mardi 23 avril 2013

Flash rend HTML5 plus accessible


Oui, je l'avoue, j'aime bien vous provoquer. Mais, lisez plutôt :

L'animation HTML5, si elle doit être réellement compatible avec tous les navigateurs, y compris ceux qui ne suivent pas les recommandations du W3C, induit beaucoup de codage et de scripts polluant dans la page HTML qui héberge les données ainsi mises en forme. Pour contourner ce problème, la plupart des intégrateurs d'animation HTML5, réalisées à la main ou partir de logiciels dédiés (Edge, Flash Pro, MotionComposer, Hype, Sencha, Radi, Klynt), utilisent des iFrames pour canaliser tout ce méli-mélo. Cela permet de maintenir une page HTML propre et sémantique, sauf pour l'animation qui demeure isolée dans un iFrame par nature opaque et inaccessible.

Paradoxe des temps. Jobs a tué le format SWF pour ses performances, sa sécurité et son inaccessibilité au profit du HTML5 et, surtout, au profit non avoué des solutions d'applications propriétaires natives et lucratives hébergées sur l'App store. Pour cela donc, on place des animations HTML5, dites plus performantes (bien que plus lourdes) et plus accessibles (bien que placées dans des iFrames inaccessibles) en lieu et place d'animations Flash SWF inaccessibles (bien qu'accessibles et référençables depuis que des options de description sémantique ont été intégrées au sein des animations et plus légères depuis le player 10.3 qui prend en charge la carte graphique).

Rappelons que nous utilisons Flash pour réaliser uniquement ce que ne permet pas le HTML. Le HTML avance (HTML5). Donc, de plus en plus d'animations simples sont légitimement réalisées en HTML5.

Mais soit ! Il n'en reste pas moins que l'important, pour beaucoup d'utilisateurs et de designers, c'est de permettre l'affichage d'une animation sympa, sur tous les postes y compris un iPad. Finalement, peu importe la technique utilisée. Donc, à priori, il n'y a plus de débat. HTML5 permet de répondre, grâce à Javascript, à la plupart des effets animés de base.

Si on en reste donc sur les usages en vigueur en terme d'intégration d'animations HTML5 maintenant acquis, votre nouvelle création HTML5 que vous maîtrisez fièrement enfin, demeure, ô surprise, inaccessible et non référençable ! Pour vous aider dans votre intégration HTML5, si vous souhaitez bien sûr conserver l'idée de travailler avec des iFrames, sachez toutefois qu'il est possible de placer cet iFrame dans la balise descriptive du contenu alternatif lié à l'affichage d'une animation Flash accessible, par exemple, grâce au sempiternel script swfObjetc.js dont nous avons déjà parlé sur ce blog.

Si donc vous souhaitiez jouer du Flash pour les raisons que nous venons d'évoquer, mais que vous vous l'étiez interdit parce que HTML5 était sensément plus accessible, détrompez-vous. Placez d'abord un fichier Flash SWF, derrière lequel seulement, si le player n'est pas reconnu, vous affichez votre iFrame. Votre animation HTML5 placée dans cet iFrame bénéficiera alors des entrées associées au fichier SWF, de son référencement et de son accessibilité.

Flash favorise donc bel et bien l'accessibilité du HTML5, lorsqu'il est, il faut le préciser, intégré via un iFrame. Il fallait le dire !

Conquis ?

Lire aussi : Edge animation HTML5 sémantiques :
http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2013/04/edge-infographie-animee-html5.html

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