dimanche 8 décembre 2013

Glowbl : l'innovation full Flash !

Glowbl est le nouveau réseau social Live et graphique, un Hangouts à la française, le must du moment. Mais il apparaît nettement plus graphique que les réseaux sociaux habituels et pour cause, c'est du full Flash.


Pour nous, Mathieu Labey, CEO de Glowbl, a accepté de répondre aux questions que vous vous posez sûrement et que je me suis posées à la découverte du prix de l'innovation que l'entreprise lyonnaise venait de recevoir le 2 décembre par messieurs Montebourg et Hollande, devant la solution concurrente de Google. Un succès indéniable. Mais pourquoi Flash ?

Si l'on observe le site glowbl.com, on découvre effectivement une interface en Flash SWF qui propose une série de services conviviaux pour présenter des contenus avec un système de navigation véloce et nodal. Une approche graphique fluide dotée d'une ergonomique classique pour un site en Flash mais inédite pour un site social, habituellement très ancré sur une architecture des années 90 où les liens ne sont que des libellés sans caractère et soulignés en bleu : l'Internet de papi ! De même, lorsqu'on accède à Glowbl sur les périphériques mobiles, on découvre une solution applicative également graphique et robuste, développée en Air. Mais alors, on nous aurait menti ? HTML5 ne suffirait pas ?

Mathieu Labey confirme ce que nous avions déjà relevé sur notre blog, lors de la généralisation programmée des projets en HTML5 et devant l'abandon progressif des projets en Flash, à cause de l'indisponibilité du player sur certains périphériques. Si Apple a tenté de tuer Flash pour des raisons purement stratégiques, rien n'a enlevé, selon Mathieu Labey, de Flash sa suprématie technique face à un HTML5 qui ne tient pas ses promesses. Le choix de la solution pour développer des projets innovants s'est donc imposée d'elle-même, à l'image de ce que Google et d'autres grands sites ont également effectué, et malgré le fait d'avoir testé en interne le déploiement d'une solution JS/HTML5 mais qui n'a pas séduit car le calcul des collisions et autres mouvements en JS sur plateforme mobile demeurait trop lent.

Parmi les points essentiels qui ont valorisé la solution Flash face au HTML5, Mathieu Labey évoque les points suivants :
  • Pas de canaux audio multiples en HTML5 ;
  • Pas de Websocket dans IE9 ;
  • Standards non uniformisés en HTML5 d'un navigateur à l'autre, ce qui implique un temps de développement trop long pour un rendu médiocre ;
  • Code Javascript ouvert et donc non sécurisable ;
  • Flash permet de coder une fois pour tous les périphériques ;
  • Les styles graphiques possibles avec Flash ouvrent de plus grandes portes qu'en HTML5 et notamment le lissage des formes et des typos.
Soulignons que la société Glowbl a en effet choisi le format Flash pour son export SWF, IPA et APK, mais c'est la plateforme Flex qui a été utilisée pour le développement des interfaces, jugée plus efficace que Flash Pro. En Flex, pour structurer un programme, on peut en effet coder en langage MXML qui simplifie grandement l'implémentation des objets et dans un contexte de compilation plus proche des pratiques de la POO, avec un système de gestion de classes bien plus abouti que dans l'environnement classique de Flash Pro, plus adapté, en revanche, à l'animation d'éléments de l'interface (spritessheets).

Pour conclure, Mathieu Labey nous rappelle que même Google a déployé des solutions basées sur Flash et a recodé lui-même le player pour son navigateur Chrome. Nombreux sont ceux qui misent, comme Google, sur une renaissance possible du Flash, précise-t-il, car ce qui compte, c'est ce que vit l'utilisateur. Et pour l'utilisateur, que ce soit du Flash ou du HTML, il s'en fiche,  ce qui importe, c'est le service.

Pour en savoir plus sur Glowbl, consultez le site à l'adresse suivante :
http://www.glowbl.com/web/fr

2 commentaires:

  1. Bonjour,
    ce nouveau réseau social nécessite l'installation d'appli natives codées en .air pour les mobiles ios et android. Pourtant cet obstacle n'a pas arrêté le projet, ce qui est surprenant pour un réseau social qui se veut le plus accessible possible.
    A ma connaissance, il n'est pas possible de lancer une appli air sur un ipad sans passer par une appli native ?
    A part flex (4.6 je suppose), ont il utilisé flash catalyst ou flash pro dans le flux de production ? D'ailleurs flash pro cc peut il encore communiquer avec flash builder (flex) pour l'import de spritesheets par exemple ?
    En tout cas, cela prouve que flash est et reste incontournable pour les projets avancés.
    L

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  2. Les applications mobiles générées à partir de Air sont natives et intègrent un parseur en mesure de convertir dynamiquement les données mxml, javascript, actionscript et swf en données lisibles par l'OS visé. Donc, oui, Air fonctionne en natif et ne requiert aucun player supplémentaire. Il est cela dit possible de généréer un fichier Air isolé pour Android, sans parseur interne (gain de place supérieur à 5Mo), mais à condition en effet d'installer le player Air sous Android au préalable. On peut aussi créer un fichier Air natif intégrant le parseur. Donc, il n'y a pas de blocage de ce point de vue.
    Concernant les spritesheets, ce ne sont que des images. C'est donc compatible avec tout, y compris une Webapp codée en HTML5.
    Je rejoinds donc votre conclusion sur l'utilité de Flash pour coder des apps mobiles.

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