lundi 17 septembre 2012

La Lune de Landerneau

Ce lundi 17 septembre 2012, c'est tout un symbole qui disparaît.

Edouard Leclerc, ce n'est pas seulement un monde qui s'éteint, celui des groupes puissants qui achètent à bas prix, défiscalisent dans des centrales d'achat externalisées avant de revendre au détail avec une marge artificiellement nulle. Non, c'est un symbole bien plus pittoresque et graphique.

Leclerc, c'est surtout le symbole d'une Lune, celle de la ville de Landerneau d'où il s'éveilla. Saviez-vous que le L du logotype signifiait Leclerc, certes, mais aussi Lune et Landerneau ? Le disque orange n'était autre que la Lune empruntée à l'histoire du pays landernéen qui dut abandonner son soleil à Louis XIV !

Landerneau, ville de proximité s'il en est. Ce logotype n'est pas non plus sans rappeler l'idée d'un commerce équitable, local, bien veillant sur ses fournisseurs et sa clientèle, bafouée et dont cet homme-là incarne tous les meffets aujourd'hui. Cette Lune qui tombe est donc aussi tout un symbole sur une ère qui s'achève, à l'heure où d'autres types de commerces viennent concurrencer le plus gros mastodonte de tous les temps dans le secteur tant convoité de la distribution.

Leclerc c'est aussi, par un curieux hasard, et quelques jours après avoir évoqué la crème du luxe dans ce précédent article, l'emblême du "pas cher" qui s'éteint. Une étrangeté celte parmi d'autres, puisque le symbole de cette Lune volée à ses petits voisins bretons, spoliés, se dissipe curieusement aussi le premier jour d'une nouvelle Lune !

Une petite pensée pour ce symbole donc qui m'évoque bien des images, depuis sa création jusqu'à la disparition efficiente, je le conçois, de son commanditaire.

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