mercredi 7 janvier 2015

Conception digitale crossmédia


Les smartphones existent depuis 2007 et les tablettes depuis 2010. En ce mois de janvier 2015, un point s'impose sur les usages et votre stratégie de communication digitale orientée nouveaux supports numériques personnels.

Ordinateur fixe et de bureau
La posture penchée de l'utilisateur sur sa plateforme riche en connectiques (clavier, souris, stylet, imprimante, palette graphique...) en fait un support adapté à la production et à la participation de travaux personnels et collectifs, en réseau et sur Internet.

Smartphones
Les ordiphones, comme les appellent plus judicieusement nos amis québécois, sont adaptés à la consommation de flux d'informations courts et en temps réel, à l'accès aux rendez-vous éditoriaux souscrits par l'utilisateur, mais pas à l'immersion ni à la lecture approfondie du fait de leurs faibles performances et de leurs petites tailles. D'où le succès croissant des phablettes.

Phablettes
Ordiphones supérieurs à 5 pouces. Ils permettent de lire des contenus HD mais au demeurant légers et connectés, en plus d'accéder à de simples notifications tel que le permet seulement le smartphone de première génération. Il offre également un confort pour commencer à manager, participer, organiser une production professionnelle (agenda, annotations, partage). Idéal pour lire son journal en toute mobilité et élaborer des stratégies de production, concevoir, piloter, décider.

Tablette
A mi chemin entre l'ordinateur et le magazine, la tablette apparaît moins interactive que l'ordinateur du fait de la taille des zones d'interaction limitées par le diamètre des doigts, bien plus encombrants que le pointeur précis d'une souris ou qu'un stylet. Tout comme les autres périphériques mobiles, la tablette se veut donc moins participative que l'ordinateur mais, à la différence des mobiles, apparaît plus adaptée à de la consommation d'informations HD enrichies. La tablette, par ailleurs ajustée à une utilisation sédentaire, dans le canapé, dans le lit, à table, offre un environnement propice à la détente et la réflexion, et donc, convient aux projets immersifs non productifs (livres animés, magazines enrichis, web documents interactifs, jeux HD, guides d'achat en couleurs, catalogues d'entreprise et de salons).

La liseuse
Une liseuse est un écran à ancre numérique qui supporte la lumière du jour. Mais, la qualité se limite à un noir et blanc peu contrasté. Ce support de grande autonomie est adapté à la lecture nomade de romans. La qualité ergonomique de ce support reste en revanche à affiner à cause de la latence qu'induit l'affichage de chaque page numérique (persistance d'un horrible flash noir).

Le papier
Bien que beaucoup annoncent la fin de l'impression papier, ce support promet pourtant aussi de très belles perspectives d'évolution. Il convient toujours à la lecture non interactive et non participative, profonde, à l'analyse, détachée, mobile, y compris au soleil. C'est le plus mobile des supports et le moins coûteux ! Ne l'oublions pas. Mais, grâce aux prouesses de l'impression numérique personnalisée connectable aux données de profilage du lecteur, le papier permet en plus d'offrir à un titre une lecture axée sur les centres d'intérêts de chaque individu, y compris au sein d'un même foyer. Là où l'impression traditionnelle limitait l'appropriation d'un magazine par foyer, le numérique rend possible la création d'un numéro qualifié par individu avec un modèle de financement basé sur la qualification des annonces qui en découlent. Une révolution peut ainsi réellement relancer l'édition papier à condition de corréler son usage aux profilages numériques, et donc aux usages numériques qui impliquent nécessairement les autres supports précédemment évoqués.

Nul doute que la jonction en devenir des capacités d'une liseuse à lire en plein soleil, couplé à la qualité graphique d'un écran HD couleur d'une tablette, vers un écran de taille de plus en plus moyenne et mobile, tel qu'une phablette, devrait généraliser l'usage de l'écran numérique devant tous les autres supports. Mais nous n'en sommes pas encore là. Les projets restent à concevoir. Aussi, pour aider à anticiper la production dans ce sens, retenez que le numérique reste l'ami du papier puisque c'est bien le profilage permis par l'économie du numérique qui aidera à relancer l'économie du papier. Et qu'en cela, le format numérique offre un atout à ne pas négliger. La création de contenus riches spécifiques pour le numérique devient donc absolument nécessaire pour vous permettre de profiler les utilisateurs et donc, de renforcer une économie d'ensemble. Reste à inventer les offres qui inciteront les lecteurs à accéder à la fois à tous les formats, à partir d'une réponse accessible, simple et unifiée.

A bons concepteurs...

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