vendredi 21 juin 2013

Flash Pro CC : fonctions abandonnées


Si vous installez les mise à jour de la creative cloud, vous noterez que Flash a connu un grand nettoyage. Voici la liste des fonctionnalités abandonnées. Quelles dispositions prendre ?
  • support des langages AS1 et AS2 (Support for ActionScript 1 and 2)
  • textes TLF (TLF Text: If your FLA, created with an older version of Flash Professional, contains TLF Text, then HellCat converts it to Classic text automatically on opening the FLA)
  • éditeur de mouvement (Motion Editor: Motion paths will be retained)
  • fenêtre Projet (Project Panel)
  • édition via Photoshop (Launch & Edit, L&E Photoshop works)
  • impression (Printing)
  • outils Segment et Liaison (Inverse Kinematics/Bone Tool)
  • fenêtre d’accessibilité, car déplacée dans la fenêtre de propriétés (Strings Panel)
  • fenêtre de comportements AS2 (Behaviors Panel)
  • outil Déco Valérie Damidot (DECO Tool)
  • annulation au niveau objet (Object-level undo)
  • correcteur orthographique (Spelling Panel)
  • fenêtre d'exploration d'animation (Movie Explorer)
  • simulateur de chargement à la publication (Bandwidth profiler)
  • Import/export Flex FXG (FXG Import/Export)
  • volet d'exploration ActionScript de la fenêtre Actions (Actions Toolbox)
  • librairies partagées au format SWC (CSXS)
  • éditeur de couleur Quick Time (Kuler Panel)
  • partage d'écran (Share My Screen)
  • scripts d'automatisation des taches au sein de Flash Pro en Javascript : JSFL (Code Hinting for JSFL)
  • points de repère sur les vidéos FLV (Video Cue Points)
  • sous-titrage vidéo FLV de description des scènes (Close Captioning)
  • lecture de la vidéo dans l'interface de Flash Pro (Video Playback onstage)
  • Device Central, ancien simulateur de périphériques et de navigateurs, désormais remplacé par Simulator (Device Central)
  • Option de personnalisation du panneau Outils (Customizable Tools panel)
  • glisser-déposer depuis la scène ou depuis une application tierce, vers la bibliothèque, pour convertir un objet en symbole (Drag-and-drop from stage to Library or another application)
  • importation SWF dans le scénario (Importing SWFs)
  • importation des formats d'image BMP, Tiff, Autocad (Importing some bitmap formats (BMP, TIFF, AutoCad))
  • importation des formats audio Aiff, sound designer, around AU, Adobe sounds documents (Importing some sound formats (AIFF, Sound Designer, Around AU, Adobe Sounds Document))
  • métadonnées XMP (File Info (XMP Metadata))
  • projecteurs Mac et Windows, désormais exportés via Air (Projectors)
  • format d'importation PNG de Fireworks (Fireworks PNG Import)
  • fonctionnalité d'enregistrement Mpg-4 F4V liée à Media server (Post Processors)
  • données xml liées par ID commun permettant la saisie automatique d'un champ de formulaire (Data Binding)
  • lecture dynamique des métadonnées des fichiers liés par xml (Data Source)
  • assistant de code (Script Assist)
  • importateur Freehand (FreeHand Importer)
  • outil pinceau pulvérisateur (PicWhip)
  • sauvegarde automatique (Auto-Save)
  • option de compilation contextualisée (Conditional Compilation user interface)
  • publication Air pour TV connectées et matériel électronique domestique (AIRN Adobe AIR for Digital Home)
Comme vous pouvez le lire, ce qui pouvait retenir les usagers de Flash sur de la pure animation a été retiré (éditeur de mouvement, outil segment, cuepoints vidéo). Pour animer avec vélocité, on préférera sans doute After Effects. Et pour l'interactivité, soit After Effects couplé à un outil tel que Klynt, soit Edge tools, qui génère des animations pures CSS, donc par nature moins universelles.

Pour comprendre cette orientation, nous devons rappeler que l'animation sur le Web va de plus en plus être réservée aux nouveaux standards HTML5 pour lesquels Edge et After Effects répondent. Et qu'il était nécessaire, afin de repositionner Flash comme un outil réellement utile, de faire table rase avec des fonctionnalités jugées désuètes par Adobe et qui rendait le produit réellement instable. Recodé en 64 bits, Flash tient enfin vraiment la route. Mais alors, sans les fonctionnalités avancées d'animation, à quoi sert Flash désormais ?

Flash doit à présent être pensé comme une solution qui permet de décliner un projet interactif original en application de bureau et en application mobile via l'exportateur Air. Il est complexe de développer une application avancée en AS3 pour Air, c'est vrai, mais pas plus qu'en langage natif et au moins, vous ne codez qu'une fois. Cela reste accessible, en revanche, de travailler sur des présentations simples incluant peu d'interactivité, pour tous les devices.

Une nouveauté essentielle de Flash CC, c'est aussi l'export vidéo à partir de Media Encoder. L'ancien moteur Quick Time qui ternissait vos animations a été abandonné au profit de la richesse des codecs de Media Encoder. Pour animer vers la vidéo, vers un standard HTML5 donc, avec Flash CC, c'est désormais open bar.

Reste que nous continuerons d'apprécier l'animation des propriétés 3D à partir des interpolations de mouvement. On regrettera sans doute le plus l'absence, espérons-le provisoire, de l'éditeur de mouvement, qui permettait d'introduire des points d'inflexion sur les trajectoires d'animation des propriétés, afin de produire des effets véloces de rebond, d'amortissement, d'accélération.

La prise en charge des cuepoints n'existe plus non plus. Pour synchroniser des actions avec la vidéo, sans coder et en HTML5, je vous invite à lorgner du côté de Klynt.

Pour résumer, Flash servira désormais à animer et exporter en vidéo ou en application fixe ou mobile. Seules quelques bannières Web persisteront à utiliser le format SWF, le seul format encore assez compressé pour déployer rapidement et efficacement de belles animations 3D.

Si vous avez effectué la mise à jour vers Flash CC et souhaitez poursuivre avec d'anciennes fonctionnalités, effectuez également la mise à jour de Flash CS6 autorisée à partir de votre abonnement, et conservez les deux versions sur votre poste de travail, tant que la nouvelle mouture n'inclura pas toutes les fonctionnalités attendues pour parfaire ses animations.

3 commentaires:

  1. Je me demande du coup si ce n'est pas la dernière version de Flash...

    surtout que pour ce qui est du developpement multi plateformes, adobe pousse plutot flash builder...

    RépondreSupprimer
  2. Il est clair qu'ils ont fait table rase sur quelque chose. Mais on ne développe pas un logiciel en 64 bits pour l'arrêter tout de suite après !
    Je pense que Flash est devenu une coquille épurée, prête à recevoir de futures fonctionnalités époustouflantes telles que un vrai moteur 3D ou un export vers Windows 8 mobile. Et ces nouveautés ne seront disponibles que pour les abonnés au cloud. Enfin, ce n'est qu'une hypothèse.
    A suivre...

    RépondreSupprimer
  3. Bonjour,

    Merci pour cet article en français sur le sujet.

    Il est étonnant dans cette nouvelle version de ne plus pouvoir :
    - importer un SWF, même simple
    - importer un fichier PSD où l'on peut choisir les calques que l'on souhaite importer et la façon dont on souhaite les importer (donner un nom d’occurrence, choisir la compression)
    - manipuler des commentaires en 2 clics dans le nouvel éditeur de code
    ... la liste est longue.

    Honnêtement j'ai vraiment du mal à comprendre la logique Adobe.

    RépondreSupprimer