lundi 21 janvier 2013

Ingénieurs en poupe


Dans un monde de plus en plus pointu, complexe et technique, avec une culture de l'image dominante, et dans une conjoncture économique sensible, les profils ne proposant pas une expertise ne trouvent pas de débouché. Il est par conséquent nécessaire de parfaire dans un domaine et de savoir déléguer avec un tiers si nécessaire. Le succès des écoles d'ingénieur dont témoigne cet article de Capital révèle aussi le besoin de compétences très qualifiées, y compris dans le secteur de la communication.

1) Graphistes
Ainsi, un graphiste qui bidouille, sans connaître soit : la colorimétrie, le webdesign, le motion design, les publications digitales, ne trouvera pas de débouchés. Le profil idéal étant bien sûr polyvalent (UX designer), mais privilégiez si possible une casquette. On paye toujours plus pour un projet pointu (avec plusieurs spécialistes aux tarifs jours élevés) que pour un projet moyen (avec des profils moyens aux tarifs jours d'exé).

2) Programmeurs
Un développeur qui ne programme pas dans une approche orientée objet risque de vite se faire dépasser, tant les développements en cours et sur mesure s'orientent vers un haut niveau de technicité (réalité augmentée, reconnaissance faciale et gestuelle, reconnaissance vocale, immersion 3D) et tant les développements basiques deviennent disponibles à partir de librairies (CMS, Jquery) mettant les simples présentations animées déjà au rang des anciennes technologies. La gestion des interfaces tactiles apparaît déjà comme une technique digérée, au sens où d'autres environnements de présentation, issues d'autres contextes donnant lieu à de l'interactivité et de l'immersion, se profilent. Si vous choisissez de rester sur du développement d'applications à partir de données simplement mises en forme, vous n'avancerez pas vraiment, vous stagnerez, en ce sens que le tactile, c'est aujourd'hui le standard. Pour être au-delà du standard, il faut donc déjà sortir du tactile. Et pour cela, il n'y a que la programmation native et objet qui l'autorise.

Si vous cherchez à vous positionner, suivez les présentations des spécialistes dans les universités, les salons, les associations de professionnels (designers interactifs), et si vous devez vous former, privilégiez les écoles d'ingénieur et de design graphique de haut niveau qui proposent des formations à la hauteur des enjeux de l'économie de demain (gaming, ingénierie, architecture de l'information), si possibles diplomantes, bien plus valorisantes et utiles que des formations sur des techniques finalement très sommaires bien que complexes, mais qui se révèleront vite insuffisantes quoi qu'on en dise aujourd'hui (HTML5, Javascript, Flash Air). Ces dernières en effet surfent sur une tendance de marché. Mais les techniques d'immersion à partir d'applications mobiles ou d'extensions de navigateurs, avancent plus rapidement encore. Il suffit de voir ce qui se fait en téléchargeant différentes applications pour le comprendre.

Pour se préparer aux techniques de publication digitale en devenir, vous devez maîtriser la culture du signe et de l'image, depuis la capture à la post-production ou bien la programmation objet en C et dérivés de C (C#, C++, objective-C, Java). Le reste se révèlera insuffisant.

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