jeudi 10 septembre 2015

iPad Pro


Apple lance l'iPad Pro.

J'évoquais il y a un an, dans cet article, la désuétude croissante d'une tablette iPad de taille standard de plus en plus remplacée par les phablettes. Non seulement du point de vue du format trop proche de la phablette, mais aussi parce que ce sont les smartphones qui remportent le meilleur rebond de ventes. Il fallait donc faire grandir l'iPad pour ne pas le laisser disparaître, quitte à rogner sur les ordinateurs mobiles.

En l'orientant vers un usage plus professionnel, on permet aussi de masquer l'échec d'un périphérique initialement conçu pour un usage domestique de consommation de contenus (de presse et d'édition). Et oui, les pourvoyeurs de contenu n'ont pas pu suivre les coûts importants des investissements induits pour enrichir leurs parutions à destination d'un segment de consommateurs trop réduit (licences des solutions digitales, renforcement des équipes de créatifs, communication sur les spécificités des parutions numériques). Seules quelques marques de luxe se permettent d'étendre leur communication vers ce support, juste pour le fun. Il fallait, et c'est judicieux, positionner désormais l'iPad comme une solution pro, là où un véritable service offre un retour sur investissement par l'économie d'échelle ou de main d'oeuvre qu'il induit. Si la presse limite désormais ses investissements sur les tablettes au profit des smartphones (voir cet autre article), les grandes entreprises, elles, en revanche, ont besoin d'un support adapté à leur communication interne (e-learning, présentations commerciales, applications de service, présentation sur lieu de vente).

Le plus de l'iPad Pro est aussi dans l'arrivée de l'accessoire Pencil qui en fait une tablette Wacom intégrée. Un bel outil pour les graphistes. Reste à mesurer, cela dit, la réactivité du stylet face à celui d'une véritable Wacom.

On soulignera aussi la présence d'une connectique prévue pour la création d'accessoires de pilotage du pérphérique. Idéal pour son intégration dans un mobilier urbain, un musée, un lieu de vente.

Le nouvel iPad n'invente donc pas grand chose, mais il affirme les usages. Désormais, la tablette est bel et bien un outil BtoB.

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