mercredi 15 mai 2013

Statistiques des écrans connectés


Voici quelques chiffres diffusés par une enquête de Capital sur les télévisions connectées et les enjeux publicitaires. Ce qui me semble percutant ici, ce n'est pas tant l'esprit connecté de la plateforme dont tout le monde se moque éperdument. Mais bien la redistribution des investissements des annonceurs et des financeurs des oeuvres, qui en découle.

Les chiffres :
  • 1 français passe 3h47/j devant sa télé ; les +50 ans y restent 4h59 ; les 4-14 ans y restent 2h18.
  • 250 millions d'euros de CA en 2012 par les services de vidéo à la demande, répartis sur 68 platefomes.
  • 2 milliards d'émissions visionnées en rattrapage sur les nouvelles plateformes (le catch-up TV).
  • 157 533 tweets sur l'émission "Qui veut épouser mon fils".
  • 80% des internautes de -24 ans commentent une émission 1 fois/semaine sur Tweeter ou Facebook.
  • L'iDate prévoit 26 milliards d'euros de recettes publicitaires à travers les différents services de vidéo en ligne pour 2014.
  • La TNT capte 14,3% de l'audience.
  • En 2012, selon le CNC, les recettes publicitaires de TF1 passent de 51,6% à 43% et celles de France televisions de 23,2 à 12,1%.
  • Or, les télé connectées ne représentent que 10% des ventes de téléviseurs. Ce sont donc bien les tablettes qui apparaissent comme le véritable second écran avec autant de ventes de tablettes cette année que de téléviseurs.
  • Les services désolidarisés des chaînes classiques mais éditorialisés, comme yourhumour.com créé par le producteur de Anne Roumanoff, se multiplient et vont rattraper l'audience perdu des chaînes classiques qui deviendront progressivement des faire-valoir de services à la demande.
Ainsi, on peut comprendre par ces quelques chiffres que ce seront désormais les producteurs et les éditeurs présents sur les nouveaux écrans en y apportant des oeuvres spécifiques qui recevront les meilleurs financements puisque c'est eux qui, par leur présence sur ces supports, parviendront à rattraper l'audience fragmentée qui ne restera plus sur les écrans classiques (Le catch-up).

Pour compléter l'analyse de Capital, j'ajouterais donc que les éditeurs des groupes de presse actuels, les producteurs des oeuvres audiovisuelles actuelles, les auteurs de web séries et les jeunes artistes ont tout intérêt à s'investir dans la création originale et spécifique à destination des tablettes et des nouveaux écrans. C'est là que tout est en train de basculer.

Pour accéder à l'analyse de Capital :

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire