jeudi 31 janvier 2013

Comparatif des outils pour Webdocs

Le Webdoc, également appelé Web document, est l’immersion dans un environnement audiovisuel et interactif tous supports confondus. Utilisé pour du documentaire, de l'animation, de la formation, ou de la promotion, il était traditionnellement réalisé en mixant les technologies Flash SWF et After Effects. Désormais, avec l'émergence des tablettes qui n'acceptent plus le format Flash SWF, de nouveaux outils ont fait leur apparition.

Voici trois solutions standards qui fonctionnent sur le principe du drag-and-drop, donc très simples d'utilisation et permettant de synchroniser toutes sortes d'actions dans un environnement full vidéo : Klynt, 3WDoc et Djéhouri. Des compétences en Web et en vidéo restent toutefois recommandées pour monter des projets audiovisuels interactifs, même avec de tels outils.


1) Klynt
Le must du moment. Désormais compatible Flash SWF et HTML5 (iPad). Il permet de créer un montage narratif non linéaire avancé.
Version simple : 150 euros HT.
Version pro, interactivité et interface personnalisables : 500 euros HT.

Site :
http://www.klynt.net/

Demo :
http://vimeo.com/27599875

Exemples de réalisations avec Klynt :
Voyage au bout du charbon
L'obésité est-elle une fatalité ?


2) 3WDoc
Fonctionnalités basiques en HTML5. Service d'hébergement inclus. Fonctionne sur abonnement uniquement (de gratuit à 99 euros TTC/mois).

Site :
http://www.3wdoc.com/fr/

Demo :
http://www.3wdoc.com/fr/ (en bas de page)

Exemples de réalisation avec 3WDoc :
La nuit oubliée
17 octobre 1961

3) Djéhouti
Service cloud uniquement. Fonctionne comme 3WDoc par abonnement (de gratuit à 75€ TTC/mois). Le plus, son orientation vers les flux streamés et en direct. Repose sur la technologie JQuery.

Site :
http://djehouti.com/

Démo :
http://www.dailymotion.com/video/xsvq7p_djehouti-presentation-du-logiciel-par-gregoire-sierra-1-3_creation?start=135

Exemples de réalisations avec :
http://www.uscaravana.com/


Lequel choisir ?

Klynt est sans nul doute le plus adapté à la création d'interfaces animées, graphiques et personnalisables. Il permet de réaliser des univers compatibles avec l'environnement de production Flash. Vous pouvez donc enrichir le webdoc de vos propres modules SWF. Lors de l'export HTML5, une version simplifiée du projet est diffusée. Elle permet de le rendre visible sur toutes les plateformes (modules SWF en moins).

Les deux autres solutions, 3WDoc et Djéhouri, ne répondent pas idéalement à des projets uniques, immersifs et graphiques (one shot). Elles sont plus adaptées à des flux récurrents de vidéo, aux catalogues, à la création d'une mini webTV, où les vidéos sont nombreuses, souvent modifiées, et rassemblés sous une ligne éditorialisée. Ces solutions sont adaptées pour un magazine de presse ou un catalogue de production, par exemple.

mardi 29 janvier 2013

MotionComposer 1.6


La nouvelle version de Aquafadas MotionComposer 1.6 arrive ce jour et permet de réaliser des animations SWF et HTML5, sans programmer et mixant désormais effets animés et audio.

Le moteur exporte, comme à son habitude, en Flash SWF et en HTML5 Javascript avec un support audio compressé au format MP3 uniquement. La gestion des autres formats audio, tels que Ogv à destination de Firefox, ne sont pas pris en compte pour l'instant. L'objectif de cet outil très accessible (109 euros) et simple de prise en main (pas de code, pas de scénario) permet cela dit de déployer :
  • une infographie animée pour le Web classique équipé du player Flash ;
  • pour Safari mobile (compatible MP3) ;
  • et à destination des publications digitales réalisées à partir de Indesign ou iBooks Author.
L'approche se veut donc un peu transversale, mais surtout mobile.

Cette version de MotionComposer est donc particulièrement adaptée à de la publication digitale. Notez que des extensions de Aquafadas DPS permettent aussi de synchroniser les animations issues de MotionComposer avec des événements tels que des affichages de popups ou autres actions, déployées directement au coeur de vos présentations interactives, et toujours à destination des tablettes.

MotionComposer permet l'animation de Jpg, de PNG, gères les positions, l'échelle, l'opacité, les rotations, les accélérations, les animations de masques rectangulaires, l'animation des caractères typographiques, la navigation dans le scénario, les liens vers des URL et des actions Javascript personnalisées à développer soi-même.

Pour en savoir plus sur cette nouvelle version, consultez le site de l'éditeur :

http://www.aquafadas.com/en/motioncomposer/

lundi 28 janvier 2013

H265, le nouveau standard vidéo


Le nouveau standard vidéo H265 vient d'être validé par l'International Telecommunication Union (ITU) et deviendra la nouvelle norme d'encodage vidéo pour les prochaines années.

La précédente norme H264 a permis de déployer la vidéo en haute définition dans les services VOD, sur les Blurays et dans nos périphériques mobiles (smartPhones, tablettes, appareils photo et caméras vidéo grand public). Mais ce standard se révèle insuffisant pour les nouveaux formats de vidéo très haute qualité que sont le 2K et le 4K, ainsi que les vidéos plus réduites mais embarquées sur des périphériques connectés en 3G ou 4G. C'est pour répondre à ces nouvelles contraintes qu'est né le standard H265.

Il est à noter que ce nouveau codec, qui permettra de réduire par deux le poids d'un fichier vidéo, et donc, à poids égal, d'en doubler la définition, requiert aussi un temps d'encodage et de décodage plus important. Les ressources matérielles des périphériques devront par conséquent embarquer de nouvelles cartes graphiques très performantes, ce qui n'influera pas nécessairement sur la vélocité des animations calculées en temps réel que sont, par opposition, les animations HTML5, Javascript et Flash.

La généralisation de ce standard n'est donc pas pour tout de suite. Mais nous retiendrons l'idée que la vidéo reste et restera, plus que jamais, au centre des solutions graphiques et techniques les plus transversales et compatibles. L'émergence d'un standard très haute qualité va renforcer indéniablement l'impact des images filmées. Un argument de poids à l'heure où les autres formats de présentation peinent à se standardiser et à un moment où les discussions sur les droits de diffusion vidéo vont redéfinir littéralement les règles de l'Internet de demain sur tout le continent européen (voir articles sur la fin du droit d'auteur et l'Internet pour les riches).

Les Seiz breur : art celtique multi-canal



Les Seiz breur* (*en breton : les sept frères) était un mouvement artistique de la première moitié du XXème sicèle composé d'une cinquantaine de membres spécialisés dans chaque domaine de la création. Leur objectif était de faire revivre la culture celte à travers le signe et les outils de communication modernes de l'époque. Mes ayeux : Ronan Caouissin et Herry Caouissin, alors imprimeurs, accompagnaient ce mouvement. Leur démarche, avant tout culturelle, était déjà multi-canale :
  • Création de typographies celtes ;
  • Oeuvres littéraires (romans, essais, bandes-dessinées)
  • Edition de livres d'école pour enfants, de livres de loisirs, de livres pour adultes ;
  • Production cinématographique ;
  • Peinture ;
  • Céramique ;
  • Photographie ;
  • Bande-dessinées ;
  • Roman-photos.
Un numéro de l'excellent magazine Etapes (éditions Pyramyd) revient en détail sur le style graphique des Seiz breur dont voici la couverture (N°74) :


samedi 26 janvier 2013

Tarifs Adobe DPS (janvier 2013)


Voici les tarifs des licences de publications digitales chez Adobe. Adobe étant peu communiquant sur cet aspect du produit, n'hésitez pas à réagir à cet article afin d'y apporter le plus de précisions possibles.

1) Gratuit (livre simple)
Les tarifs de découverte sont très accessibles pour les petits budgets. La publication de livres autonomes est même gratuite pour les abonnés au service cloud (version single) ou déjà disponible à travers l'application Adobe pour iOS uniquement, sans abonnement, ce qui permet de facilement partager des parutions sans besoin de l'isoler comme un produit parfaitement autonome. Le positionnement de Adobe rivalise ici parfaitement avec la solution iBooks de Apple ou DPS de Aquafadas.

2) Professionnel (multi-parutions, multi-plateforme)
Le prix devient plus agressif en revanche dès que vous souhaitez publier plusieurs parutions dans une application et les diffuser sur plusieurs plateformes (version Pro : 335€/mois ou 4260€/an). Le coût de la licence est également lié au nombre de téléchargement de vos parutions, à raison d'un supplément de 0,21cts environ par téléchargement. Le prix paraît élevé, mais dans le tarif Adobe, vous devez tenir compte de l'hébergement et de la maintenance effectuée de votre publication sur les serveurs de Adobe. Cet aspect n'est pas pris en charge par exemple chez Aquafadas qui vous impose d'héberger vous-même vos parutions.

3) Grands groupes de presse et d'édition (services marketing intégrés)
Si à ce stade vous n'avez pas entrepris de développer par votre équipe interne votre propre kiosque de publication, des services de monétisation des espaces publicitaires sont disponibles dans la version entreprise. Les tarifs sont plus importants et se négocient en fonction du volume de parutions (pour les groupes de presse et d'édition entre autres), clés en main.

Pour obtenir un aperçu des tarifs, consultez également les pages suivantes :

http://help.adobe.com/fr_FR/digitalpubsuite/using/WS67cb9e293e2f1f6032817afa1337a03d59b-8000.html

http://www.adobe.com/fr/products/digital-publishing-suite-family/buying-guide-pricing.html


vendredi 25 janvier 2013

Transmédia Immersive University


Le Transmedia Immersive University accompagne les étudiants qui cherchent à réaliser des oeuvres audio-visuelles et transmédia, en finançant leurs travaux d'étude, grâce au mécénat de producteurs et diffuseurs transmédia (Orange, SACD, CNC...).

L'appel a projet démarre en début de rentrée scolaire. Ils sont réalisés puis diffusés pour le mois de mai de l'année suivante, soit en fin d'année scolaire.

Pour en savoir plus sur ce dispositif, consultez le lien suivant :

http://www.transmediaimmersiveuniversity.com/public/index.php

Les noms des principaux acteurs du transmédia, tuteurs du projet, figurent également dans le profiloscope de l'université. A bons entendeurs... :

http://www.transmediaimmersiveuniversity.com/public/index.php#tuteur

Film vidéo Reflex : Time laps + Tilt-shift


Voici un exemple de réalisation audio-visuelle très motion-design, utilisant les effets de time-laps et de tilt-shift (Merci à mon ami Nicolas de Intuimotion pour le lien).

1) Le Time-laps
Le time-laps est une technique qui conciste à modifier l'échelle du temps, par des effets de ralenti ou d'accélération.

2) Le tilt-shift
Le tilt-shift est un effet d'optique visant à recadrer une image prise à partir d'une focale à très grand angle et à décentrer le cadrage par rapport à l'axe initial de la focale, à l'aide d'un objectif à décentrement.

Voici l'article du blog Intuimotion sur lequel vous pouvez voir la vidéo :

http://www.intuimotion.com/2013/01/24/burning-man-un-time-lapse-avec-effet-tilt-shift/

Voici la page du wikipédia qui présente la technique du tilt-shift :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Objectif_%C3%A0_d%C3%A9centrement

Le Web Festival Program (La Rochelle)

Le 4ème Festival de programmes audio-visuels pour le Web se tiendra, à La Rochelle, du 26 au 28 mars 2013. Il est l'occasion de découvrir de nouvelles productions dédiées au Web et de participer, si vous produisez vous-même, aux concours dans les catégories suivantes :
Pour en savoir plus sur ce festival qui réconcilie la production classique avec les nouveaux médias, consultez directement le site du festival à l'adresse suivante :

http://www.webprogram-festival.tv/

lundi 21 janvier 2013

Ingénieurs en poupe


Dans un monde de plus en plus pointu, complexe et technique, avec une culture de l'image dominante, et dans une conjoncture économique sensible, les profils ne proposant pas une expertise ne trouvent pas de débouché. Il est par conséquent nécessaire de parfaire dans un domaine et de savoir déléguer avec un tiers si nécessaire. Le succès des écoles d'ingénieur dont témoigne cet article de Capital révèle aussi le besoin de compétences très qualifiées, y compris dans le secteur de la communication.

1) Graphistes
Ainsi, un graphiste qui bidouille, sans connaître soit : la colorimétrie, le webdesign, le motion design, les publications digitales, ne trouvera pas de débouchés. Le profil idéal étant bien sûr polyvalent (UX designer), mais privilégiez si possible une casquette. On paye toujours plus pour un projet pointu (avec plusieurs spécialistes aux tarifs jours élevés) que pour un projet moyen (avec des profils moyens aux tarifs jours d'exé).

2) Programmeurs
Un développeur qui ne programme pas dans une approche orientée objet risque de vite se faire dépasser, tant les développements en cours et sur mesure s'orientent vers un haut niveau de technicité (réalité augmentée, reconnaissance faciale et gestuelle, reconnaissance vocale, immersion 3D) et tant les développements basiques deviennent disponibles à partir de librairies (CMS, Jquery) mettant les simples présentations animées déjà au rang des anciennes technologies. La gestion des interfaces tactiles apparaît déjà comme une technique digérée, au sens où d'autres environnements de présentation, issues d'autres contextes donnant lieu à de l'interactivité et de l'immersion, se profilent. Si vous choisissez de rester sur du développement d'applications à partir de données simplement mises en forme, vous n'avancerez pas vraiment, vous stagnerez, en ce sens que le tactile, c'est aujourd'hui le standard. Pour être au-delà du standard, il faut donc déjà sortir du tactile. Et pour cela, il n'y a que la programmation native et objet qui l'autorise.

Si vous cherchez à vous positionner, suivez les présentations des spécialistes dans les universités, les salons, les associations de professionnels (designers interactifs), et si vous devez vous former, privilégiez les écoles d'ingénieur et de design graphique de haut niveau qui proposent des formations à la hauteur des enjeux de l'économie de demain (gaming, ingénierie, architecture de l'information), si possibles diplomantes, bien plus valorisantes et utiles que des formations sur des techniques finalement très sommaires bien que complexes, mais qui se révèleront vite insuffisantes quoi qu'on en dise aujourd'hui (HTML5, Javascript, Flash Air). Ces dernières en effet surfent sur une tendance de marché. Mais les techniques d'immersion à partir d'applications mobiles ou d'extensions de navigateurs, avancent plus rapidement encore. Il suffit de voir ce qui se fait en téléchargeant différentes applications pour le comprendre.

Pour se préparer aux techniques de publication digitale en devenir, vous devez maîtriser la culture du signe et de l'image, depuis la capture à la post-production ou bien la programmation objet en C et dérivés de C (C#, C++, objective-C, Java). Le reste se révèlera insuffisant.

mardi 15 janvier 2013

L'internet pour les riches (par Canal+)

 

Vidéo extraite du Grand journal (mardi 15 janvier 2012) :
https://www.youtube.com/watch?v=FoFQEDrGxDE 

Dans cette édition du grand journal, sur Canal+ (la chaine payante... pour les riches ?), Vincent apporte une excellente analyse de l'évolution du Web et dénonce un Internet qui s'oriente vers un modèle payant... pour les riches ?

Dans cette vidéo, on peut voir comment Google demande aux opérateurs (Orange, Free...) de participer au coût de maintenance des données lourdes (vidéos, sons, peer-to-peer). Les providers qui s'y refuseraient verraient les débits fondre comme la neige. Un tarif plus élevé permettrait d'accéder aux contenus lourds, sous la forme de bouquets complémentaires payants. Le vrai débat n'est pas tant que l'Internet enrichi ne sera disponible que pour ceux qui le paye, mais pose bien plus la question du modèle économique qui financera les infrastructures permettant l'acheminement des données lourdes, de plus en plus nombreuses et de plus en plus sollicitées par les utilisateurs.

Dans cette première infographie, Canal+ nous résume le modèle actuel.


Dans la seconde infographie, on distingue le modèle en devenir.


Il est possible que le modèle s'oriente vers des accès à très haut débit plus chers. A ce modèle, viendra se greffer également la taxe sur les FAI actuellement en discussion. Nous ajouterons également l'idée déjà soulevée sur ce blog selon laquelle les données enrichies de l'Internet gratuit et ses services ont déjà migré, en grande partie, vers les stores dont le modèle repose à son tour sur la vente d'applications et d'oeuvres culturelles. L'Internet de papa est bel et bien en train de se transformer.

Voir aussi le site du grand journal :
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3349-c-le-grand-journal.html

Une étude sur l'évolution du coût des telecoms, réalisée par Benjamin Arnaud de la DGCCRF, organisme officiel d'état qui veille sur les pratiques commerciales, est disponible sur Internet.
Télécharger l'étude officielle.

Analyse de la situation de la part de Stéphane Richard, PDG de Orange, sur le blocage par free des publicités en ligne :
http://www.bfmtv.com/economie/stephane-richard-laffaire-free-est-un-coup-communication-425566.html

Après le tactile, le view & play !


Le tactile de Apple, c'est has been ! Voici le view and play.

Fort de l'expérience sensorielle tactile, qui a détaché l'utilisateur de la souris et du clavier, il ne fallait qu'un pas de plus (ou de moins si on observe en direction de l'écran) pour s'abstraire encore plus des contraintes matérielles de la plateforme qui présente un contenu ou une oeuvre.

C'est ce qu'avait déjà compris Microsoft avec leur station de jeu à reconnaissance gestuelle. C'est ce qu'anticipaient déjà certains récits de fiction où l'on admirait le héros en train de déplacer des images sur un écran par simple mouvement du bras sans jamais toucher l'écran (Minority report). C'est ce qui viendra remplacer très certainement le tactile pour les grands écrans (Apple ayant déjà déposé de nombreux brevets dans ce sens). C'est ce que présente enfin la société JPHD360 dont voici un des produits qui permet de visiter une ville virtuellement, par déplacement du corps ou de ses membres devant un écran géant.

http://www.jphd360.net/index.php/fr/

Si vous êtes auteur d'oeuvres et de contenus spécifiquement adaptées pour le tactile, pas de panique. Nous ne manquerons pas de rappeler combien les techniques sont volatiles et changeantes, alors qu'une oeuvre, si elle est de qualité, elle demeure, quel qu'en soit le support. Ce qui compte, et ce qui a toujours compté, c'est le contenu, pas le tuyau ! Si donc vos projets de présentation s'articulent déjà intelligement pour du Web ou des tablettes, il sera parfaitement transportable sur ce type d'environnement bientôt disponible dans nos salons. Les actions TAP seront simplement remplacées par des parseurs qui interpréteront le mouvement. Mais l'oeuvre, elle, conservera toute son intégrité.

jeudi 10 janvier 2013

Tarifs Aquafadas (janvier 2013)

Voici quelques précisions sur la grille tarifaire de publication des solutions Aquafadas, destinées à réaliser des publications digitales pour tablettes, compatibles avec plusieurs stores de diffusion (Apple, Google, Amazon, Web en SWF, et bientôt Kobo et probablement Windows 8).

1) Parution autonome (single issue)
Prix : 150€HT/an/store.
L'annualisation prend en compte la nécessité de mettre à jour l'enveloppe liseuse à chaque mise à jour de la version d'un OS de la tablette (la parution générée dans InDesign au format Zave étant encapsulée dans la liseuse, sa maintenance demeure nécessaire).

2) Application mono collection (dite mono titre)
Prix : 500€HT/an/store.
Ce type de liseuse affiche les parutions dans leur ordre chronologique de publication. L'application appelle des parutions distantes au format Zave, génrées par Indesign, et stockées sur votre propre serveur d'hébergement. Certains modèle (la bibliothèque) permet de filtrer les parutions par mot clé en se référant au titre de chaque parution uniquement. Ce prix n'inclue pas le prix des parutions à ajouter individuellement.

3) Application multi collections (dite multi titres)
Prix : 2500€HT/an/store.
Ce type de liseuse affiche les parutions en les classant par collection. L'application appelle des parutions distantes au format Zave, génrées par Indesign, et stockées sur votre propre serveur d'hébergement. Ce prix n'inclue pas le prix des parutions à ajouter individuellement.

4) Application multi collections (dite multi titres)
Prix : 280€HT/parution/store, définitivement.
Chaque parution appelée par la liseuse requiert une licence propre dont le tarif de base (dégressif) est de 280€HT/store. Une remise de 50% est appliquée pour chaque store supplémentaire. Ainsi, la première parution à destination de App Store, par exemple, vaut 280€HT, tandis que les suivantes pour Google play, Amazon, et le Web en SWF, valent 140€HT chacune. Ce prix ne tient pas compte du prix de la liseuse à comptabiliser en plus (voir plus haut).

Les tarifs Aquafadas sont élevés pour des parutions destinées à de faibles quantités. Aquafadas devient intéressant en revanche dès qu'un volume important de parution est envisagé : pour les groupes de presse, les institutionnels, entre autres. Les petits éditeurs s'orienteront probablement vers des solutions alternatives telles que iBooks Author, Adobe DPS, PhoneGap ou Wigoo, par exemple. Par comparaison, la solution Adobe reste plus attractive pour de petits volumes et s'avérera en revanche vite coûteuse pour des parutions en volume du fait de la progressivité croissante de son tarif. Notez en revanche que pour un export vers Android, Aquafadas ouvre le bal à 500 euros l'application contre plus de 4000 euros pour Adobe. A méditer.

lundi 7 janvier 2013

Le livre numérique s'impose


Il y a quelques mois, sur notre blog, nous avons présenté les données publiées par les organismes de gestion des droits d'auteur, visant à minimiser l'impact des livres numériques sur les ventes et à rassurer les éditeurs. Nous avons constaté en effet que presque tous les livres vendus jusqu'ici étaient encore des livres papier.

Mais, la donne change. Voici d'autres statistiques qui vont vous aider à prendre acte de cette évolution, et mieux considérer le livre numérique comme un nouveau format qui fait désormais partie intégrante de la diversité des canaux de communication. Un format en devenir, certes, mais pour lequel tous les indicateurs sont au vert.
  • Le prix des tablettes et des liseuses baisse considérablement.
  • Les performances des tablettes se sont améliorées et elles peuvent désormais jouer de manière fluide les animations et les vidéos, et stocker de nombreuses parutions.
  • La diversité des tablettes et des liseuses permet d'en trouver un pour chaque type d'utilisation. Chacun, pour ainsi dire, peut trouver le support qui lui convient.
  • Les ventes de livres papier ont baissé de 1% en 2011 et de 4,4% sur le seul premier semestre de 2012 (source Gfk). Et -5,5% sur 2012, soutenu par les fêtes de fin d'années mais où 13% des livres ont cependant été commandés en ligne.
  • Les ventes de livres numériques doublent chaque année et pourraient atteindre 11 millions d'exemplaires en 2013 et 55 millions en 2015 (+162%) (sources Gfk). Le marché attend une forte croissante du fait de son émergence (seulement 0,7% en 2010).
  • Les circuits traditionnels de vente de livres et de matériels culturels ferment (Surcouf, Virgin, Fnac).
  • Les institutions n'ont plus de budgets pour acquérir et gérer perpétuellement le stockage de livres physiques (écoles, bibliothèques).
  • Le marché du livre numérique pèse déjà 20% aux USA. Et en 2012, pour la première fois, les ebooks se sont mieux vendus que les livres brochés (282 millions $ vs 229 millions $), soit presque le niveau des livres de poche (300 millions $).
  • 3,4 millions de tablettes vendues en 2012 en France (source Gfk) dont une majorité d'iPads.
  • Environ 10% seulement des titres papier sont disponibles au format numérique en France. Le déploiement imminent de l'offre va tirer grandement les ventes vers le haut.
  • La plupart des oeuvres actuelles ne sont que la copie des oeuvres papier. Mais des productions originales et exclusives vont voir le jour, spécifiques pour les tablettes et non déclinables en papier (3D, vidéo, audio guidées, connectées...) rendant le support numérique indispensable.
  • Le coût réduit de la fabrication est autant de marge supplémentaire disponible pour enrichir les parutions. A prix égal, un livre numérique rémunère mieux ses auteurs et apporte un contenu plus qualitatif au lecteur. Cet argument va grandement favoriser l'auto-édition et remettre en question la pérennité des éditeurs traditionnels qui négligent l'approche éditoriale.
  • Le gouvernement prépare une directive qui devrait faire sauter le contrôle des prix sur les livres papier, sous pression de Bruxelles, les rendant vulnérables au marché du numérique. Les librairies pourraient malheureusement fermer les unes à la suite des autres.
  • Le prix des ebooks inférieur aux livres papiers aide à la migration numérique.

Les points faibles à résoudre :
  • Simplifier l'organisation du prêt ou du portage d'une parution d'une plateforme à l'autre, sans en autoriser le piratage. Parvenir à identifier un lecteur unique à la fois, par exemple.
Exemple de migration 100% numérique du magazine Newsweek :
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2012/12/24/newsweek-tourne-la-page-du-papier_1810079_3236.html#xtor=AL-32280270

Sources :
http://www.capital.fr/enquetes/strategie/pourquoi-le-livre-numerique-va-enfin-decoller-en-france-798663

Fubiz : le podcast du design


L'équipe de Fubiz propose régulièrement des podcasts vidéo d'une qualité admirable, sponsorisés par Orange, reprenant l'actualité contemporaine du design. Un podcast à recommander à tous les amateurs de design, d'architecture et de belles images. On y retrouve les témoignages de Jean Nouvel, Philippe Starck, entre autres.

Le site de Fubiz :
http://www.fubiz.net/

Les podcasts de Fubiz :
http://www.fubiz.net/tv/#!/

vendredi 4 janvier 2013

Surcouf, Virgin, Fnac et la révolution numérique

Début 2013, à l'occasion des bilans des entreprises, et après la disparition des magasins Surcouf, les magasins Virgin et Fnac affichent à leur tour une difficulté financière inégalée. La mutation du modèle de vente des biens culturels révèle une mutation de fonds plus importante, c'est la deuxième phase de la révolution numérique évoquée par Michel Serres, le philosophe.

1) Révolution numérique : Phase 1, la dématérialisation des auteurs
La première étape de la révolution numérique était la mutation des appareils physiques de création en appareils virtuels. Les ordinateurs et les logiciels ont permis depuis les années 80 de remplacer l'outil réel par un écran. Comme le souligne le philosophe, rien ne distingue plus un employé de commerce d'un ouvrier ou d'un professeur. Tous sont situés à l'identique devant leur écran d'ordinateur. Mais, chaque oeuvre ou service produit requiert encore un support physique ou réel pour être consulté. Les livres restent imprimés. Les films restent gravés. Les jeux restent exécutés à partir de consoles et de disques dédiés. Les cours demeurent présentiels. Si les oeuvres sont virtuelles, leur consommation reste subordonnée à un objet ou un lieu réel. La vraie révolution numérique n'est à ce stade pas encore totalement perceptible.

2) Révolution numérique : Phase 2, la dématérialisation des lecteurs
Désormais, c'est le support de consultation de l'information qui se dématérialise totalement. Attendu dès l'arrivée de l'Internet dans les années 90, le support numérique n'a pas rencontré de succès du fait que les équipements ne permettaient pas encore un accès rapide aux oeuvres, ni une consultation réellement intuitive et fluide de ces oeuvres et services. Avec l'Internet d'abord, qui a démocratisé la consommation de l'information, puis les baladeurs numériques audio, qui ont dématérialisé la lecture de la musique, les smartphones ensuite, qui ont démocratisé la personnalisation du contenu et l'ergonomie des services numériques, et avec l'émergence des tablettes et des liseuses enfin, ce sont désormais toutes les oeuvres (films, musiques, livres, jeux, services) qui peuvent être consultés sans nécessité de support ni de lieu réel. Le bouleversement des comportements introduit par la révolution numérique est en marche.

Dans son livre "Petite poucette", le philosphe donne une décennie pour que ce bouleversement sans précédent se concrétise : sur le plan culturel, social, politique et économique. Le changement structurel des activités de la Fnac et de Virgin apparaît comme un des éléments annonciateurs de cette révolution. Les autres devraient suivre : le suffrage, l'identité, la monnaie, l'enseignement...

mercredi 2 janvier 2013

Comparatif Edge vs Flash HTML5


Les logiciels d'animation HTML5 se multiplient : Hype, MotionComposer, Radi, Sencha, Edge, Flash Pro. Si vous souhaitez concentrer votre production sur les seules solutions Adobe, par soucis de simplifier l'interopérabilité entre les différents logiciels, vous hésiterez tout naturellement entre Edge et Flash Pro. Quel outil est le plus adapté à la production actuelle ou en devenir ?

Edge est une solution adaptée à l'animation simple de pages Web HTML5 pour les navigateurs qui seront bientôt compatibles avec la norme (La norme HTML5 sera fixée fin 2014 selon le W3C. Les navigateurs suivront quelques mois plus tard. Les utilisateurs se seront mis à jour à leurs tours environ 2 ans plus tard).

Flash, qui exporte dans un standard plus élaboré que Edge, en Canvas, reste pour le moment un peu en attente des évolutions. Le standard Canvas apparaît en effet comme le successeur incontournable du SWF. Ses possibilités d'intégration vidéo et 3D en font une solution un peu plus longue à valider cependant, du fait que la technologie repose sur la disponibilité d'une carte graphique compatible 3D sur chaque périphérique. Sa disponibilité pourrait donc être un peu retardée par rapport à celle déployée par Edge, plus simple, mais plus évidente à court terme.

Ainsi, si vous voulez animer de simples blocs de contenus pour agrémenter pages Web, interfaces mobiles, magazines numériques, vous pouvez démarrer avec le kit de solutions Edge disponible sur abonnement. Si, en revanche, vous choisissez de vous orienter vers des développements plus élaborés, du gaming, et réaliser des interfaces graphiques complexes, vous devrez vous orienter d'abord vers Flash Builder puis, prochainement, vers Flash avec l'export HTML5 Canvas.

Pour en savoir plus, voici un descriptif de la suite Edge :

https://creative.adobe.com/plans?trackingid=KAKBK
  • Adobe Edge Animate, pour ajouter du mouvement et de l’interactivité à vos créations en HTML, CSS et JavaScript.
  • Adobe Edge Code. Cet éditeur, optimisé pour les fichiers HTML, CSS et JavaScript, facilite la programmation.
  • Adobe Edge Inspect, pour afficher un aperçu de vos créations et les vérifier sur toute une gamme de terminaux iOS et Android.
  • Les outils Edge sont compatibles avec Adobe DPS, Phonegap, Typekit, Web Fonts.
Pour en savoir plus sur les évolutions des outils Flash :

http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2012/12/adobe-game-developer-tools.html

Workflow 2013 des publications digitales

Jusque fin 2012, nous pouvions encore privilégier les parutions pour Apple iOS (iPad), autonomes, encapsulées dans un seul objet, hébergées par Apple. Désormais, il faut compter avec le rattrapage engagé par Samsung notamment qui rogne sur le marché des iPads, en témoigne cet article de Capital :

http://www.capital.fr/enquetes/strategie/samsung-ses-investissements-monstres-commencent-a-payer-face-a-apple-799953

Comment, dans ce contexte, concevoir judicieusement une publication digitale ? Doit-on multiplier les mises en formes ? Doit-on privilégier un seul modèle ?

1) La ratio 4/3 vs 17/9 ?
Le modèle 4/3 de l'iPad se marginalise (de 60% à 50% en 2012). Mais, en attendant de pouvoir compter uniquement sur le modèle 17/9 des tablettes Samsung, il est nécessaire de concevoir qu'une mise en forme est désormais fragmentée. Vous allez choisir soit de privilégier Apple, soit Samsung, soit les deux en créant des parutions distinctes pour chaque environnement. Mais dans tous les cas, ne misez pas à 100% sur un ratio 4/3 exclusif à Apple. Prévoyez que le modèle actuel devra s'adapter au futur standard 17/9 qu'imposera désormais Samsung. Ainsi, si vous considérez aujourd'hui qu'une version pour iPad est nécessaire, et elle l'est encore bien sûr, organisez sa mise en page de sorte que le contenu principal puisse entrer dans un ratio 17/9, et remplissez les zones excédantes à l'aides de données amovibles ou concevez une zone utile commune et adaptez simplement l'emplacement d'éléments connexes (navigation, signalétique, gadgets) en fonction du périphérique. Ainsi, il vous sera plus facile d'adapter vos créations dans le cadre d'une diffusion fragmentée, et de les migrer vers un ratio 17/9 lorsque Apple ne fera plus l'unanimité.

2) Encapsuler ou externaliser les médias ?
Concernant le mode d'encapsulage des informations. Vous pouvez également choisir entre tout embarquer dans l'application ou bien externaliser les médias grâce à des solutions telles que Adobe DPS ou Aquafadas DPS. Ces deux dernières solutions offrent une souplesse intéressante dans le cadre d'une fragmentation des affichages. Vous pouvez en effet mettre en forme une seule fois le contenu et l'invoquer depuis chaque configuration puisque votre parution est commune et externalisée sur un serveur distant (chez Adobe pour Adobe, sur votre propre hébergement pour Aquafadas). La même parution est appelée par l'application que vous avez créée et que le lecteur aura préalablement installée sur son périphérique. Cela est absolument incontournable pour les applications qui gèrent des périodiques ou des collections. L'application, en effet, n'aura pas à être rechargée à chaque notification de nouvelle parution. Seul le magazine appelé sera ajouté dans la liste des parutions disponibles dans l'application et importé uniquement si le lecteur le demande. Dans le cadre d'une migration progressive des parutions de l'iPad vers Android, il est souhaitable d'externaliser les médias sur un serveur dédié le plus indépendant possible afin de s'affranchir de toute dépendance à un OS qui pourrait vite apparaître désuet.

3) Réserver les parutions aux tablettes ou inclure, dans le plan de diffusion, les futurs ordinateurs tactiles ?
Indépendamment des tablettes, les ordinateurs pourront aussi bientôt bénéficier des oeuvres tactiles et des applications mobiles. Elles seront jouées à travers le navigateur (sous la forme d'extensions) ou directement sur le bureau (sous la forme d'applications). Prévoyez, par conséquent, que vos parutions devront aussi être disponibles sur ces systèmes, via un exécutable Java ou Air, que les développeurs de logiciels ne tarderont pas à intégrer dans leurs solutions de publication pour l'instant réservées aux systèmes mobiles iOS et Android.

Pour résumer, notez qu'il est nécessaire de localiser ses parutions sur un serveur distant, indépendant d'un service propriétaire (type Apple), afin de la pérenniser. Et dans le meilleur des cas de les associer à des routines de mise en forme côté serveur développées en PHP/MySQL qui simplifieront la gestion de la mise en page, indépendamment d'un outil propriétaire exclusif à un OS (type Apple iBooks Author). Des développements sur mesure peuvent être déployés selon vos procédés de diffusion. Contactez, de ma part, vos fournisseurs de solutions DPS pour en savoir plus à ce sujet.