Rakuten) et donc Aquafadas.
  • C'est une vision de la démocratie plus participative et horizontale, à l'aide d'une assemblée populaire digitale.
  • C'est un déploiement des réseaux inédit et d'une Sillicon valley à la française.
  • C'est l'uberisation de l'économie avec, parce qu'elle sera assumée, les régulations qui en découlent.
Quelque soit le résultat des primaires républicaines en France ces prochains jours, elle pourrait bien compter dans un éventuel gouvernement de droite (ministre, voire premier ministre à défaut de présidente). Le gouvernement, quel soit-il, aura des enjeux numériques à intégrer pour palier à la déchéance des services publics programmée. Elle semble la plus en phase avec cette révolution digitale.

Pour ces raisons et même si chacun de nous doit avoir sa propre opinion vis-à-vis des idées du parti républicain, de l'ensemble de la politique, et quelque soit votre vote du premier tour, en tant que référent digital, je me dois de vous informer des atouts de NKM pour l'avenir de nos services et de notre représentativité citoyenne, rifkinienne.

A ceux qui me diront que l'ubérisation est la fin du commerce local, je dirai au contraire, c'est la fin de l'imperialisme des réseaux de distribution verticaux (Leclerc, les chaînes de magasins...). Et c'est, parce que le digital induit la personnalisation des usages, le développement de circuits qualifiés par les consommateurs eux-mêmes. Le retour aux vraies valeurs !

A bons entendeurs.

jeudi 13 octobre 2016

Aquafadas : Windows, Chatbots et iWatch !


C'est officiel, en plus de porter la solution Aquafadas sur Windows (annonce publique ce 25 octobre à Paris), Aquafadas lance une perche à ses utilisateurs depuis le site Mac4Ever. Une interview est en effet donnée pour célébrer les 10 ans d'Aquafadas (Aqua = look Aqua de Mac OS, Fadas = inspiré par, en occitan).

http://www.mac4ever.com/dossiers/114456_le-francais-aquafadas-fete-ses-10-ans-auto-interview-de-claudia-zimmer-et-matthieu-kopp

Et dans cet entretien, Claudia Zimmer nous apprend que la solution d'édition numérique s'oriente vers les systèmes Chatbots (reconnaissance vocale et dialogue avec l'interface) ainsi que l'Apple Watch.

A suivre.

vendredi 30 septembre 2016

Sierra : Hype vs Edge


Petit post d'avertissement pour votre mise à jour vers Sierra, le dernier OS de Apple.

Adobe informe que Edge Animate n'est pas compatible Sierra. Il était déjà très instable sous El Capitan. Si vous souhaitez continuer vos développements sous Edge, malgré l'abandon officiel du logiciel par Adobe, prévoyez de conserver une session pour l'exécuter.

A l'inverse, Tumult confirme que Hype Pro est compatible Sierra. Vous n'aurez donc aucune difficulté à profiter du nouvel OS, si, comme bon nombre, vous avez choisi de migrer votre production HTML5 vers ce nouvel outil.

A bons entendeurs.

mardi 27 septembre 2016

M6 et Elephorm se rapprochent

C'est en qualité d'elephormateur que je vous transmets l'annonce lancée par mes partenaires Lionel Drouin et Michael Iochem, les dirigeants d'Elephorm, sur le rapprochement du groupe audiovisuel M6 et de Elephorm (le site de tutos francophones d'experts dans le secteur de la création numérique).

Le bouleversement digital amène de nombreux opérateurs à se repositionner. L'actualité nous le rappelle quotidiennement. L'école de la République cède de plus en plus place au secteur privé pour gérer les formations qualifiantes de demain. Ainsi, des centres de formation y décèlent des opportunités de développement et se rapprochent de structures qui autorisent leur développement.

Ainsi, un groupe de management et de communication a déjà absorbé Pyramyd. Le site de tutos video2Brain, plus généraliste qu'Elephorm, appartient désormais à Linda, mastodonte de la formation anglophone, qui appartient aussi à LinkedIn racheté par Microsoft. Tandis que Elephorm, plus francophone et ciblé sur des expertises métier, a choisi, lui, un partenaire audiovisuel national d'envergure, qualifié, plus en synergie avec les développements futurs de ce côté-ci de l'Atlantique, pour devenir la plateforme de eLearning locale incontournable.

Plus que jamais donc, Elephorm centre ses actions sur les attentes vernaculaires de la formation en ligne. Un gage évident de qualité.

C'est donc avec un grand honneur que j'aurai le plaisir de vous y retrouver, peut-être.

vendredi 23 septembre 2016

PandaSuite : se former maintenant


Petit rappel de la rentrée, PandaSuite est le couteau Suisse de l'édition numérique du moment, le plus époustouflant. Il gère, sans coder, la création d'applications graphiques bluffantes (immersion audiovisuelle interactive, 3D interactive, localisation de l'affichage, synchronisation de tout avec l'accéléromètre et la boussole, etc.).

Son offre est sans engagement et permet de constituer une application native sur le store Apple et Google à partir de 99€ ! ! ! Idéal pour de l'événementiel impactant.

La Panda team propose même de nombreux tutoriels sur leur site et une chaîne Youtube :


Mais, pour se former efficacement à un outil riche et en phase avec les attentes actuelles des annonceurs, rien ne vaut une offre présentielle de formation prise en charge par votre OPCA habituel.
Il reste encore quelques places. Inscrivez-vous ici, c'est gratuit :

https://formations.afdas.com/auteurs/stages-conventionnes/copy2_of_designer-d2019applications-richmedia-avec-pandasuite


Aquafadas pour les périodiques


Petit point sur l'intérêt de la solution Aquafadas à l'heure où on redistribue les cartes depuis le nouveau positionnement Corporate de Adobe DPS et la fulgurante percée de PandaSuite.

Aquafadas demeure une solution incontournable pour la gestion de périodiques enrichis, à partir de l'environnement de InDesign et dans une solution francophone.

Il sait gérer la conversion de votre parution en application iOS/Android, ePub et présentation Web HTML5.

Tous les enrichissements (Premium compris) jusque récemment encore disponibles en option (licences supplémentaires), sont inclus dans l'offre de base. Ils peuvent même être testés gratuitement.

La formule standard adaptée à la presse ou à la publication de périodiques, avec gestion et planification des parutions dans le temps, est de :
  • 3600 €HT/an pour 12 numéros tous exports inclus.
  • + 2500€ fixe une fois pour installer un système transversal de gestion des abonnés qui vous permet de garder la main sur vos lecteurs et d'éviter les 30% de Apple et Google.
A noter que Aquafadas poursuit ses développements et que les prochains mois verront apparaître de nouvelles extensions de la solution.

A suivre.

InDesign CC : découverte


Une petite promo pour un collègue formateur (Victor Audouin), qui vient de publier un ouvrage sur InDesign CC. Mon avis, en toute transparence :

InDesign CC : Débutants et initiés (ed; Eyrolles, coll. Les cahiers). Voici un livre qui rassemble utilement les fonctions incontournables de la publication d'un document numérique (PDF, ePub ou Web) à partir de InDesign CC. Un livre bien fait, concis et qui répond à des problématiques d'usage dans le secteur de l'édition en ligne, composé d'écrans en couleurs.

Pour acquérir le livre :
http://www.eyrolles.com/Audiovisuel/Livre/cahier-indesign-cc-9782212144444

mardi 7 juin 2016

Choisir une formation


A l'approche de l'été, et à l'heure où l'on planifie volontiers ses projets de formation pour la rentrée, je viens de refondre mon catalogue de stages en création numérique. Ils sont orientés métier et peuvent, à ce titre, être pris en charge par vos OPCA habituels (AFDAS, AGEFOS...), en inter (dans un centre partenaire parmi d'autres professionnels) ou intra (sur mesure, en direct et en entreprise).

Sur mon site www.swipe-et-swipe.fr, utilisez le sélecteur mis à votre disposition pour cibler votre besoin, par métier. Puis, cliquez sur les blocs pour accéder à la fiche imprimable et détaillée de chaque stage :

http://www.swipe-et-swipe.fr/

C'est aussi l'occasion pour moi de vous remercier tous pour votre fidélité sans cesse renouvelée, et vos inscriptions régulières, qui me permettent de pérenniser mon offre et garder la confiance des grands acteurs de la formation (universités, centres agréés, entreprises, opca) et de rester en veille pour mieux vous servir et vous former à nouveau. Ces stages sont conçus par moi-même, sont le résultat de réalisations concrètes et de plus de quinze années d'échange avec les entreprises du secteur.

Souvent copié, comme d'autres collègues (restons modestes), j'avoue éprouver une petite fierté de voir mes propositions récupérées par d'autres centres. Mais, même si je cède qu'il doit y avoir du travail pour tout le monde, n'oubliez pas que c'est en permettant les démarches R&D typiques de la mienne, que les copies aussi pourront continuer de vivre et que vous pourrez continuer d'acquérir gratuitement (grâce aux OPCA) de l'innovation ; )

Encore merci à tous.

Arzhur

Création ou fantaisie ?


En création numérique, comme dans la vraie vie, la question du sens est prépondérante. J'ai souhaité faire ici l'analogie avec une de mes faiblesses, la pâtisserie.

Une véritable pâtisserie incarne ce qu'il y a de plus noble dans l'art culinaire. Elle y mêle des saveurs inédites, subtiles, à partir d'ingrédients insolites et classiques. Chaque bouchée est une découverte, même les yeux fermés. C'est la même chose pour la cuisine gastronomique du reste. Un tel travail, un tel aboutissement, dans une part vendue presque seulement 5€ me semble à ce titre peu révélateur de l'expertise et de l'implication qu'il faut pour de tels efforts de créativité. Le fonds y révèle souvent la forme en bonne pâtisserie. Les éléments décoratifs sont résiduels de ce qui compose le produit et apportent une touche signalétique et communicante utile au consommateur néophyte. C'est de la haute couture. En la matière, on peut citer la pâtisserie Stohrer, rue des petits carreaux, à Paris, ou la pâtisserie des rêves, et tant d'autres, qui travaillent y compris dans l'ombre comme mon ami Stéphane Jiminez.

A l'opposé, on voit poindre une tendance improbable d'un genre pâtissier vintage remis au goût du jour dont l'attrait repose sans doute plus dans une démarcation récréative, face à un genre traditionnel galvaudé par quelques chaînes commerciales sans doute. Je pense à "Chez Beau gâteau" pour qui il faut parfois compter un demi smic pour séduire une trentaine de convives. Voici ce qui, pour moi, représente l'insignifiant culinaire dans toute sa splendeur, hors mis l'aspect purement fantaisiste et festif que l'on peut en effet attendre à un goûter d'anniversaire. Mais, si j'adhère parfaitement à l'idée de vivre l'émotion d'un dessert surprise, pour l'avoir vécue moi-même, son prix, eut égard à ce qu'il contient, est-il justifié ?

Chez bobo gâteau, bien souvent, et pour 10€ la part, c'est une sorte de pain de Savoie, couverte d'une crème au beurre ordinaire et d'une pâte à sucre. D'un point de vue purement gustatif, rien d'innovent. Et d'un point de vue créatif, en quoi la pâte à sucre révèle son contenu et ses saveurs ? Le dessin qu'il affiche supporte à lui-seul la valeur du produit. On est hélas dans du coloriage, de l'emballage de surface, de la fantaisie pure. Aucun rapport fond/forme. Aucune cohérence technico-artistique. C'est du sous prêt-à-porter. Du sticker pour la déco sur du BA13. Mais, me redirez-vous, et l'émotion alors ?

Je ne dénigre pas l'intérêt de l'émotion positive que peut en effet induire un goûter fantaisiste, un dessert surprise qui raconte une histoire. Mais tout est une échelle de valeurs. Et si une véritable pâtisserie vaut 5€ la part, pourquoi un pain de Savoie en demanderait 10 ? Et quand bien même ? Si le beau gâteau valait vraiment 10€, observez vos convives et comptez ceux qui finissent vraiment leur part, surtout chez les enfants, plus authentiques que leurs aînés trop polis pour médire face à une telle implication de leur hôte. Tout est dit dans le non-dit.

Première leçon. L'émotion transmise est ce qui valorise le plus votre travail. La notion de design émotionnel (UX design) est l'axe fondamental du produit.

Mais, toute création n'est-elle pas durable que si elle revêt du sens ? Or, ce joli gâteau (car ce n'est techniquement ni un Noble ni Beau gâteau) n'en a pas. C'est un plat émotionnel dans tout ce qu'il y a de plus jetable, non renouvelable, et qui repose sur la propre surprise qu'il induit à un instant donné. Imagineriez-vous remanger plusieurs fois le même dit beau gâteau en forme de ballon de foot dont vous vous savez par avance écoeuré par son insupportable crème au beurre digne d'un fraisier de supermarché ? Imaginez-vous, en revanche, déguster tous les ans à une date donnée la même tarte aux fraises d'un pro, mêlant : parfum, acidulé, douceur, croquant, onctuosité, multiples couches créatives, saisonnières et vernaculaires ? Oui. C'est une évidence. La preuve en est que les bons gâteaux traversent les générations. Les gâteaux gadget, eux, changent de forme chaque jour pour mieux nous confondre. Posture des temps actuels en quête de sens, mais aveuglée par l'image et les apparences, sans doute.

La seconde leçon est donc le sens. Pas de design émotionnel s'il n'y a pas de sens. Et en l'espèce, une pâtisserie originale d'un grand maître pâtissier a du sens. Il ne nous revient qu'à éduquer nos palais et ceux de nos enfants pour que cette émotion subsiste. Mais, ça, c'est du temps de vie, de la patience, de la maturation des choses et du langage, c'est l'émotion de vivre le moment présent en pleine conscience et de transmettre cette connaissance. C'est noble. Le coloriage et la fantaisie, à défaut d'y accéder à un prix au moins juste car il ne faut pas ignorer le plaisir instantané qu'il peut procurer, c'est, sinon, à réserver pour la pâte-à-modeler ! Mais pourquoi pas alors modeler soi-même, en famille, son joli gâteau, tout en intronisant un début de savoir-faire, que l'on relèguera plus tard, avec une maturité bien veillante, à de vrais pros ? On peut donc concilier l'éphémère au durable. C'est de la pédagogie. C'est l'amour et le respect des siens.

Comme en pâtisserie, la création numérique est un jeu de sens, de cohérence entre la forme et le fonds. Reflet sans doute d'une époque, il ne s'agit pas d'être dans une posture, pour nous, de "digitale", avec un lien vers l'app store en espérant vendre plus cher un service sans plu-value durable. Une application, une création numérique, ça se conçoit aussi autour de saveurs et d'écritures nouvelles, inédites, mais d'expériences avant tout durables, impossibles ailleurs.


lundi 6 juin 2016

Aquafadas : le must de la com d'entreprise


Dans un précédent article, je distinguais le digital publishing du richmédia. Si le richmédia semble plus adapté pour des projets immersifs ponctuels, voici un exemple de digital publishing géré par la solution Aquafadas, et qui apparaît comme une solution efficace pour des contenus éditorialisés au coeur d'une communication d'entreprise.

C'est ici Adecco que nous présente Aquafadas et qui a choisi de monter une application liant : données, comptes utilisateurs, analyse des usages, contenus valorisés et portabilité. Sur cette application ciblée RH, pour un nombre de 3000 consultants en France, 78% des vendeurs du groupe utilisent l'app et 90% d'entre eux en sont satisfaits. 4 autres apps sont en développement.

Il y a donc bien un marché de la communication d'entreprise. Et pour ce faire, Aquafadas offre sans doute la solution la plus probante du moment.


Pour vous former gratuitement à la solution Aquafadas, enregistrez-vous dès maintenant à la session du 19 au 30 septembre 2016, conventionnée AFDAS, chez Apaxxdesigns :


samedi 28 mai 2016

Digital publishing VS Richmédia


Quelle différence y a-t-il entre digital publishing et richmedia ?

Le digital publishing, c'est en somme un PDF amélioré. C'est une mise en page généralement issue de InDesign, à laquelle on y ajoute des médias linéaires et quelques contenus activables simplement à mesure de la navigation. La mise en forme est basée sur les codes du design graphique propres à l'univers du livre et de la presse. La forme peut apparaître responsive et/ou connectée, dans le meilleur des cas.

Le richmedia, c'est l'immersion totale dans un univers polysensoriel et interactif, basé d'abord sur un environnement animé et audiovisuel. L'interactivité y est un moteur narratif sans lequel le contenu perd de son sens. Le design ici ne prend pas ses racines dans InDesign, mais plutôt dans un storyboard, et modélisé via Animate CC ou After Effects.

Depuis que le Web est devenu aussi banal et stéréotypé qu'une plaquette d'entreprise, soit depuis la fin des années 2000 et la généralisation de Wordpress et de Facebook, vous avez vu apparaître le concept du digital publishing qui offrait un moyen simple de valoriser un support à l'aide d'outils accessibles comme InDesign, DPS, Aquafadas, entre autres, mais sur les mobiles.

Mais, surtout depuis 2015, les statistiques de consommation du digital publishing en BtoC se sont révélées désastreuses, avec en plus la baisse de vente des tablettes (-8% selon Comscore), l'édition numérique usuelle, qui misait sur les ventes aux particuliers, en a pris un coup.

Si le digital publishing 1.0 (BtoC) n'a pas su relever le défit car finalement en deçà des possibilités attendues sur ces nouveaux périphériques. Il n'en reste que les solutions de publication ont évolué, les éditeurs se sont recentrés sur des objectifs plus concis et l'usage s'est clarifié en valorisant aussi des expériences graphiques incroyables. Ainsi, j'identifie désormais une double approche concernant la communication sur mobile : le digital publishing (flux) ou bien le richmédia (immersif).

Dans ce que je continue de nommer digital publishing, j'y classe les mises en forme toujours issues d'un flux de production lié à InDesign, mais d'abord ancrée sur de la donnée pure. InDesign sert d'outil de génération d'une identité graphique. Les données démarrent ou finissent dans une base. Ces données, montées ou non dans InDesign, entrent à terme dans un flux brut facile à réinjecter dans tout environnement de publication (responsive) et surtout automatisable à partir de n'importe quelle routine en PHP. L'avenir du digital publishing suit, pour ainsi dire, la même courbe que le présent de Wordpress. Faut-il, de ce point de vue, continuer à maquetter à la main ou louer un service onéreux des solutions bientôt automatisées et gratuites ? Et dont l'unique valeur sera la feuille de styles ou la donnée brute ? Non pas qu'il n'est pas possible d'être créatif ou de faire valoir des acquis de la PAO en digital publishing (mise en forme GREP, chartes, ergo, etc.), mais pour connaître les attentes des éditeurs, ils ne seront pas prêts à financer cette expertise car peu génératrice de valeur à leurs yeux. Le digital publishing séduira les éditeurs de presse, bien sûr, mais plus encore la communication d'entreprise grâce à l'économie d'échelle qu'induit la numérisation et l'automatisation de gestion de tonnes de brochures et leur valorisation par le saupoudrage de quelques médias.

Dans ce que je nomme richmedia, j'identifie au contraire un flux de production similaire à celui connu jadis, à la grande heure de la technologie Flash. On scénarise, on filme, on monte, on anime. Puis, on agence le tout dans un environnement interactif pensé sur mesure, structuré à l'aide d'un langage de script. On y gère des conditions, des calculs. Chaque parcours est unique. A défaut de produire natif en langage dérivé de C (PandaSuite, Unity), on le fait en Javascript, dans des outils tels que Hype Pro ou Animate CC. On est dans l'émotionnel. Et ça, les marques, tout comme le CNC, adorent. Les éditeurs de livre jeunesse apprécient aussi. Mais attention, on sort du format ePub. On est dans une expérience totale, native et exceptionnellement Web.

Si donc, en tant qu'éditeur, vous misez naturellement sur de la donnée pure, pensez digital publishing. Si, en revanche, en tant que réalisateur et auteur, vous misez, comme moi, sur l'expérience émotionnelle de l'utilisateur et la narration, pensez richmedia.

En tant qu'ex Flasheur, c'est donc tout naturellement que je reviens au richmédia, avec un workflow bien huilé, maintenant que les outils de production sont disponibles. Le créatif qui sommeille en moi a vraiment de quoi s'émanciper dans le richmedia mobile, comme dans le Web richmédia des années 2000, avec plein de nouveautés incroyables (beacon, accéléromètre, localisation, synchronisation, 3D), ce qui m'apparaît évidement moins plausible dans un dispositif d'édition simple d'abord basé sur du flux et des styles.

Moi, c'est richmédia.

mardi 24 mai 2016

Aquafadas 4.3


Aquafadas vient de publier la version 4.3 de l'extension pour InDesign. Au menu, ... hum. Comment dire ? L'ordre d'affichage des icônes de la fenêtre Interactivity a été modifié et quelques bogues corrigés.


Bon ben, merci.

Allez, au revoir ; )

mercredi 18 mai 2016

Wonda VR


Honkytonk, l'éditeur de l'incontournable solution Klynt, qui propose déjà l'unique outil de synchronisation audiovisuelle HTML5 sans coder pour des campagnes vidéo interactives plein écran, lance Wonda VR.

Wonda VR est un logiciel d'immersion en réalité virtuelle (VR) à 360 degrés. Il offre une prise en main similaire à Klynt. Ses utilisateurs ne seront pas déroutés. Il fonctionne aussi sur un système nodal et des séquences contenant leur propre scénario synchronisable. Mais, le must, c'est qu'il génère, à la volée et sans coder, des environnements panoramiques VR à 360 degrés, compatibles Android, iOS et Web, mais aussi lunettes GearVR et CardBoard !

Wonda VR est le nouvel outil d'immersion, compatibles lunettes, smartPhones et navigateur Web, disponible pour Mac et PC.

L'ayant déjà découvert, je confirme que qu'il se révèle d'une expérience absolument probante et terrifiante pour la réalisation de site en totale immersion. Et ce, en quelques clics !

Tarif pour la version export Web : 749€HT (499€HT jusqu'au 31 mai 2016).
L'extension pour un export natif iOS, Android, GearVR et Cardboard : 1500€HT.


Pour en savoir plus sur Wonda VR, consultez le site de l'éditeur :
http://www.wondavr.com/

Pour une demande de formation prise en charge sur Wonda VR :
http://www.swipe-et-swipe.fr/

jeudi 12 mai 2016

Le politique et le digital


Est-ce le grand soir ?

Le politique français. Une posture droite et rigide, qui s'effondre maintenant d'un trait de plume, face à une réalité horizontale d'un nouveau monde, de plus en plus prégnante, mais dont il s'est exclu et qu'il n'atteindra vraisemblablement jamais. Ce n'est pas en regardant en l'air qu'on lutte face à une mer qui monte, qui monte, qui monte !

C'est Nicolas Sarkozy, ce 12 mai 2016, qui nous rend compte, dans cet article de BFMTV, de la supercherie permanente incarnée si souvent par nos élus face à la déferlante digitale que nous incarnons, nous, "petites poucettes". L'ex président, encore en posture pour moderniser le monde, demande, lors d'une visite à un entrepreneur, ce qu'est le site leboncoin.fr, au détour d'une conversation.

Comme nous le rappelle BFMTV, leboncoin, c'est (bien qu'un des plus improbables sites en terme d'expérience utilisateur) un des sites les plus populaires de France, avec 25 millions de visiteurs chaque mois, non loin de Jackie et Michel ! Comment un politique qui prétend incarner le renouveau peut-il à ce point ignorer la prégnance horizontale induite depuis l'émergence du digital et l'abolition des frontières physiques et virtuelles ? Les empereurs ne partent pas. Ils sont déchus. Les élus qui ne représentent plus leur peuple semblent bien l'ignorer.

Ce n'est malheureusement pas le premier politique à révéler son inaptitude à concevoir le monde qui l'entoure. Et probablement pas le dernier. Mais c'est une énième manifestation de cette rupture maintenant manifeste entre l'ancien monde vertical fondé sur l'idéologie et le pouvoir, façon Walls, et le nouveau monde horizontal basé, lui, sur l'interopérabilité et le collectif, façon Rifkin, Hulot, Serres.

Et quid du bouleversement économique et sociétal induit par l'ouverture des frontières ? Quid du bouleversement culturel induit par la mort des chaînes de télévision traditionnelles ? Quid de la propriété des biens de consommation courante (voiture, maison, mobilier) induits par la mutation des usages plus nomades ? Quid du modèle de production énergétique fossile face au bouleversement du climat ? Quid de la fiscalité des entreprises qui engrangent nos salaires sans jamais honorer d'impôt ?

Nous en sommes, ce soir encore, les témoins vivants. Nos élus, sans le savoir, se dessinent un avenir dans lequel ils s'excluent et emportent avec eux la verticalité persistante des structures hégémoniques et commerciales qui ne nous écoutent plus.

mardi 3 mai 2016

Webdoc : les sites en vidéo


Un webdoc (web documentaire) est un site basé quasi exclusivement sur du contenu audiovisuel. Sa narration diffère légèrement du fait de l'immersion induite par le format vidéo. Initialement adapté à une écriture documentaire, le webdoc est désormais très convoité par les marques et les artistes, dont l'univers apparaît un grand pourvoyeur de contenus particulièrement adaptés à cette forme narrative.

Ma dernière création est le site de Mickaël Guerrand, à l'aide de la solution Klynt. Les vidéos ont été capturées à l'aide d'un smartphone puis traitées dans Premiere Pro CC :
http://mickaelguerrand.com/

Pour vous former à la réalisation de webdocument en HTML5 (prise en charge AFDAS) :
http://www.apaxxdesigns.com/formations/webdoc-html5/

mercredi 27 avril 2016

Votre stratégie digitale


Etre présent sur le Net est une chose. Mais pour y faire quoi ?

Les usages évoluent, il n'est pas inutile de le rappeler, au moins tous les 5 ans, depuis l'émergence de l'informatique. Ainsi du CD-Rom au Web dans les années 90, on passe du Web statique de la fin des années 90 au Web dynamique actualisable des années 2000 (forums, flux d'actualité, premiers réseaux sociaux, interfaces connectées). Puis, du Web 2 au mobile, avec la notion de service de plus en plus intégré (éditorialisation) indisponible généralement sur un site Internet lambda. Et donc, si un site Internet ne fait pas l'unanimité, quel est le segment porteur du digital aujourd'hui ?

Observez simplement votre propre usage de l'Internet. Avez-vous sans doute relevé que vous passez probablement plus de temps désormais à parcourir les réseaux sociaux, les applications mobiles de service et de flux, qu'à visiter des sites Web de marques et d'organisations ou de particuliers, depuis votre navigateur ? La réponse est dans l'usage. Si donc votre attention s'est détournée du Web vitrine à un service de flux éditorialisé embarqué, qui mise sur la pertinence des contenus et la qualification de votre profil (qui n'est pas sans poser de questions existentielles au demeurant), c'est donc bien sur ce contenu que doit se focaliser l'essentiel de votre communication.

Bien entendu, il ne s'agit pas de ne plus créer de site Internet car ils ne sont plus visités, mais pas loin. Il convient d'en limiter simplement le coût et l'énergie qu'il suppose, pour recentrer vos investissements sur des actions plus efficientes, en phase avec votre temps.

Ainsi, il devient probant de déployer, par exemple, un petit CMS (Wordpress) pour se créer, vite fait bien fait, une vitrine institutionnelle qui séduira les curieux comme le ferait une plaquette et asseoir votre raison sociale. Mais, surtout, d'y associer un blog et/ou une chaîne Youtube, lesquels vous permettent de déployer du contenu directement là où il sera attendu dans un format partageable et qualifiable.

Pour être vu, c'est donc désormais : le texte, l'image et la vidéo. Le reste n'est que service ou superflu. Facebook a mangé Internet. La forme lisse qui en émane peut aider à valoriser d'ailleurs l'attrait de votre contenu.

Le nouveau digital est là. Entre les mains de quelques firmes délocalisées, défiscalisées, à la merci d'une autre gouvernance, certes. Mais c'est pourtant bien là que tout se joue aujourd'hui et aujourd'hui seulement. Songez-y.

A suivre.

vendredi 22 avril 2016

Javascript : 1er vecteur d'emploi


Selon une étude menée par Doranco, les standards Web ouverts ont le vent en poupe dans les offres d'emploi, naturellement. Mais c'est surtout le Javascript, véritable langage qui autorise la création de valeur ajoutée, qui apparaît comme le premier critère d'embauche des entreprises du secteur du digital.




Il ne me reste qu'à rebondir sur cette annonce pour vous représenter ma formation en design interactif et interfaces UX, qui associe le langage Javascript, de l'initiation à l'utilisation de librairies, à un environnement HTML5/CSS monté, sans coder, dans l'environnement de Hype Pro. Cette formation est conventionnée AFDAS :

http://www.apaxxdesigns.com/formations/designer-interactif-html-5/

A bientôt peut-être !

mardi 19 avril 2016

PandaSuite exporte sur Android


C'est aujourd'hui qu'est annoncé la disponibilité de PandaSuite sur Android. Une excellente nouvelle même si ses utilisateurs savaient pouvoir déjà en disposer grâce à l'implication hors pair de la Panda Team qui n'est plus à prouver.

Pour connaître le détail relatif à cette nouveauté, consultez le blog de PandaSuite à l'adresse suivante :
https://blog.pandasuite.com/...

dimanche 17 avril 2016

Formation : animateur 2D


Animate CC est centré sur le dessin animé avec un rendu cartoon très marqué. Il séduit les illustrateurs et les graphistes qui cherchent à créer des univers organiques, par opposition aux animations d'interfaces réalisées via Edge ou Hype.

Cette année, c'est à travers la toute nouvelle mouture de Animate CC, qu'Apaxxdesigns propose de vous former à l'animation et à la physique du mouvement, dans ce stage conventionné AFDAS. Deux professionnels se succèdent pour vous former. Moi-même pour la partie technique du logiciel. Et Moran, pour les techniques d'animation professionnelle.

Les places sont comptées. C'est en juin 2016. Inscrivez-vous maintenant !

https://www.afdas.com/

jeudi 31 mars 2016

Génération YZA


On parle beaucoup de la génération Y, depuis quelques années. Emmanuelle Duez, collègue de chez Elephorm, en parle d'ailleurs très bien, y compris sur Youtube :

https://www.youtube.com/watch?v=gkdvEg1kwnY

Mais, au-delà de ce clivage Y / non-Y, j'ai pensé que nous vivions peut-être une transgression bien plus large de nos schémas. Je la nomme YZA, pour identifier les générations successives Y, Z et A.

Les Y

En résumé, les Y ont une sensibilité transversale et instable. Mais ils s'impliquent sans fin dès lors que l'activité proposée a du sens. Si vous gérez les Y comme de la main d'oeuvre purement technique, c'est peine perdue. Ils vous bouderont. Mais s'ils sont impliqués dans un objectif humaniste global, vous en tirerez en revanche le meilleur. Le Y est sensible et comprend les enjeux. Il veut être utile. Pour cette raison, et parce que les entreprises restent encore dans une posture de marque, d'institution, qui ne se remet pas en cause face aux enjeux mondiaux, les Y désertent ou cherchent l'indépendance en se mettant souvent à leur propre compte ou en restant pétrifié à un poste inadapté à défaut de trouver mieux.

Les Z

Mais, par-delà le Y, la nouvelle génération arrive. Ce sont les Z. Les Z sont dans l'achèvement quel qu'en soit le prix. Si une formule ne les convient pas, contrairement aux Y qui restent plus pacifistes, les Z guillotinent. Les révoltes peuvent donc venir des Z. Les Y, s'ils trouvent du sens dans une démarche Z, suivront. La combinaison des deux générations peut donc se révéler très impactante pour la société, contrairement à ce qu'en disent certains managers papyboomers pour lesquels les Z vont zigouiller les Y. Non. Les Y cherchent un leader. Le Z sera son leader ou tout autre responsable un peu lucide.

Les A

Après le cycle A-Z qui se termine, on recommence pardi ! Les A reviennent pour démarrer un cycle long. Les A, en début de cycle, se manifestent dans la construction. C'est eux qui vont créer les nouveaux usages, les nouvelles normes, les nouveaux métiers, les nouveaux modèles de société que nous attendons pétrifiés ou révoltés. Le choc risque d'être brutal entre le Z et le A. Mais, c'est encore le Y qui fera balancier en suivant le nouveau leadership qu'incarnera désormais le A, plus vertueux que celui du Z révolutionnaire et destructeur.

C'est pourquoi, je conçois que c'est bien le cycle YZA dans son ensemble qui formalisera le véritable changement que nous aspirons tous de nos voeux. Et pas uniquement les Y ; )

NB : lorsqu'on évoque une génération par généralité, il s'agit d'un état d'esprit ambiant et dominant intergénérationnel, bien plus que d'un groupe déterminé par un âge précis. Ainsi, un ancien peut se révéler Y, Z ou A, s'il suit les moeurs. Et un jeune peut tout aussi bien adopter une posture rétrograde de W ou X, s'il vit dans le déni. Par nos âges respectifs, nous sommes certainement prédisposés à représenter une génération. Mais notre écoute, notre sensibilité, peuvent nous amener à suivre le temps. C'est juste notre libre arbitre qui décide.

Lire aussi :
http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2014/07/le-digital-par-michel-serres-et-bernard.html

mercredi 23 mars 2016

PandaSuite intègre la 3D !


PandaSuite lance son moteur 3D !

https://blog.pandasuite.com/fr/articles/3d

PandaSuite pulvérise déjà toute technique de publication digitale en jouant avec les médias audiovisuels et les gestures mobiles comme aucune autre solution Wysiwyg. Mais voici que la jeune pousse parisienne envoi du lourd, avec un nouveau moteur 3D. Simplement époustouflant ! Les autres n'ont qu'à bien se tenir ; )

Désormais, il est effectivement possible d'intégrer et de synchroniser la manipulation d'objets 3D réels en fonction des interactions de l'utilisateur. Et, naturellement, synchronisable avec les interactions déjà disponibles dans PandaSuite (accéléromètre, boussole, zones de défilement, séquences d'images, vidéo...).

Une démonstration est disponible en vidéo, sur Viméo, réalisée pour Le répertoire des musées nationaux (RMN) :


Le moteur est basé sur le framework ThreeJS. Il est donc compatible avec les formats OBJ et MTL. Mais pour d'encore meilleures performances, il peut être recommandé de gérer la 3D directement via un fichier JSON.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l'éditeur www.pandasuite.com ou suivez une des formations PandaSuite conventionnées AFDAS, disponibles sur le site de l'AFDAS et sur le site du centre de formation Apaxxdesigns :

http://www.apaxxdesigns.com/formations/panda-suite/

lundi 21 mars 2016

Formation : Web document HTML5


Je vous propose un point sur les formations dédiées à la réalisation de web document, au format HTML5, dans le cadre d'un entretien donné sur le blog de Appaxdesigns Training Center :

http://www.apaxxdesigns.com/news/formation-webdoc-html5-conventionnee-afdas/

Pour compléter cette lecture, vous pouvez aussi consulter des exemples de web documents réalisés à l'aide de la solution Klynt, dispensée, entre autres, dans mon cursus :

http://www.klynt.net/fr/projects/


jeudi 17 mars 2016

Comparatif : Adobe XD et Sketch

Voici un comparatif intéressant entre les deux solutions de conception d'application et de services multi-supports, le nouvel Adobe XD (ex Comet) et l'indétrônable Sketch, publié par le site Slice42.

https://slice42.com/dossiers/tribune/2016/03/adobe-xd-permettez-quon-rigole-de-ce-sketch-36164/

On y perçoit qu'une fois encore, il peut être prudent d'attendre que la solution d'Adobe monte en maturité avant de s'y dévouer pleinement. XD n'est en effet qu'une version simplifiée de Sketch, au demeurant incomplète, et qui plus est en mode Preview (comme le fut le regretté Edge Animate jusqu'à l'annonce de son abandon en décembre dernier).

Il n'y a pas long à évaluer qu'Adobe attend de voir ce que les utilisateurs feront de ce XD pour pérenniser ou non son développement.

samedi 5 mars 2016

Comparatif : Animate, Edge, Hype


Vous êtes nombreux à vous interroger sur l'évolution des logiciels d'animation HTML5 depuis que Adobe a repositionné son offre le 8 février dernier. Voici quelques éléments de réponse qui devraient vous aider dans votre réflexion.

Adobe souhaite substituer progressivement Edge Animate par Animate CC (ex Flash Pro), bien que leur usage soit bien distinct. Et puisque ni l'un, ni l'autre, ni la fusion des deux réunis ne remplit idéalement la plupart des taches élémentaires exigées d'un animateur Web, un troisième opérateur entre sérieusement en scène, c'est le logiciel Hype, sorti en 2011, mais désormais mature.

Alors, lequel choisir et pour que faire ? Peut-on se contenter des produits Adobe ? Hype peut-il combler toutes les attentes ? Rappel :

  • Edge Animate est une solution basique destinée à créer des animations basées sur le DOM, donc sémantiques et référençables. Mais de ce fait, simples. L'interface apparaît encore bien instable.
  • Animate CC est un environnement d'animation avancé et robuste, mais qui exporte soit en vidéo, soit dans un standard HTML5 opaque et non accessible (Canvas, webGL).
  • Hype Pro est une solution très intuitive, ergonomique, aboutie, qui offre toute la latitude pour produire des animations Web sémantiques (un peu moins que Edge cependant), mais incluant des propriétés avancées proches de Animate CC (propriétés 3D flat, export vidéo). Une interface aux petits oignons et à un prix imbattable. Un excellent compromis.

Alors, que reste-t-il à Adobe ? Il reste que Animate CC est le seul en mesure de produire des animations 2D de type cartoon ou dataviz, exportables en HTML5 ou en vidéo. Sinon, en effet, Hype Pro offre décidément tout l'arsenal d'animation Web dont vous aurez besoin si vous souhaitez seulement produire de l'interactivité Web ou digitale, non cartoon.

L'interface de Edge Animate reste vraiment très instable et ne sera de toutes façons plus développée, comme l'a confirmé Adobe. Et Animate CC n'offre pas de réponse sur les contenus sémantiques. Adobe ne propose une réponse adaptée finalement que pour les animateurs 2D ayant une bonne culture du dessin-animé, du jeu et de la physique du mouvement (esprit cartoon). Sinon, passez votre chemin.

Voici un petit tableau récapitulatif des propriétés communes qui, pour moi, semblent essentielles en production et leur niveau d'implémentation dans chacun des trois logiciels. Ils vous aidera à mieux identifier vos besoins.

        
Animate CC
Edge Animate
Hype Pro
Propriétés CSS 2D (position, rotation, échelle, torsion, opacité)
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Propriétés CSS 3D (x, y, z, rotationX, rotationY, rotationZ)
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Courbes d’accélération personnalisables
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Importation SVG
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Animation vectorielle (interpolation de formes)
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Trajectoires de mouvement
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Interactivité audiovisuelle
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Export html5 sémantique
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Export vidéo et séquence PNG
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Interactivité sans coder
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Interactivité personnalisable en codant
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Timeline relative aux actions utilisateur
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Physique du mouvement et collisions d'objets
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Affichage synchronisé sur mobile
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Stabilité
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Rapport qualité/prix
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Usage
Anim 2D vectorielle
Interface Web
Interface Web et présentation audiovisuelle


Vous êtes graphiste, développeur Web, auteur. Vous bénéficiez d'une prise en charge intégrale pour vous former. Retrouvez les formations Animate CC, Edge ou Hype Pro, conventionnées AFDAS, sur le site de l'organisme paritaire, à l'adresse suivante :