samedi 22 mars 2014

1 livre numérique sur 2 piraté

Selon cet article du journal du Geek, un livre numérique sur 2 est piraté :

http://www.journaldugeek.com/2014/03/21/1-livre-numerique-sur-2-est-pirate/

Nous relèverons que ce sont en effet les formats de standards ouverts, plus permissifs, qui autorisent le pillage des oeuvres. Ainsi, ePub, PDF, même avec un DRM, restent les supports les plus fragiles, par opposition au format application, verrouillé, compilé, sécurisé, lié à des certificats et dont les textes demeurent difficiles à extraire.

Cette information capitale sur l'économie du livre numérique vient soutenir les modèles davantage axés sur des contenus gratuits, qui ne risquent pas le piratage, et dont le financement repose sur la publicité ou la coproduction d'un grand média traditionnel. Les contenus payants se resserrent peu à peu sur un segment de plus en plus restreint aux applications mobiles riches des plateformes haut de gamme.

vendredi 21 mars 2014

Zulfeekar : HTML5 et Greensock


Le HTML5 n'a plus à rougir devant Flash, voici un site HTML5 simili 3D, véloce, réalisé grâce à l'intégration des classes JS de Greensock (compatibles Edge Animate).

http://www.zulfeekar.com/

jeudi 20 mars 2014

Adobe DPS : licence universelle


Adobe vient de mettre à jour sa politique tarifaire. Désormais, il n'est possible de diffuser qu'une seule application à partir d'un compte Pro ! Mais quels avantages apportent alors ce modèle qui soulève un bouclier de protestation sur les forums d'Adobe ?

http://forums.adobe.com/message/6203199#6203199

Posons la question d'un autre point de vue. Pour diffuser une application vers de multiples stores (Apple, Google, Amazon, et désormais Windows !), une licence... ou plutôt, une seule licence est requise ! Elle comprend un nombre de parutions illimitées et un coup cela dit progressif, lié au volume des téléchargements.

La formule de Adobe, si elle apparaît rédhibitoire pour un projet modeste, va rapidement séduire les stratégies basées sur un nombre important de parutions annuelles (hebdomadaires), c'est-à-dire les groupes de presse. D'autant qu'Adobe continue de perfectionner son modèle de tracking d'audience publicitaire, cher à ces mêmes utilisateurs. La licence unique vers tous les stores permet également d'envisager un modèle économique davantage lié à des revenus publicitaires d'ailleurs (subordonnés à la visibilité du produit), plus qu'à des achats généralement limités à la plateforme d'Apple. Et quand on connaît la croissance forte des achats de tablettes Android dans le monde et le profil de potentiels lecteurs rebutés par l'idée d'acheter du contenu numérique, un nouveau modèle s'affirme. Il demeure que les plateformes Android ne savent pas toutes lire les application de google play, mais gageons que tout cela va se niveler dans les prochaines années.

Nous comprenons mieux ainsi le positionnement de Adobe par rapport à ses concurrents qui fonctionnent, eux, sur une licence par store. Il a pour objectif clair de favoriser le développement de la presse numérique au détriment des projets plus simples et créatifs, qui resteront, eux, sur le modèle d'Aquafadas, lequel apporte en revanche plus de fonctionnalités.

Retrouvez une discussion sur ce sujet sur le nouveau blog du digital, Electric news, par mes collègues Vincent, Cyril, Valery, Richard de Ziggourat :

http://electricstudio.fr/news/adobe-modifie-labonnement-dps-professionnal-edition/

mercredi 12 mars 2014

PhoneGap build via Adobe CC


Créer des applications sans coder et sans SDK, oui, c'est possible. Adobe l'a fait pour vous. Dans la suite Adobe Edge tools est disponible le kit Phonegap build. Petit rappel de la prouesse de ce dispositif.

Phonegap "solo" est initialement un kit fait pour créer des applications mobiles, à partir de pages HTML, certes, mais après avoir préalablement installé XCode, Eclipse et compagnie sur vos ordinateurs ! Cet outil s'adresse donc à de purs programmeurs d'applications orientées objets.

Adobe a eu la bonne idée d'intégrer dans la suite CC un module en ligne, nommé Phonegap build, lequel invoque en réalité le service cloud de Phonegap, sous licence, mais offert dans le cadre de votre abonnement CC. Ce service consiste en le placement de vos pages HTML zippées sur le serveur de Phonegap, via votre identifiant Adobe CC, ainsi que vos certificats de diffusion Apple ou Google. Le site mouline pour vous et restitue un fichier IPA ou APK, prêt à placer sur App store ou Google play, voire à transmettre par URL depuis le site de Phonegap via un simple QRCode. C'est le serveur de Phonegap qui travaille.

Autre avantage et non des moindres, ce mécanisme est compatible avec les animations et interactions que vous réalisez dans Edge Animate et Reflow, sans coder.

Petit rappel des OS supportés :
• Apple iOS (ipa)
• Google Android (apk)
• BlackBerry
• HP WebOS (ipk)
• Nokia Symbian (wgz)
• Windows Phone (xap)

vendredi 7 mars 2014

Auto-éditeur : obtenir un ISBN

Les outils numériques autorisent de plus en plus l'auto-édition. Mais ils ne dispensent pas de respecter le droit français qui veille à cadrer le secteur de l'édition, fût-ce numérique et hébergée sur des serveurs délocalisés fiscalement (Amazon, Apple, Google). Le droit sert, rappelons-le, à protéger les ayants droits ainsi que les éditeurs contre le piratage par un éditeur tiers. Et l'auto-édition permet de limiter les intermédiaires.

Voici la procédure à suivre pour valider vos oeuvres.

1) Déclarer l'éditeur à l'AFNIL (société quelconque pas nécessairement dans l'édition, personne physique ou morale) :

2) Si l'oeuvre est littéraire (si elle contient du texte), même animée, interactive, au format epub, html ou application, et si, bien que n'affichant pas de texte elle est ciblée jeunesse (-16 ans), elle doit faire l'objet d'un dépôt légal auprès de la BNF :

3) Vous choisissez alors entre une demande d'ISBN (oeuvre unique) ou ISSN (périodique). La demande doit se faire avant la diffusion de l'oeuvre car il doit apparaître dans l'oeuvre.

4) Si l'oeuvre est également imprimée ou gravée sur un support physique, vous devez y associer un code barre (code AEN) dont le numéro s'obtient sur le site de l'AFNIL.

Outre ces étapes, vous devez convenir d'une cession de droits d'auteur afin de répartir les droits issus de la vente aux créateurs de l'oeuvre, même si vous êtes le seul et unique auteur. Cette cession peut se faire en direct depuis votre société et le ou les auteurs ou par l'intermédiaire de sociétés civiles de gestion de la répartition des droits (SACEM pour la musique, SCAM pour le documentaire interactif, ADAGP pour les oeuvres d'art et le design graphique). Les sociétés civiles vous offrent une veille permanente sur la copie par un tiers et une protection juridique en cas de conflit contre une commission à chaque session de droits.

Enfin, les droits seront à déclarer aux organismes chargés de reverser vos cotisations sociales à l'URSSAF, à la maison des artistes (pour les graphistes numériques et artistes d'oeuvres physiques) ou à l'AGESSA (pour les auteurs d'oeuvres intellectuelles ou immatérielles).

jeudi 6 mars 2014

Edition jeunesse : fixed, reflow ou apps ?


Le site www.actualite.com publie un article très intéressant sur le marché de l'édition numérique jeunesse. On y perçoit les usages, encore émergents, et quelques retours sur les modèles économiques.

http://www.actualitte.com/reportages/applications-ebooks-l-edition-jeunesse-explore-les-univers-numeriques-2071.htm

Pour résumer :
  • l'ePub 2 ou 3 est peu coûteux mais son prix de vente reste rédhibitoire, ce qui limite le succès des éditions ;
  • l'ePub3, plus animé et graphique, n'est disponible que sur iBooks et la Kindle fire, mais le standard d'Amazon freine les éditeurs ce qui marginalise encore plus le marché, très émergeant donc ;
  • l'epub reflow (élastique) est utilisé surtout pour les textes, les romans jeunesse et les textes d'étude ;
  • l'epub fixed (image aplatie) est plus favorable aux livres graphiques du fait de la fixation intrinsèque des pages ;
  • le format appli reste de loin le plus probant et offre le meilleur retour sur investissement, car il autorise une plus grande interactivité et de plus beaux effets animés pour un nombre de vente bien plus élevé, mais le rapport entre son coût élevé de production (jusqu'à 50 000€, campagne de communication et marge Apple incluses) et son prix de vente bien plus bas qu'un livre ePub (4 à 5 fois) en fait un modèle encore assez peu rentable à moyenne échelle (France), plutôt en devenir ;
  • les formats Android se développent de plus en plus et imposent une nouvelle stratégie du livre applicatif et bon marché, à définir.

mercredi 5 mars 2014

Choisir sa formation en Edition numérique


Les formations sur l'édition numérique se développent depuis l'arrivée des tablettes en 2010. Toutes ne se valent pas. Derrière un label "digital publishing" se cachent de nombreuses notions. Quelles sont les points que vous devez exiger pour bénéficier de la meilleure formation possible ?
  • Assurez-vous que le centre de formation met à vos dispositions les bons logiciels et les équipements requis pour l'apprentissage (Indesign CC, le wifi, des tablettes iPad et Android).
  • Assurez-vous que les formateurs ont déjà produit des publications numériques enrichies (et pas de simples PDF encapsulés ou uniquement du conseil fût-ce auprès de grands comptes).
  • Assurez-vous que le profil du formateur est à la fois PAO-compatible et Multimédia-compatible. Le digital impliquant de nombreux enrichissements animés et audiovisuels, un seul profil de maquettiste, aussi expert soit-il, reste insuffisant (je prêche pour ma paroisse).
  • Assurez-vous enfin que le formateur ou le centre de formation forme sur plusieurs solutions techniques et propose bien la solution la plus adaptée à un contexte précis de production.
  • Assurez-vous que le centre de formation ne tente pas de recycler des cours de PAO déguisés en édition numérique avec un programme plus orienté "feuilles de styles" que "enrichissements et ergonomie".
  • Retenez que le digital implique de nombreux pré-requis, tels que des compétences en design graphique et d'ergonomie.
La formation idéale pour réaliser des magazines numériques requiert ainsi plusieurs mois de présentiel, tel que le propose les Gobelins :
http://www.gobelins.fr/fc2014/multimedia/DI01.htm

A défaut de pouvoir suivre un cursus sur 9 mois, des stages DIF de quelques jours vous aideront à vous initier sporadiquement sur ces nouvelles techniques d'édition, en centres agréés.