vendredi 28 septembre 2012

Flash est incontournable, même sans le SWF !


L’obsolescence programmée du format SWF soulève bien des questions sur la pérennité de la solution Flash. Mais c'est sans compter sur ce qu'est réellement Flash. Pourquoi Flash Pro va-t-il continuer à devenir le logiciel des designers, même si le format SWF finira par laisser place à HTML5 dans plusieurs années ?

Flash Pro exporte dans 5 formats :
  1. Le format vidéo Quick Time (compatible HTML5 !) ;
  2. Le format HTML5 Canvas (animation basique sans plugin) (compatible HTML5 !) ;
  3. Le GIF animé (compatible HTML5 !) ;
  4. L'exécutable Windows (.exe) ;
  5. L'exécutable Apple Mac OS X (.app) ;
  6. Le format IPA (application mobile pour iPhone et iPad) ;
  7. Le format APK (application mobile pour Android) ;
  8. Le format SWF (animation avancée pour les navigateurs, pour PowerPoint, pour Facebook).
Si le développement du player Flash SWF devait s'interrompre, le lecteur Flash SWF restera disponible de toutes manières sur les plateformes des utilisateurs encore longtemps et compatible avec des solutions bureautiques comme Excel et Powerpoint qui intègrent le player. Et à qualité égale d'animation et d'interactivité, retenons aussi qu'une création en Flash demeure beaucoup plus rapide à produire que son équivalent en HTML5, si tant est qu'un équivalent existe un jour.

Cela dit. Gardons à l'idée que le format SWF sera certainement à terme remplacé par du HTML5, qu'on le veuille ou non. Or, les autres formats d'exportation de Flash Pro permettent déjà de palier à toutes les situations :
  • La vidéo permet de rendre une infographie animée disponible y compris sous iOS.
  • Les formats d'application mobile permettent d'y ajouter une couche d’interactivité plus probante que par le navigateur.
  • Et le standard Canvas aide à déployer des jeux interactifs en HTML5 pour tous les navigateurs.

Flash, comme MotionComposer et After Effects, fait partie du trousseau d'outils les plus adaptés aux graphistes designers en charge de la création d'animations pour tous les supports.

Flash demeure donc t-il utile en l'absence du format SWF, oui, bien évidemment.

jeudi 20 septembre 2012

MotionComposer 1.5 : animer sans programmer !


La nouvelle version de Aquafadas MotionComposer 1.5 est disponible depuis ce 20 septembre 2012 sur le site de Aquafadas pour seulement 109€.

Relevons ce qu'apporte MotionComposer 1.5 par rapport à Flash Pro CS6 ou à Edge ?
  • MotionComposer est une solution facile d'utilisation, adaptée à tous. On glisse, on dépose, on exporte, et c'est fait.
  • MotionComposer est accessible. 109€. C'est tout ?
  • MotionComposer exporte, au choix, en HTML5 (standard Javascript), en SWF ou les deux à la fois, avec un affichage contrôlé de type SWFObject qui permet d'afficher la version HTML5 si player Flash est indisponible, ou le contraire, de n'afficher le SWF que si HTML5 n'est pas reconnu. Même Flash Pro ne propose pas cela ! Une solution très élastique donc et vraiment adaptée aux productions actuelles, et même aux intégrateurs HTML5 qui préfèrent donner priorité au HTML5 sur le SWF.
  • Côté interface, pas de révolutions. Une animation reste représentée sous la forme de diapositives pour lesquelles on gère les propriétés de transition dans une palette associée. Quelques actions sont disponibles sous la forme de comportements prédéfinis, sans programmer.
  • Le must de cette nouvelle mouture est sans nul doute sa hyper compatibilité avec les tablettes tactiles. Il est possible d'intégrer les animations HTML5 de MotionComposer dans votre mise en forme InDesign/XPress pour iOS et Android, et de la publier ensuite à l'aide des solutions DPS de Aquafadas ou Adobe, tout comme de les intégrer dans une page HTML pour un simple site Web à destination des navigateurs mobiles, et le tout, sans programmer ! Flash Pro CS6 et Edge ne proposent pas d'animations aussi adaptées aux nouveaux supports. Les standards Canvas et SVG qu'ils utilisent sont encore jeunes sur les plateformes mobiles contrairement à Javascript ici choisi pour MotionComposer. Des actions peuvent également être placées dans MotionComposer, pour contrôler des contenus placés dans un projet InDesign, et inversement. De quoi produire des publications digitales très attractives et bien différentes de certaines productions calquées uniquement sur le format PDF ou HTML.
Inutile de se casser la tête à apprendre HTML5/CSS3/Javascript donc, pour animer brillement en HTML5, surtout si vous produisez pour les tablettes. Laissez l'imbitable ingratitude de ces standards inachevés aux intégrateurs de données ou aux fournisseurs de CMS gratuits. Vous pouvez vous concentrer, enfin, et grâce à l'aide de MotionComposer, sur ce qui est vraiment utile : le contenu, le style, le design, la typo, l'animation et la mise en forme de votre publication. Apprenez plutôt à maîtriser les outils de publication digitale et de design graphique. Les maquettistes ont toujours rêvé d'ajouter des animations à leurs maquettes DPS ou au Web, sans programmer. Aquafadas l'a fait.

Que reste-t-il donc aux outils Flash, Edge, Hype qui animent aussi en HTML5 ?
  • Flash permet de réaliser des projets interactifs et pas simplement animés, de réaliser des publications mobiles iOS et Android à partir de sites en Flash existants, et connectés à des bases de données de manière bien plus souple que les solutions Aquafadas.
  • Hype permet la gestion de contenus vidéos en HTML5.
  • Edge sait bien animer les cartes géographiques et les profiloscopes, grâce à son standard SVG.
Malgré les qualités de chacun de ces produits, quand on sait également que Aquafadas DPS est désormais compatible iOS et Android, la société française de Montpellier a largement rattrapé son retard sur les nouveautés de Adobe, sorti seulement au printemps dernier ! Adobe, bien que plus onéreux, avait en effet repris une part du marché de la publication digitale, parce qu'Adobe permettait de publier pour iOS et Android quand Aquafadas n'autorisait alors que iOS. Mais cette nouvelle configuration Aquafadas (animations HTML5 + publications iOS/Android) va réconcilier plus d'un maquettiste avec la marque française, désormais très en avance sur son concurrent. Cocorico !



Adobe DPS single issue, désormais en open bar !


Adobe est connu pour adopter une politique tarifaire souvent rédhibitoire pour des maquettistes freelance. Voici qui semble corrigé !

http://www.adobe.com/fr/products/creativecloud.html


Lorsque vous souscrivez à la Creative cloud, vous bénéficiez d'un nombre désormais illimité de publications digitales de type single issue (comprendre sans kiosque, sans bibliothèque intégrée, uniquement pour des parutions autonomes), et à destination des iPads.

Initialement, chaque parution implique une cotisation de 395$ ! Cette offre semble tomber à point nommée devant un concurrent (Aquafadas) désormais compatible avec Android et moins onéreux sur les grands volumes. Une réponse à la marque française, la veille de quelques nouveautés attendues.

Voilà qui va aider cela dit les designers indépendants à tester et apprécier peut-être un peu mieux un modèle économique encore un peu opaque. Un engagement de la part de Adobe, fort appréciable et inédit

Pour étudier la formule Creative cloud la mieux adaptée à vos besoins, consultez la page des tarifs. Comptez entre 36,89€ et 92,24€/mois. Les Apps sur iPad sont gratuites donc, si vous payez par ailleurs, on s'est bien compris ; )

https://creative.adobe.com/plans?locale=fr


lundi 17 septembre 2012

La Lune de Landerneau

Ce lundi 17 septembre 2012, c'est tout un symbole qui disparaît.

Edouard Leclerc, ce n'est pas seulement un monde qui s'éteint, celui des groupes puissants qui achètent à bas prix, défiscalisent dans des centrales d'achat externalisées avant de revendre au détail avec une marge artificiellement nulle. Non, c'est un symbole bien plus pittoresque et graphique.

Leclerc, c'est surtout le symbole d'une Lune, celle de la ville de Landerneau d'où il s'éveilla. Saviez-vous que le L du logotype signifiait Leclerc, certes, mais aussi Lune et Landerneau ? Le disque orange n'était autre que la Lune empruntée à l'histoire du pays landernéen qui dut abandonner son soleil à Louis XIV !

Landerneau, ville de proximité s'il en est. Ce logotype n'est pas non plus sans rappeler l'idée d'un commerce équitable, local, bien veillant sur ses fournisseurs et sa clientèle, bafouée et dont cet homme-là incarne tous les meffets aujourd'hui. Cette Lune qui tombe est donc aussi tout un symbole sur une ère qui s'achève, à l'heure où d'autres types de commerces viennent concurrencer le plus gros mastodonte de tous les temps dans le secteur tant convoité de la distribution.

Leclerc c'est aussi, par un curieux hasard, et quelques jours après avoir évoqué la crème du luxe dans ce précédent article, l'emblême du "pas cher" qui s'éteint. Une étrangeté celte parmi d'autres, puisque le symbole de cette Lune volée à ses petits voisins bretons, spoliés, se dissipe curieusement aussi le premier jour d'une nouvelle Lune !

Une petite pensée pour ce symbole donc qui m'évoque bien des images, depuis sa création jusqu'à la disparition efficiente, je le conçois, de son commanditaire.

vendredi 14 septembre 2012

La mode, c'est Karl !

Tentons de définir ce qu'est la mode au sens strictement appliqué du terme.

Un design d'objet, qu'il soit purement associé à un bien de consommation (un téléphone, un presse agrume, une architecture collective), ou à l'histoire de l'art (un tableau, une sculpture, un édifice), est dit-on réussi lorsque la forme plastique qui est déployée par le design fait écho à la fonction de l'objet en question (pour un bien de consommation) ou au récit qui émane de l'objet (pour une oeuvre d'art). Ainsi, un bon design propose une forme toujours en corrélation avec la fonction de l'objet. Il n'est pas de bon design qui plaque une forme sans prendre en compte la fonction ou la psychologie du sujet qu'il revêt.

Dans les exemples de design pérennes, citons : un vasque antique, une caravelle en bois, une chaise Ikéa, une 2CV Citroën, un iPhone. Tous ces objets ont un aspect étudié pour répondre d'abord à une fonction, à une ergonomie, à un service. Et même si l'objet disparaît des usages, son design pérenne devient le symbole d'une époque. Son souvenir perdure, comme si l'objet était passé hors du temps. Et c'est précisément parce que la forme répond à la fonction, que l'objet passe hors du temps. Car même si la fonction n'a plus lieu d'être (on ne traverse plus les mers en caravelle !), la cohérence entre la forme et le fonds persistent et l'oeuvre demeure intacte et juste. C'est cette relation juste entre fonds et forme qui rend pérenne l'objet design.

Nous avons défini ce qu'est un bon design. Qu'est-ce que maintenant la mode ?

La mode est un design qui revêt un sujet. Une mode juste est donc, par nature, une mode qui sied à un sujet, en respectant sa fonction ou sa psychologie, de la manière la plus juste possible, la plus fidèle possible et la plus pérenne possible. Et si la forme est juste et cohérente, alors, la mode devient durable et jaillit hors du temps, comme jaillit un objet bien designé. La mode, c'est donc un habillage qui ne craint pas la vétusté ni le passage du temps ! La mode, ce n'est pas ce qui se démode, bien au contraire, c'est ce qui dure parce que c'est cohérent avec le sujet qu'elle habille.

Les quelques rares décideurs de la mode, qui se démode, l'ont pourtant bien compris. Ils ne changent pas de look tous les trois mois. Yves Saint Laurent, Jean-Paul Gaultier, Christian Lacroix, ne se sont-ils pas parés de vêtements et d'un style hors du temps ? N'ont-ils pas adossé une apparence qui correspond à leur psychologie, stable, pérenne, sans se fier à ce qui est tendance ou pas ?

Le plus emblématique en la matière m'apparaît être l'indétrônable Karl Lagerfeld. Celui qui rend la mode démodable est, pourtant, intrinsèquement, ce que devrait être la mode elle-même. Karl Lagerfeld est indémodable ! Il est vêtu avec un style pérenne qui lui sied parfaitement et répond à sa propre psychologie, à la fois arrogante, élégante, sobre et ostensible. Il était habillé ainsi il y a des années, et il le sera pour toujours. Il s'est désigné comme devraient l'être tout ceux qui se disent à la mode. Karl est la mode car il n'est pas à la mode. Il représente sa propre oeuvre pérenne et hors du temps.

En ces termes donc, la mode, ce n'est sûrement pas H&M ni Vogue. La mode, c'est du durable. Il en va de même pour tout type de création, qu'elle soit textile, graphique, digitale, physique ou autre. Etre à la mode, ce n'est pas pro. Ce qui est pro, c'est de vivre hors du temps, dans une ligne claire, durable et bien définie.


mardi 11 septembre 2012

Humour au carroussel du Louvre

Si vous vous promenez dans le Carroussel du Louvre, vous remarquerez combien l'antiquité nous enseigne sur notre époque. Les statues qui trônent près de l'espace dédié aux défilés de mode accueille des êtres qui symbolisent les grands principes de notre civilisation : le conseil, la prudence, la religion, la sincérité et la justice.

Et, comme si le temps avait eu raison de ce que nous sommes aujourd'hui, voici l'état dans lequel ces sculptures sont elles-mêmes devenues. Il vaut mieux en rire :

Grâce au concours de la finance donc,
tout d'abord, le conseil a perdu la tête...

La prudence n'a plus de nez...

La religion n'a plus la main...

La sincérité ne voit plus que d'un oeil
(elle est réellement borgne sur son profil gauche) ...

Et la justice, qui est manifestement la plus à plaindre,
a littéralement été guillotinée !

Cette scène nous révèle aussi combien une oeuvre peut avoir une lecture non seulement multi-canale au sens spatial du terme, mais également multi-temporelle au sens historique des événements. A méditer !

dimanche 2 septembre 2012

L'avant-garde Californienne

La Californie a inspiré de nombreux artistes et hommes d'affaire depuis des décennies, et continue de le faire. Avez-vous vu combien cette région du monde influence son évolution pour des générations entières ?

Rappelons que la Californie a déjà lancé par le passé :
  • les hypies ;
  • l'acceptation de la culture gay ;
  • la culture des loisirs (Disneyland) ;
  • l'informatique (Sillicon valley) ;
  • les nouveaux médias (Google, Apple, Pixar)
Les derniers nés de Californie sont :
  • Le développement durable ;
  • La consommation en favorisant les circuits-courts ;
  • Les voitures électriques autonomes (qui se chargent en roulant !) ;
  • L’étiquetage des OGM sur les produits de grande consommation.
Cet état apparaît comme la plaque tournante la plus efficiente du monde contemporain. L'Amérique a enterré bien des libertés, mais elle semble avoir gardé cet avantage de permettre à ceux qui ont des idées et qui en veulent de les réaliser avec une certaine efficacité.

samedi 1 septembre 2012

Comparatif des outils de publication digitale

Suite à une demande récurrente de ma clientèle, voici un tableau récapitulatif des techniques les plus populaires utilisées pour réaliser des publications digitales. Entendons des publications dédiées aux tablettes mobiles et tactiles, iOS et Android.

Comparatif des techniques de publication digitale
Nom OS Type Codage Perf
Gratuit mais avec codage Objective-c iOS Natif Objective-c + +
Java Android Natif Java + +
Flex / Builder iOS + Android Client léger MXML + AS3 +
Flash Pro iOS + Android Client léger AS3 +
Titanium iOS + Android Client léger Javascript +
PhoneGap iOS + Android Webview (navigateur) HTML + Javascript -
Sous licence à chaque publication ComicComposer iOS + Android* (*sur simple demande) Client léger Non requis +
InDesign + Adobe Digital Publishing Suite (DPS) iOS + Android Client léger Non requis +
InDesign + Aquafadas Digital Publishing Suite (ADPS) iOS + Android* (*sur simple demande) Client léger Non requis +
XPress + Aquafadas Digital Publishing Suite (ADPS) iOS + Android* (*sur simple demande) Client léger Non requis +
Wigoo iOS Client léger Non requis +

Le tableau ci-dessus révèle que la plupart des technologies ont aujourd'hui intégré l'export Android en plus de l'export iOS, qui était le format privilégié des solutions standards il y a encore un an.
Si vous utilisez InDesign ou XPress par exemple, il est intéressant de noter que la solution Aquafadas est désormais compatible avec Android comme l'est également la solution Adobe.Mais laquelle privilégier et pour quel usage ?
  1. Adobe DPS est intéressant pour les parutions standards calquées sur un flux de production Adobe, et pour lequel vous souhaitez davantage offrir une traçabilité de ce qui est vu pour la gestion d'espaces publicitaires, plus que d'enrichir le dispositif de modules innovants et personnels.
  2. Aquafadas DPS sera adapté à de la publication un peu plus personnalisée que Adobe, du fait de la grande disponibilité des équipes françaises de développement pour programmer vos propres solutions sur mesure. Les outils de tracking restent en revanche moins élaborés. Mais si votre projet doit avant tout se distinguer, c'est Aquafadas qui sera le plus adapté.
  3. Flash et Flex apportent une solution encore plus personnalisable du fait que vous codez vous-même votre interface. Les effets animés sont cela dits moins au point sur les plateformes mobiles. L'approche Flash/Flex s'oriente déjà plus vers du single issue et une interface connectée. Aucune licence n'est en revanche requise pour chaque parution contrairement aux deux suites DPS précédentes.
  4. PhoneGap basé sur une architecture full HTML permet de compiler rapidement des mises en formes basiques. Solution efficace pour des mini apps personnalisées, sans grand enrichissement et ultra légères (full HTML).
  5. Les solutions natives sont réservées aux gros éditeurs qui cherchent à centrer leur activité sur la publication digitale et offrir une expérience optimum et unique pour ses utilisateurs. Un département ingénierie est requis au sein de votre structure.
Nous aurions également pu citer Apple iBooks Author, inconstestablement l'outil le plus simple et puissant à la fois, mais il ne permet un export que pour la plateforme iBooks de Apple, ce qui en réduit considérablement l'intérêt. Cette option restera toutefois intéressante pour des publications très ciblées éventuellement.