lundi 24 juin 2013

Réseaux sociaux : 32 millions d'accrocs


Mediametrie vient de publier le baromètre d'utilisation des réseaux sociaux en France. Ce sont 32 millions de français (environ 50% de la population) qui utilisent presque quotidiennement ces agrégateurs :

http://www.mediametrie.fr/comportements/communiques/barometre-annuel-des-reseaux-sociaux-3eme-vague.php?id=886#.Uch-8j699Rd

Selon l'étude, les utilisateurs suivent volontiers les marques (20%), ce qui renforce directement la fidélisation marque-consommateur. Pour ce faire, les marques ne lésinent plus sur la production d'oeuvres afin de renforcer cette relation privilégiée. Un pas de plus vers la création sponsorisée est donc franchi.

Chaque réseau est utilisé spécifiquement : Facebook, avec famille et amis. C'est le nouveau Powerpoint ! LinkedIn et Viadeo, pour les relations professionnelles. Et Twitter, pour suivre les influenceurs, ceux qui font la tendance, les célébrités.

Sans grande surprise, le Web, maintenant, c'est dans les réseaux sociaux que ça se passe, ce n'est vraisemblablement plus dans les sites ! La preuve en est que si vous lisez cet article, vous l'avez probablement vu depuis un de ces réseaux.

La nouvelle stratégie de communication des marques et des institutionnels, mais aussi des créateurs, des producteurs et de toute entité communicante, serait donc, selon ces chiffres, de produire des contenus pour les réseaux, qui soient impactants et partageables : des vidéos, des astuces, des analyses, des jeux, des animations, des infographies, des applis pour mobiles ! Et de limiter de facto le site Web père à une simple pagination institutionnelle de la même façon que l'imprimé, vers la fin des années 90, avait déjà été délaissé pour le Web.

Pour quelles raisons ? Nous l'avons déjà soulevé sur ce blog. Le Web traditionnel pullule de pages qu'il faut bien organiser et Google ne suffit plus. Les réseaux sociaux semblent prendre à leur charge une partie de cette vocation éditoriale, bien qu'encore très insuffisante eut égard au positionnement des marques elles-mêmes ou des diffuseurs (TV, presse, éditeurs) et compte tenu du besoin des utilisateurs d'accéder rapidement à un contenu efficace. L'autre motif est que le Web en HTML5, faut-il le rappeler, paraît bien fade face à celui qu'un public friand d'événementiel a connu au beau milieu des années 2000. Mais, comme le dit si bien l'adage : rien ne se perd, tout se transforme. Si les sites deviennent peu bavards, les plateformes de consultation et de partage (tablettes, smartPhones, youtube, pluzz), elles, prospèrent !

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