vendredi 20 décembre 2013

Regard Bouddhiste : gratuit pour les fêtes


Le premier magazine francophone de culture bouddhiste "Regard bouddhiste", édité par Triyana et réalisé par votre serviteur, est disponible sur l'App store. Le numéro 1 est gratuit jusqu'au 31 décembre 2013, uniquement sur iPad !


Accès direct à l'application Kiosque Newstand dans iTunes store :
https://itunes.apple.com/fr/app/regard-bouddhiste/id750997892?mt=8

Une belle occasion de découvrir dès ce week-end ou dans les tous prochains jours ce nouveau magazine d'une grande qualité éditoriale.












Netflix arrive en France !


Le géant américain diffuseur de vidéos à la demande, jusqu'en 4K (qualité cinéma) et avant leur passage à la télévision, devrait débarquer dans l'hexagone avant fin 2014, après une première expérience déjà concluante dans le Benelux, et dans les tous prochains mois en Belgique et en Allemagne. La SACD et nos chaînes françaises sont sur le qui-vive ! Il en va de la dépossession intégrale de notre système de production audiovisuelle.

Nous en avions déjà parlé sur ce blog, l'évolution des réseaux introduit inévitablement l'ouverture des canaux de diffusion aux diffuseurs qui hébergent leurs contenus hors de non frontières sans respecter, ni notre fiscalité, ni notre chronologie des médias, seule protectrice de nos créations.

Selon le Figaro, une négociation est en cours entre nos dirigeants, inspirés par les recommandations de Pierre Lescure sur l'audiovisuel, et NetFlix. Il en résulterait ceci :
  • Obligation de localiser le service en France et payer la TVA en France.
  • Obligation de respecter la chronologie des médias française.
  • Obligation de participer au financement des productions françaises.
Certaines oeuvres non diffusées en France resteraient disponible hors contraintes, telles que des séries, en version intégrale et HD, le premier jour de leur exploitation si elles ne sont pas diffusées sur nos chaînes ou si elles sont coproduites par le diffuseur en question.

Si l'ouverture du marché à NetFlix semble rester sous contrôle, il n'en restera pas moins un sérieux concurrent pour des chaînes comme Canal+, premier diffuseur de séries américaines de qualité et de fictions, sur le calendrier.

Cet accord reste en outre provisoire, les Etats-Unis souhaitent en effet, dès la fin de l'année 2014, une fois NetFlix implanté donc, menacer de boycotte l'importation de nos produits si nous n'ouvrons pas davantage notre marché à l'économie mondiale. C'est le fameux accord transatlantique qui va poindre son nez, quelque peu après nos échéances électorales.

jeudi 19 décembre 2013

Comparatif des tablettes


A l'approche des fêtes de fin d'année, c'est un français sur dix qui va s'offrir une tablette à Noël, pour atteindre rapidement près d'un foyer sur cinq déjà équipé d'une tablette.

Le journal du Geek vient de publier un comparatif sur les OS des tablettes. Un lien utile avant d'effectuer tout achat :
http://www.journaldugeek.com/2013/12/17/guide-achat-tablette-noel-2013/

Pour ma part, j'ajouterais que l'OS ne fait pas tout. Assurez-vous de l'évolutivité de votre matériel (capacité de stockage extensible) et de sa vélocité (fluidité des animations et de l'interface). Microsoft est encore un peu jeune sur ce marché. Apple refuse d'ouvrir sa plateforme à des connectiques utiles (USB). Un bon Android haut de gamme mérite peut-être un coup d'oeil.

Joyeux Noël !

mardi 17 décembre 2013

Aquafadas Cloud Authoring

La même semaine où Adobe annonce l'ouverture du format folio, Aquafadas ouvre au public son système de création de ePub, d'applications et de visualiseur Web (Flash) à partir de n'importe quel PDF via sa nouvelle plateforme Aquafadas Cloud Authoring. Une solution encore plus universelle bien que limitée techniquement, du fait de l'absence d'enrichissements induit aux limitations du format PDF. Mais le coût de diffusion en est également amoindrit et la publication numérique apparaît désormais ouverte à tous les utilisateurs.

Le service est disponible en ligne à l'adresse suivante, en version bêta :
http://kobo.factory.aquafadas.com/fr/#/login

Quelles sont les fonctionnalités de ce dispositif ?
  • Importation TIFF, PNG, JPG, GIF, PDF ;
  • Export ePub Fixed layout, App iOS, App Android, visualiseur Flash pour le Web ;
  • Disponibilité d'enrichissements de type : liens externes, vidéo* (sauf actuellement pour l'export Flash mais en devenir) ;
  • Pas d'enrichissements Aquafadas, pas d'animation InDesign Flash pour PDF (retiré des dernières versions d'Acrobat), pas de 3D, pas de formulaires.
  • Tarif de 100€HT la parution seulement, par store. Licence d'un an permettant la mise à jour des métadonnées de la parution. Les années suivantes, i la licence n'est pas renouvelée, la parution reste disponible à la vente dans les stores. Simplement, les métadonnées ne sont plus modifiables. Ajouter juste le prix habituel d'un kiosque qui encapsulera vos parutions (environ 500€HT/an/store).
Voici une vidéo de démonstration :


Bien que ce service réponde à une véritable attente des utilisateurs souhaitant juste être présents sur les nouveaux périphériques, rappellerons que la mise en forme d'un document à destination de ces écrans, même si elle ne contient aucune interactivité, requiert une organisation spécifique, avec un corps de texte adapté, une mise en page horizontale ou verticale, et autres. Cette moulinette à portée de tous implique par conséquent un vrai travail de la mise en page, en amont de sa complétion. Mais pour de la documentation institutionnelle ou des documentations techniques basiques, c'est une solution pertinente.

Rappelons enfin qu'un support prend son sens lorsqu'il est exploité pour ce qu'il apporte de distinctif par rapport aux autres supports. Si vous diffusez des parutions plates sur les tablettes, sans liens, sans vidéo, il est peu probable que vous réussissiez à pérenniser vos actions de communication. Mais, même dans son plus simple appareil, Cloud Authoring intègre la vidéo et des liens, ce qui devrait par conséquent satisfaire nombre d'utilisateurs. Reste à nourrir ces possibilités en intégrant, dans votre flux de production, de la création audiovisuelle.

Une solution qui peut effectivement trouver son modèle économique puisque si la parution apporte réellement un contenu différencié, elle pourra se vendre ou se faire financer par l'insertion de campagnes publicitaires animées, ce que permet justement ce format exportable en Application pour les stores Apple et Android.

Une corde de plus à ajouter à l'arc du maquettiste digital, donc ; )

lundi 16 décembre 2013

Réforme de la formation continue


Ce 14 décembre 2013, a été lancée la réforme de la formation continue. Les nouvelles cotisations entreront en vigueur au printemps 2014 et les droits qu'elle induit seront effectifs eux en janvier 2015 :
http://www.pourseformer.fr/fileadmin/www.pourseformer.fr/www.pourseformer.fr/ANI_formation_14_de__cembre_2013_Accord_ouvert_a___signature.pdf

Actuellement, quiconque ayant cotisé un temps soit peu en tant que salarié, ou tout demandeur d'emploi de longue durée, peut bénéficier d'une formation courte (DIF) ou longue (CIF), sans qu'elle n'ait de rapport avec quelqu'employabilité que ce soit, ni qu'elle se révèle qualifiante. La plupart des formations sont de très bonne qualité (Pyramyd, Gobelins...) et indispensables face aux évolutions de nos métiers, mais quelques centres de formation sans scrupule ont profité de cette vache à lait (35 milliards/an) pour vendre des stages bidons à des des candidats vulnérables (ex : le Gret...). Voici ce qui devrait changer :

Les formations devront être qualifiantes. C'est-à-dire aboutir à un certificat de qualification professionnelle ayant une équivalence universitaire dans le monde entier. Cela signifie également que les formateurs devront s'illustrer d'un diplôme valant au moins le niveau pour lequel ils enseignent. Logique tout-à-fait discutable si l'on considère qu'un formateur maîtrisant bien un aspect d'un diplôme vaut mieux qu'un diplômé ayant une vision large d'un métier mais sans compétences opérationnelles. Mais sur la conduite générale d'une formation, il reste en effet compréhensible qu'il faille assurer au moins le niveau pour lequel on intervient.

Les droits seront élargis à tous les adultes de + de 16 ans, toute leur vie, pour 150h de formation maximum tous les 9 ans, qu'ils soient salariés ou non. C'est-à-dire moins que les 120h/5 ans actuellement en vigueur et disponibles cela dit uniquement pour les salariés ayant cotisé. C'est le partage du temps de formation, pour ainsi dire. Plutôt une bonne nouvelle donc. Mais les pré-requis des candidats à la formation devront être davantage contrôlés qu'auparavant, par secteur d'activité. Plus de temps de préparation, c'est donc aussi moins de temps pour approfondir un sujet.

La refonte de la taxe professionnelle. Elle sera élargie aux TPE et uniformisée. Pour connaître le détail des taux par catégorie professionnelle, consultez cette page de l'Express entreprise :
http://lentreprise.lexpress.fr/

La création d'un observatoire des métiers. Il aura pour mission de vérifier la validité d'un programme de formation et de confirmer aux OPCA (les financeurs) si une formation est en phase ou non avec les promesses d'embauche des entreprises. Le cas échéant, la formation ne sera pas prise en charge. Elle pourra avoir lieu si les entreprises ou les particuliers se les offre individuellement sur leurs fonds propres, mais si elle n'est pas finançable, il y a de fortes chances pour qu'elle ne soit pas maintenue dans les programmes catalogue des centres de formation.

Ce qui va se produire, c'est que tous les centres de formation vont appliquer à la lettre les programmes éligibles du RNCP afin d'entrer dans le cadre juridique des formations qualifiantes. C'est-à-dire qu'ils vont ajuster leurs programmes afin de montrer qu'ils enseignent ce qui est demandé. Mais ça, c'est de la pure réthorique. En pratique, il conviendra de s'assurer que les contenus sont réellement opérationnels, concrets, que les formateurs ne se contentent pas de commenter, mais effectuent une réelle transmission de savoir aboutissant à une véritable mise en pratique. Et cela, seuls les stagiaires sortant des centres de formation sauront vous dire ce qu'il en est vraiment.

En résumé, si vous souhaitez vous reconvertir, tentez d'abord de rencontrer des personnes ayant déjà suivi le parcours de formation que vous convoitez afin de vous assurer que même si la formation apparaît éligible, qu'elle s'avère réellement qualifiante. Il y a beaucoup de baratineurs dans le milieu. Et ces réformes vont amplifier le phénomène. Restez vigilants ; )

mercredi 11 décembre 2013

Adobe DPS : le folio en licence libre !


Adobe annonce ce mardi 10 décembre la libre exploitation de son format propriétaire le .folio à partir du premier trimestre 2014. Une documentation sur les spécifications liées à ce format sera disponible prochainement. Il sera alors possible à quiconque de générer des fichiers .folio, sans nécessiter InDesign pour ce faire. Quels enjeux s'annoncent pour les créateurs de magazines interactifs pour tablettes, et pour les marques de logiciels ?

Pour les créateurs
Que vous utilisiez finalement la suite Adobe ou non, vous pourrez produire des .folio, c'est-à-dire, des fichiers structurant les magazines interactifs pour tablettes dans un fichier zip renommé. Adobe ouvre sa solution à un public sans doute plus business, peu familier de l'usage de solutions Pros comme Photoshop, Illustrator et InDesign, et plus au fait d'outils bureautiques populaires. Les éditeurs de presse et de livres pourront également créer leur propre progiciel afin de générer ces formats à la volée et réduire le temps de génération induit par l'environnement de publication interne de inDesign. Une avancée pour tous, si tant est que les utilisateurs finaux sauront ne pas abuser d'effets visuels (multiplication hasardeuse de typos, mises en formes inconsidérées, absence de culture du signe) comme l'a permis la généralisation du format PDF et sa génération à partir de documents peu graphiques créés par exemple sous Word ou Powerpoint par des utilisateurs non avertis. C'est le prix de la popularité. Le .folio va devenir un format populaire.

Pour les logiciels
Adobe semble réagir à la promesse qu'avait déjà annoncée Aquafadas sur son propre site, lors de la sortie de la version 3.0, en juin dernier, avec la possibilité en devenir d'exploiter aussi le format .zave (le zip qui produit des magazines interactifs version Aquafadas) à partir d'un autre environnement que InDesign ou XPress. Si les deux marques cherchent à ouvrir l'usabilité de leurs formats respectifs, c'est qu'il faut malgré tout compter sur la nécessité, pour Adobe comme pour Aquafadas, de passer par la case payante acrobat.com (pour Adobe) et avepublishing.com (pour Aquafadas) afin de diffuser son fichier gratuit à partir d'un kiosque qui, lui, reste absolument subordonné à une licence ! Donc, ne rêvez pas. C'est une ouverture dont la vocation est de vendre plus de licences et d'extensions payantes telles que, entre autres, le formidable outil de tracking d'audience de Adobe, vraiment très performant, inclus dans sa solution de marketing digital, complémentaire des solutions créatives cloud.

En conclusion, le bénéfice de cette ouverture est que le format pour tablettes va indiscutablement se généraliser et créer un vivier d'usages et donc de solutions vers ces nouvelles plateformes. L'ouverture permettra aussi à Adobe de bénéficier indirectement d'extensions puissantes développées gratuitement par une communauté de tiers indépendants, extensions que tous les utilisateurs natifs de Indesign disposeront probablement un jour au sein de leur environnement préféré de production et qui aideront Adobe à mieux rivaliser et à bon compte avec des solutions concurrentes.

Un grand pas pour le digital, donc. Merci Aquafadas. Merci Adobe.
http://blogs.adobe.com/digitalpublishing/2013/12/readership-metrics-open-folio-format.html

Et merci Hervé pour le scoop ! Je ne l'avais pas vu passer celui-ci ; )

dimanche 8 décembre 2013

Glowbl : l'innovation full Flash !

Glowbl est le nouveau réseau social Live et graphique, un Hangouts à la française, le must du moment. Mais il apparaît nettement plus graphique que les réseaux sociaux habituels et pour cause, c'est du full Flash.


Pour nous, Mathieu Labey, CEO de Glowbl, a accepté de répondre aux questions que vous vous posez sûrement et que je me suis posées à la découverte du prix de l'innovation que l'entreprise lyonnaise venait de recevoir le 2 décembre par messieurs Montebourg et Hollande, devant la solution concurrente de Google. Un succès indéniable. Mais pourquoi Flash ?

Si l'on observe le site glowbl.com, on découvre effectivement une interface en Flash SWF qui propose une série de services conviviaux pour présenter des contenus avec un système de navigation véloce et nodal. Une approche graphique fluide dotée d'une ergonomique classique pour un site en Flash mais inédite pour un site social, habituellement très ancré sur une architecture des années 90 où les liens ne sont que des libellés sans caractère et soulignés en bleu : l'Internet de papi ! De même, lorsqu'on accède à Glowbl sur les périphériques mobiles, on découvre une solution applicative également graphique et robuste, développée en Air. Mais alors, on nous aurait menti ? HTML5 ne suffirait pas ?

Mathieu Labey confirme ce que nous avions déjà relevé sur notre blog, lors de la généralisation programmée des projets en HTML5 et devant l'abandon progressif des projets en Flash, à cause de l'indisponibilité du player sur certains périphériques. Si Apple a tenté de tuer Flash pour des raisons purement stratégiques, rien n'a enlevé, selon Mathieu Labey, de Flash sa suprématie technique face à un HTML5 qui ne tient pas ses promesses. Le choix de la solution pour développer des projets innovants s'est donc imposée d'elle-même, à l'image de ce que Google et d'autres grands sites ont également effectué, et malgré le fait d'avoir testé en interne le déploiement d'une solution JS/HTML5 mais qui n'a pas séduit car le calcul des collisions et autres mouvements en JS sur plateforme mobile demeurait trop lent.

Parmi les points essentiels qui ont valorisé la solution Flash face au HTML5, Mathieu Labey évoque les points suivants :
  • Pas de canaux audio multiples en HTML5 ;
  • Pas de Websocket dans IE9 ;
  • Standards non uniformisés en HTML5 d'un navigateur à l'autre, ce qui implique un temps de développement trop long pour un rendu médiocre ;
  • Code Javascript ouvert et donc non sécurisable ;
  • Flash permet de coder une fois pour tous les périphériques ;
  • Les styles graphiques possibles avec Flash ouvrent de plus grandes portes qu'en HTML5 et notamment le lissage des formes et des typos.
Soulignons que la société Glowbl a en effet choisi le format Flash pour son export SWF, IPA et APK, mais c'est la plateforme Flex qui a été utilisée pour le développement des interfaces, jugée plus efficace que Flash Pro. En Flex, pour structurer un programme, on peut en effet coder en langage MXML qui simplifie grandement l'implémentation des objets et dans un contexte de compilation plus proche des pratiques de la POO, avec un système de gestion de classes bien plus abouti que dans l'environnement classique de Flash Pro, plus adapté, en revanche, à l'animation d'éléments de l'interface (spritessheets).

Pour conclure, Mathieu Labey nous rappelle que même Google a déployé des solutions basées sur Flash et a recodé lui-même le player pour son navigateur Chrome. Nombreux sont ceux qui misent, comme Google, sur une renaissance possible du Flash, précise-t-il, car ce qui compte, c'est ce que vit l'utilisateur. Et pour l'utilisateur, que ce soit du Flash ou du HTML, il s'en fiche,  ce qui importe, c'est le service.

Pour en savoir plus sur Glowbl, consultez le site à l'adresse suivante :
http://www.glowbl.com/web/fr

mercredi 4 décembre 2013

GreenSock SplitText : texte fluide HTML5


GreenSock vient de publier une nouvelle classe d'animation HTML5/JS/CSS compatible IE8 : SplitText. Elle permet d'animer individuellement chaque caractère d'un bloc de texte avec une bonne emprunte de vélocité, à la manière de Aquafadas MotionComposer.


Cette classe est compatible avec tous les logiciels d'intégration HTML5 dont Edge Animate et Google Webdesigner.

Pour en savoir plus, consultez le site de Greensock :

http://www.greensock.com/splittext/

Sencha Touch : API HTML5 mobile


Sencha, logiciel d'animation HTML5 pour utilisateurs expérimentés, se décline également sous la forme d'une solution spécifique pour la création d'interfaces mobiles à partir de librairies JQuery : Sencha Touch. Et c'est Digit Books, un éditeur de livres numériques informatiques brestois, partenaire de célèbres éditeurs (O'Reilly, Pearson) qui propose ce livre très attendu sur le déploiement d'interfaces mobiles, pour moins de 12€.

Pour en savoir plus sur cet ouvrage et consulter un extrait, accédez directement à la page de l'éditeur à cette adresse :

http://www.digitbooks.fr/sencha-touch-le-framework-des-applications-mobiles-221.html


Mise à jour Flash Pro CC

Ce mercredi 4 décembre est disponible une nouvelle version de Flash Pro CC. Focus vers le HTML5 et les API mobiles. Exit le SWF :

Dans cette version, on remarque au premier abord, dès la page d'accueil du logiciel, la vocation désormais full gaming du logiciel. Le premier document que permet de générer Flash est désormais un document HTML5 ! Il s'agit du format Canvas, déjà disponible depuis la CS6, mais débogué dans cette version et associé à trois modèles près à être utilisés.

 
La création d'un fichier HTML5 Canvas se fait désormais dans un document indépendant de l'export SWF. Adobe distingue très nettement ces deux formats. L'esprit tout en un n'a pas été conservé afin de stabiliser la gestion HTML5.

Des fragments de code en Javascript sont enfin disponibles. Une pure merveille !


On regrettera l'absence reconduite de l'éditeur graphique qui a été retiré lors du passage à la version CC, et pourtant indispensable pour réaliser de somptueuses animations, à présent reléguée vers After Effects, plus enclin à animer avec vélocité.

Cette version confirme donc l'orientation Gaming du produit. Pour animer des pages Web, on s'orientera sur Edge Animate. Pour animer de manière avancée au format vidéo, misez sur After Effects.

Pour en savoir plus, visualisez aussi cette démo au format vidéo :

mardi 26 novembre 2013

Gobelins : une f.i. digital publishing !


L'école des Gobelins, qu'on ne présente plus, ouvre cette année la première grande formation initiale certifiante du secteur de la publication digitale, signée David Tardiveau, qu'on ne présente également plus ; )

Une formation qui arrive dans un marché jeune, ouvert, et qui impose déjà ses standards (ergonomie, formats, outils, économie). Par le soutien de la Chambre de commerce et d'industrie, c'est une nouvelle branche professionnelle qui apparaît également homologuée ! Et vraisemblablement, de nombreux nouveaux emplois à la clef.

Pour ma part, j'aurai le plaisir de vous y retrouver afin de vous transmettre mes connaissances. Première session de cette belle aventure : septembre 2014.

http://www.gobelins.fr/fc2014/multimedia/DI01.htm

Programme de la formation sur 191j (126j + stage en entreprise) :

Module 1 - Les fondamentaux des interfaces interactives tactiles | 8 jours

  • Pour se mettre à niveau sur les techniques relatives aux règles fondamentales de mise en page et de typographie. Découvrir les environnements mobiles dans lesquels vous développerez et conduirez des projets de publication.
  • Les techniques de publication sur supports mobiles tactiles
  • Les devices et OS
  • Le périmètre du digital publishing
  • Les formats de fichiers spécifiques
  • Règles de typographie et de mise en page adaptées

Module 2 - Architecture de l'information et design d'interfaces interactives | 11 jours

  • Organiser, préparer et maîtriser l'architecture et l'information d'un projet
  • Le design d'interface pour supports tangibles
  • Le design interactif
  • L'affordance et l'iconographie
  • L'architecture de l'information et le wireframe
  • La dataviz : comprendre la datavisualisation
  • La synthèse de l'ensemble de ces techniques sera approfondie à travers :
  • Une séance de « reverse engineering »
  • Un workshop (architecture de l'information + design d'interface + design d'interactivité)

Module 3 - Acteurs, économie et gestion de production du digital publishing | 11 jours

  • Le digital publishing s'inscrit dans des environnements variés et met en œuvre des processus de fabrication complexes. Il est donc nécessaire d'identifier les métiers et les acteurs impliqués, de comprendre les étapes et les workflows de publication, et de maitriser la dimension économique de la gestion de production. Il est tout aussi utile de se familiariser avec les modèles économiques émergeants du digital publishing .
  • Marchés, acteurs, métiers
  • La gestion de production en digital publishing : plannification, ressources, budget
  • Les différents modèles économiques du Digital publishing
  • Les processus de publication sur les stores et kiosques (Google Play, AppStore, etc)
  • Des séances régulières de veille collaborative sur l'actualité des usages, des marchés et des acteurs seront régulièrement organisées dans le cadre de ce module.

Module 4 - Les outils du digital publishing | 30 jours

  • Après une mise à niveau sur les logiciels de mise en page et de traitement graphique, vous apprendrez à réaliser et produire des publications à l'aide d'outils et formats standards du Digital publishing.
  • Mise en Page (InDesign, Photoshop, Illustrator)
  • Mise en pratique de mise en page
  • Les outils de production du Digital Publishing (Adobe DPS, Aquafadas, ePub, PDF interactif)
  • La synthèse de l'ensemble de ces techniques sera approfondie à travers :
  • Une mise en pratique de productions au fur et à mesure de la progression d'apprentissage des outils
  • Un workshop (réalisation d'une première publication)

Module 5 - Les overlays du digital pusblishing | 19 jours

  • Les publications réalisées à l'aide des différents outils nécessitent l'intégration de médias, vous apprendrez donc à produire des contenus statiques et interactifs.
  • HTML 5
  • Responsive Design
  • Javascript
  • After Effects
  • Premiere
  • Edge
  • Mise en pratique du HTML 5

Module 6 - Outils de développement intégré | 8 jours

  • Pour enrichir vos compétences en publication numérique, vous serez initié aux méthodes de publication numérique majeures : Titanium, Muse, PhoneGap

Module 7 - Projet | 30 jours

  • Pratique : En binôme, vous devrez concevoir et réaliser un projet de publication numérique dans lequel vous intègrerez les contenus que vous devrez vous-même produire. Cette production devra être publiée sur un store.
  • Théorie : Rédaction d'un mémoire

Module 8 - Stage en entreprise | 65 jours

  • Mai/Juin/Juillet 2015.
  • Aide à la recherche de stage en entreprise.

mardi 19 novembre 2013

SATIS 2013

Le salon des techniques de l'image et du son, cru 2013, a ouvert ses portes cette semaine. Une halle Freyssinet presque vide pour quelques nouveautés sans surprise.

Le 4K
Sony est la star cette année avec son stand dédié au 4K. Suite à quelques échanges, voici ce que j'ai pu obtenir. Ils espèrent en faire un produit de masse, à moyen terme. Si si, ils y croient dur. La 3D est, selon leur propres mots, "un gadget qu'on nous ressort tous les 10 ans et qui ne tiendra pas, que ça ne présente aucun intérêt. On ne peut pas partager une émotion avec des lunettes ! Mais le 4K, ça, c'est du sérieux ! Regardez..."
Il n'est pas exclu que le 4K prenne en effet. Si l'on considère que les directs et les productions numériques seront rapidement disponibles dans ce format, les anciennes productions de qualité pourront être adaptées assez rapidement comme elles le furent au passage du SD vers la HD. Les prix des téléviseurs vont fondre comme ceux des premiers postes HD. Et à la question sur l'intérêt d'une telle résolution alors que le commun des utilisateurs se satisfait aujourd'hui d'une vidéo Youtube ultra compressée, ils ajoutent que c'est là que Sony sortira son arme absolue : "le lecteur de 4K propriétaire Sony qui remplacera votre bon vieux Bluray..." et vos films VOD iTunes trop compressé !


Les accessoires pour Reflex numérique
Quelques stands apportent aussi quelques produits séduisants, comme ces bras flexibles pour Reflex numériques ou volant à hélices. Les belles images sont enfin à la portée de toutes les productions. Mais un goût de déjà vu bien que toujours assez surprenant à voir.

La formation, les logiciels
Puis, un bon quart des exposants se concentre sur la formation, entre écoles spécialisées (Gobelins, INA, Elephorm) et éditeurs de logiciels (Adobe, Avid...). Incontournables pour découvrir les dernières nouveautés en vidéo.

Mais rien de révolutionnaire. A suivre.

mercredi 13 novembre 2013

Adobe Muse décole

Comme Edge Animate, Muse aura mis quelques temps pour s'imposer, mais la mise à jour sortie ce 13 novembre en dit long.

Muse que l'on voyait comme une solution temporaire en vue de combler un trou, et développé en Air, est devenu, en quelques mois, l'outil de prédilection de la plupart des graphistes, codeurs ou non, tant son ergonomie a séduit et ses fonctionnalités élémentaires suffisent pour la plupart des sites vitrines. Les centres de formation misent de plus en plus sur Muse pour accompagner les graphistes vers le Web, autant que sur Edge Animate. Le retour des entreprises est positif. Elles apprécient que leurs maquettistes puissent enfin exporter des pages Web en bonne et due forme, sans leur changer d'habitudes. Pour ma part, j'apprécie l'interconnectivité avec Edge pour convertir les pages fixes en objets animables sans iFrames.

Rappel sur les fonctionnalités du soft :
  • Création de pages statiques sans coder.
  • Ergonomie proche de celle de InDesign avec importation multiple d'images, alignement intelligent, raccourcis claviers.
  • Disponibilité de nombreux modèles de sites téléchargeables depuis Adobe Exchange depuis ce jour.
  • Création d'objets de bibliothèque et de gabarits réexploitables.
  • Disponibilité de composants Javascript pour automatiser la création de galerie d'images, de dispositifs parallaxes.
  • Insertion de liens et modules pointant vers les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, Youtube, Google maps, Google+, Paypal, Priterest, Vimeo).
  • Liaisons avec Edge Animate pour y ajouter des animations HTML5.
  • Bonne intégration de formulaires.
A la question sur la nature du code généré, il s'agit de modules JQuery, de CSS, de balises div (malgré une structure HTML neutre sans doctype étendu façon HTML5). Selon les composants ajoutés, quelques appels de scripts peuvent apparaître directement dans le corps de la page, mais rien de bien gênant pour des sites Web à vocation de vitrines ou événementiels. Plutôt un bon outil donc, sur lequel on peut désormais compter. La liste des nouvelles fonctionnalités engage Adobe sur une vision absolument durable du logiciel. On peut donc compter sur lui.

Rappelons que Muse est un logiciel qui s'exécute sur votre ordinateur comme tout autre logiciel de la suite CC. Il n'est pas nécessaire d'être connecté en permanence pour l'utiliser. Il est disponible seul ou dans l'abonnement complet de la suite créative.

Pour télécharger un exemple de site généré par Muse, consultez la page didacticielle suivante :
https://helpx.adobe.com/fr/creative-cloud/learn/start/muse.html

dimanche 10 novembre 2013

Les Dataviz


Un dataviz, ou data visualisation, est une animation qui reprend des données sous une forme didactique et plus graphique qu'un tableur ou qu'un affreux slide Power Point. Voici un brillant exemple de dataviz belge intitulé "Sans lendemain", sur l'enjeu énergétique et économique de notre civilisation (durée 30'), par le réalisateur Dermot O'Connor.



Les dataviz sont généralement réalisés grâce au concours de bons auteurs journalistiques et de bons motion designers, lesquels utilisent principalement After Effects et Flash pour ce faire. Le format est vidéo et demeure, de ce fait, compatible avec tous les canaux de diffusion (Web, application mobile, magazine interactif, réseaux sociaux, TV, cinéma, mobilier urbain). Lorsqu'il se résume à une image fixe, Photoshop ou Illustrator suffisent à le mettre en forme. Si on souhaite rendre le projet interactif, Edge Animate conviendra désormais (en lieu et place de Flash Pro jusqu'ici pressenti).

Les dataviz peuvent ainsi arborer des formes plus élémentaires ou sophistiquées.

On les découvre dans des images fixes faciles à partager.
http://dataviz.tumblr.com/

On les découvre dans des infographies interactives :
http://dataviz.rennesmetropole.fr/quisommesnous/index-fr.php


samedi 9 novembre 2013

Ouest-France mise sur les tablettes


Cette semaine, le premier quotidien de France vient de proposer un journal pour tablette, de forme et de contenu différents du quotidien numérique initialement diffusé au format PDF. Une révolution dans la presse, qui conçoit enfin que le support tablette offre des perspectives nouvelles d'écriture et de mise en forme, par rapport aux supports traditionnels, papier et même Web.

L'application se nomme L'édition du soir et est disponible à l'adresse suivante :
https://itunes.apple.com/fr/app/ledition-du-soir/id728307840

Même si je ne suis pas l'initiateur de ce projet, je suis heureux d'avoir participé aux échanges qui ont précédé cet événement, lors d'interventions répétées en formation, effectuées il y a plus de 2 ans. Mais c'est bien la rédaction et la direction du journal qui ont initié ce projet.

La problématique était d'exister plus efficacement sur le Web. La meilleure stratégie était de déployer un contenu exclusif vers les plateformes mobiles et les tablettes.

Ouest-France a choisi de travailler à partir de 2 technologies, un moteur de publication belge lequel permet de générer le quotidien à la volée et Aquafadas, pour les périodiques et les éditions les plus enrichies.




jeudi 7 novembre 2013

Quand la CCi promeut l'évasion fiscale

Cela ne s'invente pas.

Mercredi 6 novembre 2013 a eu lieu, 27 avenue de Friedland, en face du jardin du prestigieux hôtel Salomon de Rotschild à Paris, dans les locaux même de la CCi (Chambre de commerce et d'industrie dont les missions sont financées par les impôts des sociétés localisées en France), la grande journée Google pour les Pros, société qui planque ses bénéfices justement dans les paradis fiscaux. Cherchez l'erreur.

Une autre étrangeté, ce jour-là. On pouvait s'interroger sur le fait que Google a présenté toutes ses actions sur des ordinateurs Macintosh, solution concurrente s'il en est des solutions de Google. Mais, on se remémore alors bien vite que Apple, comme son homologue Google, place aussi ses bénéfices dans les mêmes paradis fiscaux que ce premier. Tout va bien donc !

Pour couronner ce spectacle affligeant des évadés du fisc, pour les petits contribuables invités à cette réunion que nous étions, si par chance vous aviez pu obtenir un contact sérieux auprès d'un Google influenceur, vous releviez sur sa carte de visite (voir ci-dessus) une adresse qui en dit long.

Payez, mes frères, payez pour nous ! R. Devos

mercredi 6 novembre 2013

Comparatif logiciels HTML5 Adobe


Quel est le point commun entre Adobe Muse, Adobe Dreamweaver, Adobe Edge Animate et Adobe Flash ? Outre la marque de l'éditeur, ils exportent bien tous les quatre au format HTML5. Mais alors, comme on me le demande souvent (d'où ce post), lequel choisir et pour quel usage ? Un seul ne suffirait-il pas ?

Adobe Muse
Muse est un logiciel facile, ergonomique, de mise en page sans coder et de standard XHTML. Il n'anime pas. Il ne permet pas de développer des actions personnalisées. Il ne gère pas intrinsèquement les typographies avancées bien qu'il reste possible de les intégrer par du code. Mais il possède des librairies et des composants qui mâchent rudement bien le travail. Le tout en reprenant une ergonomie proche de InDesign. C'est un doux mixage entre Dreamweaver et InDesign, pour ainsi dire, en ne gardant que ce qui est utile pour créer des sites plaquettes. Il est adapté à la création de sites HTML d'aspect fixe. Idéal pour débutants ou experts fait-néants.

Adobe Edge Animate
Edge Animate permet de déployer des librairies avancées de typographie (Google font, Typekit), des animations HTML5 véloces (distorsions, rebonds, simili 3D), et de l'interactivité avec un codage très digeste pour un designer. C'est l'animation par excellence. Exit Flash SWF. Edge Animate remplace le format Flash SWF maintenant absent des périphériques mobiles. Attention si vous souhaitez intégrer des animations Edge dans Muse. C'est possible mais le standard Muse est XHTML et Edge HTML5. Pour mixer les deux, Adobe propose la solution de l'iframe, intégrée au logiciel Muse et transparente pour l'utilisateur. Pour un insert plus sémantique, optez pour une page dédiée et vide que vous complèterez dans Edge ou montez votre page HTML5 à la main dans Dream.

Adobe Dreamweaver
Dream est un outil de mise en page qui apporte, en plus de Muse, la partie code. C'est un outil adapté pour monter des pages sophistiquées basées sur des structures sémantiques complexes. Il serait idéalement utilisé pour réaliser des sites portails éditoriaux si ces derniers n'étaient pas montés plutôt avec des CMS gratuits. On peut s'interroger donc sur l'utilité de Dream dans un flux de production réel. Il demeure néanmoins un outil intéressant pour personnaliser si besoin une page dans un site dont on n'a pas la main sur une interface d'administration pour ce faire. Utilisateurs avertis.

Adobe Flash Pro
Flash exporte toujours au format SWF, de moins en moins prisé, et pour cause, son player est absent des périphériques mobiles. Mais, il exporte aussi dans des standards HTML5 et sous la forme d'applications fixes ou mobiles. Parmi les standards HTML5, nous avons outre la vidéo, les spritesheets (suite d'images animées) et le Gif animé, le standard Canvas qui permet d'animer et déployer une interactivité sur des objets graphiques de rendu bitmap, en 2D ou en simili 3D. Non codeurs s'abstenir sauf si vous travaillez en binôme. On l'utilise uniquement dans un workflow dit de gaming ou pour la création de bannières HTML5. Comparativement à Edge Animate qui publie au bas mot 200ko de scripts minimum pour une scène, Flash ne code que ce qui est utile lors de l'export HTML5 Canvas. Ainsi, une bannière, qui ne doit jamais excéder quelques dizaines de kilos, sera plus facilement gérable via Flash, comme ce fut le cas déjà en SWF.

Quid de Photoshop, Illustrator, InDesign et Edge Reflow ?
Les logiciels graphiques permettent d'exporter les images découpées voire de générer les pages HTML mais sans aucune liaison ni interactivité. Si vous devez produire un site, il ne suffiront pas. Edge Reflow, en revanche, est un outil qui permettra de rendre vos maquettes responsives (élastiques). Reflow complète allègrement Photoshop par exemple, surtout en version CC très productive avec l'export automatique des images depuis Photoshop vers Reflow. Mais, de même, pour créer les connexions et enrichir vos pages, Reflow ne suffira pas. D'où ces quatre solutions que je viens de détailler.

Ainsi, si vous souhaitez réaliser des sites comme on monte des pages en PAO dans InDesign, c'est Muse. Si vous voulez animer et rendre votre projet plus vivant et personnel, pour des vitrines sympas ou des sites plus graphiques, c'est Edge. Si vous réalisez des interfaces de jeu, c'est Flash. Et si vous souhaitez créer manuellement un site complexe à s'en arracher les cheveux alors que des CMS existent, c'est Dream ; )

mercredi 30 octobre 2013

MOOC : Massive Open Online Courses


Concept vieux comme le monde, le partage du savoir, trouve une nouvelle identité par la dénomination de MOOC, qui succède à e-learning, tutoriel, médiathèque, bibliothèque, encyclopédie... MOOC est le nouveau nom que l'on attribue désormais aux universités en ligne, mais pas que. Il formalise surtout un modèle technique, social et économique. Précisions :
  • Le MOOC est ouvert à tous, sans sélection, sans critère social, partout dans le monde, par les réseaux connectés ;
  • Le MOOC met à disposition une base de savoir commune et fondamentale, gratuitement ;
  • Le MOOC permet aux visiteurs de dialoguer avec des experts du monde entier ;
  • Le MOOC permet d'évaluer ses connaissances à l'aide d'exercices en ligne ;
  • Le MOOC délivre un diplôme labellisé par les plus grandes écoles.
Diderot et d'Alembert sont rassasiés. Mais, il y a la théorie et la pratique. Et dans la pratique, il va bien falloir trouver un modèle économique à la diffusion libre et universelle de la connaissance. Voici l'évolution viable du MOOC, selon les usages révélés par le N° 64 du journal La Tribune (L'université 3.0), du 25 octobre 2013.
  • Un premier niveau commun et fondamental sera disponible gratuitement ;
  • Un accès à des contenus plus stratégiques sera disponible uniquement à ceux qui en acquittent le droit (accès à des conférences, à des bases de candidats les mieux qualifiés, à l'évaluation qui donne droit au label très convoité des grandes écoles).

Ce système d'enseignement est en train de bouleverser la donne, car beaucoup pourraient en effet y trouver leurs comptes :

  • Les étudiants du monde, quel que soit leur profil, pourront accéder à une base de savoir, gratuitement.
  • Les recruteurs pourront disposer, mieux que par les réseaux sociaux professionnels, à des profils de candidats à partir de résultats (notations) vérifiables et fiables.
  • L'éducation nationale pourra réduire le coût de l'action présentielle des universités et de la formation continue, en numérisant tout ce qui peut l'être.
  • Les formateurs talentueux pourront faire valoir leur expertise en monétisant mieux leurs interventions, et facturer un cachet proportionnel au succès de leurs prestations.

Mais, il reste quelques interrogations dont l'issue alimente de nombreux débats mêlant Geneviève Fioraso, Aurélie Filippeti, les géants du Web, et la finance :

- Les enseignants qui verront substituer leurs interventions en présentiel par des tutos en ligne toucheront-ils des droits d'auteur ?
- Comment les petites universités du monde vont lutter face aux géants américains ? Et comment préserver la neutralité du savoir si celui vient à être co-financé par des entreprises privées ?
- Qui financera les formations de premier niveau dites gratuites, une taxe d'apprentissage ? Les contribuables français ? Les contributeurs étudiants du monde entier ? Mais acceptera-t-on de taxer seulement les français pour offrir gratuitement un savoir stratégique aux habitants des autres pays ?
- Qu'adviendra la formation continue professionnelle si le même savoir apparaît disponible numériquement et via les réseaux universitaires ?
- Toutes les écoles auront-elles les mêmes moyens pour s'offrir les conférences et les cours des experts les plus convoités ?
- L'éducation ne risque-t-elle pas de succomber à une tragique course à l'audimat ?
- Les bons experts ne finiront-ils pas dans les grandes écoles qui payent le plus (fuite des cerveaux) ?

Comme toute évolution, celle-ci appelle à rendre plus spécifique les acteurs actuels du secteur. Et il y a des précédents qui nous aideront à mieux comprendre cette dernière. Ainsi, si l'enseignement général et de base seront de plus en plus accessibles partout dans le monde gratuitement, ce qui aidera à pérenniser le présentiel en université ou en formation continue, ce sera évidemment l'expertise.

A bons entendeurs.

Pour en savoir plus sur le concept de MOOC, lisez La Tribune du vendredi 25 octobre 2013, N° 64.

Consultez aussi la vidéo de l'article du magazine Capital, sur l'avenir ludo-éducatif de l'enseignement, en 2020 :
http://www.capital.fr/carriere-management/videos/a-quoi-ressemblera-l-ecole-demain#xtor=EPR-226

Eric Schimdt : L'avenir de la presse


C'est au tour d'Eric Schmidt, patron de Google, d'emboîter le pas sur le concept de la publication digitale. Le site Scoop.it reprend une de ses dernières allocutions dans laquelle il annonce clairement la suprématie du modèle virtuel sur le modèle papier.

http://mashable.com/2013/10/23/eric-schmidt-magazine-future/

Pour E. Schmidt, le modèle numérique permet en effet de localiser précisément les contenus et les annonces publicitaires selon les profils des lecteurs, pas le modèle papier. De ce fait, il ne voit pas de retour possible vers le papier.

Rappelons que ce qui finance un magazine est d'abord l'annonceur, plus que son prix de vente (généralement 80% du budget global même pour un numéro payant). Aussi, si la pub se voit mieux valorisée sur les tablettes, il apparaît clair que les magazines ne seront bientôt viables économiquement que sous la forme de produits virtuels encapsulés dans des applications sécurisées et protégées par DRM : les publications digitales natives.

Ce principe est d'autant plus vrai pour la presse qui repose sur du contenu d'actualité, très ciblé et localisable. Reste que Google n'a pas encore de solution miracle à proposer aux éditeurs, pour le moment entretenue par Adobe ou Aquafadas. Mais une solution gratuite basée sur une participation au bénéfice des recettes publicitaires pourrait bien voir le jour très rapidement, faisant table rase des modèles existant. Affaire à suivre.

mercredi 23 octobre 2013

iPad Air affirme les usages

Apple vient de mettre à jour sa suite logicielle et hardware, d'un seul tenant, peu avant les fêtes de fin d'année. Les nouveautés apportent-elles des avancées réellement significatives ?

Plus puissants, plus compacts, accessoirement plus fragiles. Rien de neuf sous le capot ! En revanche, la petite histoire des tablettes, courte de 3 ans, nous a appris que ce qui prévalait concernant les nouveaux supports était l'usabilité du périphérique et que cela influait grandement sur la manière de mettre en forme et d'écrire le contenu (voir comment le Web a adopté les codes visuels et ergonomiques imposés par l'iPad). Et dans ce sens, on peut souligner, dans cette nouvelle mise à jour, quelques évolutions imperceptibles mais qui risquent de devenir rapidement efficientes : l'orientation, la résolution, le partage.

L'orientation
La réduction de la largeur de la tablette, dans le modèle à priori le plus spacieux et confortable, le modèle iPad Air, introduit une plus grande aisance pour prendre en main la tablette horizontalement, comme c'était déjà le cas avec l'iPad mini et maintenant Mini Retina. Les côtés gauche et droit se laissent saisir à pleine main pour une expérience encore plus immersive en mode horizontal, tandis que les bords étroits incitent à une prise en main par l'arrière pour libérer l'autre main, la main directrice, pour écrire ou naviguer, façon Note. Le choix de l'orientation s'avère donc plus connoté que jamais.

La résolution
Elle ne change pas et Apple maintient son ratio 4/3. Nul besoin de reconsidérer ses mises en formes si tant est qu'elle n'étaient pas déjà adaptées pour les écrans Android plus panoramiques si vos projets adoptaient déjà ces périphériques devenus majoritaires. Mais, la généralisation du Retina, désormais disponible sur Mini et sur iPad Air, ainsi que sur les MacBooks qui peuvent lire les ePubs Apple grâce à Mac OS Mavericks, va booster la création de magazines haute définition. Prévoyez par conséquent de migrer progressivement vos mises en forme vers une qualité HD, proche de celle du print. Les hautes résolution devenant également légion sur les plateformes concurrentes, le Web ne sera bientôt plus qu'un lointain souvenir.

Le partage
Apple comme Aquafadas, propose de rendre disponibles ses parutions pour tous les écrans. Lorsque Aquafadas le fait par un player Flash et un export à 280€HT par numéro pour les ordinateurs classiques, Apple intègre un export gratuit de vos ePubs 3 vers une extension de navigateur codé en natif ! Dommage que la fonctionnalité se limite aux équipements Apple, ce qui la rend en fin de compte assez peu viable commercialement, mais intéressante pour des publications ciblées vers les utilisateurs de Macs (artistes, créatifs, agences de communication, communication interne).

On notera que l'iPad ne possède toujours pas, conformément à la politique très bridée de Apple (comme Sony) que rien ne leur échappe, de port USB/SD pour y attacher une clé ou une carte SD de stockage Flash. Et ce, alors que toutes les tablettes du marché tendent vers ce type de connectivité. Un atout à ne pas négliger dans la création haute définition, très gourmande en stockage ! Apple mise sur la haute définition, mais oublie que son modèle économique n'est pas adapté à un marché libre et ouvert. Plantage en vue programmé.

Un bilan qui confirme donc la nécessité de prévoir des contenus de bonne qualité plastique pour vos futures publications, et de cogiter plus que jamais sur le sens implicite de l'orientation de votre mise en page. Le reste, c'est un peu du vent, ou plutôt, ...de l'air.

mardi 15 octobre 2013

Google Webdesigner : HTML5 et 3D

Google se lance dans l'animation HTML5 en proposant un tout nouveau logiciel simple, puissant, compatible et GRATUIT. Son nom : Google Webdesigner. Une petite révolution qui vise directement Edge Animate. Webdesigner rivalise-t-il vraiment ?

Webdesigner offre d'abord une solution gratuite et très facile à prendre en main, avec trois approches : simple, avancée et codeur. L'option simple offre une interface reposant sur le principe de diapos, façon MotionComposer ou PowerPoint. L'option avancée propose un scénario fonctionnant à partir d'images-clés (F6), façon Edge Animate ou Flash Pro. L'approche code permet de modifier dynamiquement les valeurs et les propriétés des objets, façon Firedebug ou Dreamweaver.


Côté fonctionnalités, on peut jouer sur des propriétés CSS et le tout est exporté tantôt en Javascript/CSS3, tantôt en Javascript/Canvas/WebGL. C'est donc un mix entre Edge Animate et Flash Pro. Les animations 3D fonctionnent très bien et rivalisent avec l'extension Greensock pour Edge Animate. Une pure merveille !

Des événements et des actions peuvent également être associés aux objets animés sans taper le moindre code. La plupart des événements sont adaptés pour du mobile (orientation, agitation de la tablette ou du smartphone).

Des modèles de bannières sont proposés et sonnent le glas du format Flash SWF jusqu'ici le seul en mesure de tenir les promesses que ne pouvaient louer le HTML5, pour ce type de création (rapport poids / qualité des animations).

Le must, ce sont les composants 3D prêts à l'emploi que l'on attendait depuis des lustres dans Flash Pro et qui n'ont jamais vu le jour. Par exemple, vous pouvez créer à la volée des galeries d'images de type CoverFlow avec organisation spatiale des images en 3D.


Le logiciel est actuellement en version bêta et n'est donc pas encore finalisé. Certains bogues limitent en effet l'utilisation de quelques fonctions sous Windows, Internet Explorer et Opéra. Les composants 3D ne répondent pas du premier coup. Et surtout, les composants ne sont disponibles que pour les bannières ! Ce qui en réduit considérablement l'intérêt. Gageons que la version finale sera réellement à la hauteur de Edge Animate et autorisera l'interactivité tout contexte confondu. Des actions personnalisées peuvent cela dit être associées à des images et des objets textes dans la page HTML. Libre à vous ensuite de personnaliser les liens. Reste enfin qu'une page Web demeure une page Web. Pour tester vos animations, même sous la forme de bannières bridées, effectuez un Cmd+Entrée (Mac) ou Ctrl+Entrée (Win). Puis, affichez le code ; )

On peut donc conclure sur l'idée que Google Webdesigner n'est pas tout-à-fait prêt, mais qu'il va certainement devenir un outil incontournable pour tous les graphistes en charge de la réalisation de pages Web répondant au standard HTML5. Gare au codage généré, un peu verbeux. Un outil à surveiller de près.

Pour en savoir plus sur ce nouveau logiciel, lisez les pages de présentation de Google à l'adresse suivante, lien de téléchargement inclus :

https://support.google.com/webdesigner/

mercredi 9 octobre 2013

Adobe DPS : témoignage de marques

Adobe a organisé le 2 octobre le summit DPS, un showcase sur la publication digitale par Adobe.

Dans cette journée plénière, des marques ont témoigné de leur expérience face à la technologie de publication digitale de Adobe. Conforama, Condénast, Renault...

Conforama

Conforama distribue 12 millions de catalogues papiers chaque année. Le magasin de mobilier a choisi Adobe DPS pour affirmer la modernité de sa communication, sans volonté de remplacer le papier. Le digital apparaît en effet encore trop récent pour remplacer totalement un circuit papier bien établi. Mais le digital est incontournable pour élargir son audience et affirmer une image, en attendant les deux prochaines années qui seront plus probantes en terme d'audience sur ces nouveaux supports, affirme un représentant de la marque Conforama.

Selon influencia.net qui rapporte l'expérience de Conforama, "la question n'est plus de savoir si on va aller vers le digital publishing, mais comment y aller" !

Concernant les raisons invoquées par Conforama sur le choix de la solution Adobe DPS, l'enseigne joue la carte de la neutralité et de la sécurité par soucis de ne prendre aucun risque et surtout, d'apprendre et de voir. Comme bien souvent, on démarre en toute logique par la solution Adobe déjà intégrée à une suite logicielle et dont on ne fait plus la notoriété, et après, on avise.


Renault

Renault invoque le recours à une solution numérique pour substituer progressivement sa communication interne papier par un support moins onéreux. Lorsque le produit n'est pas distribué par l'app store, Adobe comme d'autres solutions, ne requièrent en effet pas de licence de publication.

Nous avions déjà évoqué la communication digitale Renault dans un post précédent dont revoici le lien :

http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2013/04/renault-captur-en-transmedia.html

Condénast

De la même manière, Condénast, grand consommateur Adobe DPS, rapporte l'engouement récent des annonceurs pour la publication numérique autrement que via le PDF, trop limité artistiquement ainsi qu'au niveau du retour d'audience, bien mieux ciblé à travers les solutions de publication digitale et particulièrement chez Adobe qui dispose d'un arsenal d'outils de tracking d'audience en la matière.

Plus généralement

La conférence reprend les chiffres de l'agence Forrester qui prévoit un équipement de 50% de tablettes dans les foyers pour 2017, en France. Nous en somme déjà à 18% en 2013 ! Adobe DPS laisse entrevoir également des évolutions en faveur de Android et Windows, devant un iOS en perte de vitesse dans les usages.

Pour en savoir plus sur cette journée plénière :
http://www.influencia.net/fr/rubrique/check-in/digital-publishing,publication-numerique-desormais-incontournable-pour-entreprises,132,3789.html?scid=social12908384

Phablettes : les nouveau smartphones


Le concept de Phablette rassemble deux objets : un "Phone" et une "tablet". C'est un smartPhone plus large, plus utilitaire, plus ouvert sur le contenu et le traitement des données.

http://lecollectif.orange.fr/articles/top-5-des-meilleures-phablettes/

L'ère des smartPhones avait démarré avec le BlackBerry, puis l'iPhone. Celle des Phablettes semble prendre voie dans le Galaxy Note, large et doté d'un stylet. Un joujou qui risque de s'imposer plus que les montres gadgets couplées aux smartphones, car elles répondent à une fonction. L'après iPhone a démarré !