samedi 21 mars 2015

Salon du livre 2015


Petit retour du salon du livre 2015, un cru qui annonce le renouveau de l'édition numérique !

A première vue, presqu'aucun éditeur de solution digitale ne possède de stand cette saison. Le papier a-t-il eut raison du numérique ? Oui et non ! Analyse.

Pas d'Aquafadas, d'Adobe, de Kobo, de solution utilitaire dédiée au portage numérique de vos projets d'édition. Mis à part un stand Kindle et une timide imprimante Epson en guise de rotative numérique sur laquelle s'extasient nos élus, on croit rêver.

Mais, c'est sans compter sur le fait que le pendant numérique de l'édition s'est professionnalisée.

La plupart des solutions numériques ont en effet été isolées dans d'autres salons plus spécifiques, d'une part, loin du brouhaha des amateurs de dédicaces (Cross-média publishing). Et, en outre, les éditeurs ont pour la plupart choisi leur solution digitale et l'apportent intrinsèquement sur leurs propres stands. Les outils qui saupoudrent une édition, de gadgets numériques, n'ont pour ainsi dire plus lieu d'être car ils ne servent plus et ne se révèlent pas rentables, tout bonnement. Désormais, on peut voir que la plupart des éditeurs misent sur des solutions plus radicales, parce que plus adaptées à un modèle économique réaliste :
  • Les éditeurs de livres en quantité ont privilégié les solutions d'automatisation de montage ePub, sans intervention humaine (ex : Elib.pl et son générateur d'epub à partir de xml, stand T80 ; sur de nombreux autres stands les éditeurs de BD misent uniquement sur le PDF réplica comme Izneo, stand G36 ; mais aussi tous les éditeurs traditionnels).
  • Les éditeurs de beaux livres numériques, en revanche, font développer sur mesure des fonctionnalités propriétaires et innovantes, favorables aux jeux, aux loisirs (ex : B Sensory et son livre érotique vibro-masseur, stand E23 ; Paris 8 et ses travaux d'étudiants en réalité augmentée dirigée par Ghislaine Azemar du Master PRO CEN, stand K108). Et là, les plugins se révèlent insuffisants. On mise sur Unity !
La personnalisation des oeuvres se révèle ainsi assez peu rentable dans l'industrie du livre aujourd'hui malgré les solutions techniques apportées par les SSII. Il en résulte que le secteur, dont la préoccupation est plus de réduire les coûts et de lutter face à une hausse probable de la TVA, limite les expériences digitales originales, à quelques exceptions près, et laisse les pourvoyeurs de créativité se spécialiser vers des publications d'entreprise via les plugins ou vers du gaming à travers Unity.

Un spécialiste de l'imprimerie numérique m'avoue en effet que, dans le plus grand secret, ce n'est pas la presse ni l'édition qui va révolutionner le marché de l'édition, mais bien la communication de marques (opérateurs télécoms, distributeurs d'énergie, assureurs, acteurs du tourisme, de l'immobilier...). Ils représentent en effet à eux seuls plus de 100 fois le volume d''impression en France initialement comptabilisé pour la presse, autofinancé, et avec un lectorat qualifié (on ne parle plus du livre). La demande des annonceurs de pouvoir personnaliser leurs publications est forte et se révèle un véritable enjeu pour mieux répondre aux attentes de leur clientèle. La conception de produits digitaux personnalisables avec une édition enrichie interactive, couplée à une impression individualisée est donc bien sur les rails, mais... pas dans ce salon.

En ce 21 mars 2015, le numérique a choisi un angle pro que le salon du livre n'a su contenir, relégué aux passionnés de la lecture sur papier ou liseuses répliqueuses. Le salon du livre 2015 annonce bel et bien un printemps pour le secteur l'édition, mais sur un autre pan de l'économie, celui de l'édition d'entreprise ! Un autre salon s'impose... Sans doute le Cross-média publishing.

A suivre.

vendredi 20 mars 2015

Hype Pro : le Edge killer


Vous connaissez Edge Animate comme solution d'animation HTML5 avancée ? Vous connaissiez Hype comme sous-solution d'animation au même rang que MotionComposer, Radi, Sencha, etc ? Voici Hype PRO 3. Il pulvérise l'expérience interactive bien au-delà des possibilités de Animate... Pour 99$ !

Quelques fonctionnalités sympathiques intégrées à cette version francophone du logiciel :
  • Mise en forme responsive avec gestion de l'affichage selon la taille de l'écran (comme Edge Reflow ou du Media Query) ;
  • Personnalisation des courbes d'accélération, avec Bézier (comme l'éditeur de graphique d'After Effects ou de Flash, en plus ergonomique) ;
  • Gestion de propriétés d'animation 3D transform (comme dans GSAP de Greensock) ;
  • Ajout de commandes Javascript personnalisables ;
  • Gestion de l'accéléromètre avec effets de physique (comme dans Aquafadas et Pandasuite) ;
  • Intégration audio et vidéo.
  • Exports HTML5, vidéo, OAM, iBooks widget et Gif animé !
  • Un poids minimal de seulement 24Ko !
  • Disponible en français, anglais, espagnol, allemand, italien, japonais, chinois.

Pour en savoir plus :

jeudi 12 mars 2015

Concours : Surface Pro 3, Adobe, Fubiz


A tous les UX designers, Adobe, Microsoft et Fubiz lancent un concours de création graphique et gagnez :
  • 11 abonnements Creative Cloud
  • 3 Surface Pro 3
  • 15 projets exposés à la Gaîté Lyrique
Une manière élégante de relancer les solutions Microsoft à l'heure où les développeurs boudent la plateforme la moins plébiscitée des tablonautes et à l'annonce d'un iPad Pro avec stylet.

Pour en savoir plus sur ce concours qui démarre le 16 mars, consultez son descriptif sur le site Fubiz et téléchargez les gabarits Photoshop et After Effects de résolution 7000 x 4961px :





mercredi 11 mars 2015

Faut-il savoir coder ?


Faut-il savoir coder ?
C'est une question de l'on peut se poser compte tenu des observations suivantes :
  • De plus en plus d'outils codent à votre place
  • Les salaires des techniciens codeurs baissent
  • Mais l'employabilité d'un codeur est garantie
L'article suivant du journal des RH évoque l'idée que si être codeur eut payer, ce n'est plus légion et cela devient même, de plus en plus, un job de début de carrière sous-payé pour qui se contente de déballer des mécaniques sans aucune réflexion.

http://www.lejournaldesrh.com/...

On remarquera d'ailleurs que les pays occidentaux délocalisent déjà beaucoup de prestations de codage vers l'Inde ou vers d'autres pays émergents et anglophones. Etre codeur, c'est le nouveau profil de l'ouvrier délocalisable.

Alors, si coder, c'est s'engager dans un job ingrat de simple ouvrier des temps modernes et finir comme le larbin de service, à quoi peut servir de coder ?

Il est évident que sans une posture méta de concepteur, coder, fût-ce comme un Dieu, ne révèle qu'une compétence technique comme une autre. Or, les métiers du digital les plus valeureux à ce jour, tout comme les profils historiques des ténors de l'informatique, requièrent des compétences proches du niveau d'un codeur. Etre UX, c'est comprendre les implications du code pour savoir ce que l'on peut réaliser de fantastique. Etre CEO d'une entreprise d'informatique ou de loisirs, c'est savoir ce qu'il est possible d'exploiter en terme de fonctionnalités et avec quel niveau d'investissement technologique. Etre un bon marketeux, c'est savoir jongler avec les forces obscures du big data. Bref, aucune force de frappe digitale ne peut se réaliser sans une culture geek.

Donc, rebelote : faut-il savoir coder ?

Ma réponse est que, non, il n'est pas nécessaire de savoir strictement coder si vous avez quelqu'un pour le faire à meilleur prix. En revanche, oui, il est indispensable d'avoir su coder pour s'octroyer la vision d'ensemble d'un vrai décideur.

Ainsi, démarrer sa carrière en codant un peu et à bon prix peut être une manière de rebondir plus tard vers une expérience plus avancée, sur de la conception. C'est cette démarche qui est sous-jacente au terme qui désigne le métier d'UX designer.

Un bon UX designer, après tout, n'est autre qu'un ancien codeur, mais vertébré par une forte culture du signe. Donc, pour s'offrir un tel profil, oui, il faut d'abord avoir été. Soit par un premier job, soit par un petit stage incluant une bonne pratique.

Il faut donc connaître les tenants et aboutissants du code induits par une réelle pratique, mais, pour en vivre, il est conseillé de ne plus en faire son activité principale.

jeudi 5 mars 2015

Adobe annonce une refonte de DPS


C'est sur le blog de La presse sur tablette que l'on peut lire cet article qui révèle l'ambition de Adobe de faire table rase de sa solution DPS :

http://presseettablette.com/2015/02/27/adobe-devoile-sa-nouvelle-version-pour-creer-des-journaux-sur-supports-mobiles/

Adobe, conscient des limites intrinsèques de la solution actuelle, est en train de préparer une refonte de la solution d'édition numérique pour cet été (V1 en juin et V2 en septembre 2015). Exit InDesign ! Pour produire du contenu adaptable pour chaque périphérique, Adobe proposera une solution isolée.

Le projet devrait permettre la gestion de collections incluant un certain nombre d'écrans (comme Pandasuite ?) par catégorie de périphérique (comme Twixl ?). Il sera compatible InDesign, Muse, Dreamweaver, HTML5, PowerPoint ! Une solution dans laquelle un manager pourra attribuer des droits à des pourvoyeurs de contenus, un peu à la manière de l'actuelle solution AGFA Eversify.

C'est le titre Fast company qui endosse le prototypage exclusif de ce nouveau modèle d'édition dynamique :

https://itunes.apple.com/app/fast-company/id943119866?mt=8

Un déploiement entièrement dynamique d'abord corrélé à un flux de données (façon Aquafadas Creative Flow) reste surtout adapté à la presse. Le prix de la solution n'est pas encore communiqué mais les dernières rumeurs reprises sur ce blog témoignent d'un bon vertigineux. Il devrait donc encore y avoir de la place pour tout le monde.

Il était temps que ça bouge !

JPO à Gobelins


C'est ce week-end du 6 et 7 mars que se déroulent les journées portes ouvertes de l'école des Gobelins. Vous y retrouverez les projets réalisés par les élèves de toutes les filières et ceux de la nouvelle formation DIIT (Design d'interaction et interface tactile), coordonnée par David Tardiveau, et pour laquelle j'ai eu l'honneur d'intervenir sur quelques modules auprès de mes confrères Cyril Ernou, Hervé Pfeiffer, Emilie Brochette, Elisabeth Sutton, entre autres.

Dans cette formation surtout technique, les élèves ont appris à exploiter toute la puissance des solutions digitales et à pousser leur potentiel à l'aide d'outils complémentaires vidéo ou HTML5.

Pour ma part, je n'aurai sans doute pas l'occasion de reconduire cette formidable expérience, où j'ai apporté mon point de vue et mon expertise issues de la production, du fait que Gobelins a annoncé prioriser désormais l'intervention de formateurs internes permanents, pour des raisons de coût. Je ne peux bien sûr que regretter ce nivellement économique. Ceux qui souhaitent me retrouver sur des compétences équivalentes ou avancées peuvent donc suivre mon actualité sur ce blog. A bons entendeurs ; )

En attendant, bonne visite, et enjoy !

lundi 2 mars 2015

PandaSuite : la bêta est disponible


C’est aujourd’hui que sort officiellement la version bêta de PandaSuite, la nouvelle solution révolutionnaire de création d’applications Richmédia. Le must du moment. Et en plus, c'est frenchy !


Vous retrouverez un rappel des différentes fonctionnalités proposées par cette suite, lors d’un précédent article publié ici en novembre dernier :

Outre les fonctionnalités époustouflantes (gestion de l’accéléromètre, parallaxe multi-niveau, cuepoints sur les séquences d’images et vidéo), revenons sur les autres points forts de la solution :
  • Création d'applications natives iOS/Android et HTML5.
  • Solution 100% online. Votre projet n’est jamais perdu, les liens des médias ne sont jamais rompus. Votre travail est partageable avec vos collègues et clients.
  • Interface totalement indépendante de InDesign.
  • L’interface est en français et tient dans une seule fenêtre.
  • Zéro code. Toutes les fonctionnalités avancées sont disponibles par des actions simples.
  • Tarif accessible. Vous pouvez l’utiliser gratuitement et ne payer que pour une publication partagée (29€/mois) ou vers les stores (99€/mois).
  • Un SAV aux petits oignons. Une fenêtre de tchat permet de dialoguer avec un conseiller. C’est précieux et inédit ! Une réactivité et une disponibilité déconcertantes, comme jamais vues.
  • Des tutos intégrés au service en ligne.
  • Une des plus grandes gageüres du digital publishing : la gestion des certificats, est assumée par l’équipe de Pandasuite.
  • Un scénario pour animer est prévu courant 2015.
  • La gestion de la 3D est également en cours de développement.
Bref. Créer une application graphique et animée devient un pur bonheur. Je l'ai testée. J'adore. Je ne peux plus m'en passer.

Pour info, l'interface de Pandasuite est développée en Flex. C'est-à-dire dans un format Flash Opensource, indépendant de Adobe. Soit une interface bien plus robuste qu'en HTML5, et conçue pour traiter de manière intuitive des données connectées. Idéal donc pour produire depuis le navigateur sur un poste de travail. Ces données sont par ailleurs rassemblées dans l'environnement de Pandasuite d'où elles alimentent une routine côté serveur, laquelle permet de déployer, à la volée, le contenu de votre application native compilée sur le périphérique tactile (Objective-C pour iOS, Java pour Android, HTML5 pour le player Web). On dispose, en somme, du beurre et de l'argent du beurre. C'est-à-dire, de l'interface souple et robuste pour produire du contenu, et d'un format de sortie natif en C extrêmement véloce.

Pour tester vos créations, comme ailleurs, on passe naturellement par un viewer natif installé sur la tablette et qui traite des données xml zippées, en toute transparence. C'est au moment de la validation du projet que le tout est encapsulé définitivement dans le fichier ipa ou apk, soumis par l'équipe de PandaSuite, aux stores.

Quelques icônes des composants de la suite...


Lire aussi l'article de Cyril posté ce matin :

Pour en savoir plus :