dimanche 16 février 2014

Polaroid socialmatic : leçon de création


C'est en 2014 que Polaroid parvient à se réinventer, soit 20 ans après le début de la photo numérique ! Voici Polaroid socialmatic.

C'est en effet après de nombreux échecs de persistance de recyclage de formules obsolètes que la marque, qui a bien failli faillir, ressort du joug, poussé par la nouvelle génération d'utilisateur et les réseaux sociaux, frainds eux d'objets vintage qui ont une âme. Tiraillée entre maintenir un modèle existant ou faire table rase, ce qui a freiné Polaroid, c'est son entêtement à croire que l'ancien système pouvait perdurer, voire que copier des mécanismes de capture instantanée stérile, et sans impression, pouvait satisfaire une clientèle fan des objets usés, des objets d'affect, du réel et tremblé fait main, du cricuit court.

Moralité, les nouveaux schémas ne viennent jamais de ceux qui sont en place, mais bien de ceux qui tentent l'aventure en réinventant toujours de le monde et ses usages.


Pour rappel, Edward H. Win, l'inventeur du Polaroid, ne reçut que 10 000$ de remerciement pour son invention avant de se faire licencier. Jobs, lui-même, qui adulait Win, fut renvoyé par ses pairs parce qu'il n'entrait pas dans le schéma de son associé venu d'une certaine marque de soda et qui voulait stériliser la marque à la pomme.

Vive les inventeurs ! Ces jets qui fusent dans de multiples directions mais que dont commun ne sait identifier la direction. Jobs ne manquait pas de rappeler aussi que la création consiste d'abord à semer des tas de graines, et à attendre que l'une d'entre elles se mette à pousser. La création, ce n'est en effet pas du clonage ni de l'eugénisme, mais bien l'essai perpétuel et la remise en cause permanente de ses propres acquis.

A bons entendeurs.

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