jeudi 30 juillet 2015

Ce qui compte

En travaillant sur mes archives, sur des interfaces récentes en HTML5, sur les vieux sites Web en Flash, sur mes premières applications mobiles, sur des maquettes codées à la main en HTML4 dans les années 90, sur mes photographies argentiques, sur mes crobards au carré conté, je me rends compte que ce qui vaut, ce ne sont pas les nombreux fichiers créés et produits depuis le début de notre propre existence, voire depuis l'existence de nos ancêtres.

Non, ce qui compte, c'est l'émotion. Celle qui en ressort au moment où l'objet est présenté, que l'on retient lorsque ni ces objets ni leurs créateurs ne sont plus. Les mots écrits, les idées soulevées, les oeuvres créés, n'ont d'intérêt que pour leurs effets ponctuels et durables. Ce qui compte, comme le soulignaient aussi Chaplin, Hitchcock et Spielberg, c'est bien l'émotion.

Pourquoi rester sur des fichiers du passé lorsque le présent ne les produirait plus ou les produirait autrement ? Les personnes aussi changent et disparaissent. Un jour, nous ne serons plus. Tout bouge. Rester sur un objet, autrement que pour en comprendre le contexte de création, n'a pas de sens. Le présent est mouvement. Il faut suivre ce mouvement pour continuer d'être, conformément à une évolution constructive des choses. Les lois, les traditions, les principes d'état, de même, n'ont de sens que pour l'harmonie éventuelle qui en découle.

C'est ainsi que les outils numériques m'intéressent ponctuellement, comme chaque outil de chaque culture aide à les émanciper. Ils passent. Ils changent. L'émotion reste.

Un petit visuel intéressant pompé sur un site quelconque ("nouveau paradigme"), illustre en partie mon propos :


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