mardi 19 juin 2012

L'après Google et l'après Facebook !

La toute puissance de Google l'amène a concentrer l'essentiel de l'information et l'intégralité des recherches effectuées par ses utilisateurs. Ses outils de tracking puissants en font un allié incontournable des entreprises marchandes, des recruteurs, des service secrets et des gouvernements. Facebook, de son côté s'est révélé rassembler la plus grande communauté du Web. Ce blog-même n'est-il pas géré par Google.

Par le passé, nous savons que Google a souvent cédé devant les caprices des autorités dès lors que les lois locales interdisent simplement de diffuser une information contrariante pour le politique. Google ne veut pas compromettre un marché et reste toujours prêt à faire des concessions, dans une attitude initialement exceptionnelle et non répétable. Mais les autres gouvernements et entreprises poussent Google à s'adapter davantage aux exigences locales des politiques et des marchés. Pourquoi seuls certains pays, fussent-ils non démocratiques, bénéficieraient d'un traitement de faveur et pas les autres ? La glas de Google et Facebook a-t-il sonné ?

Comme en témoigne cet article du monde informatique, des pays démocratiques souhaitent et parviennent à présent à contrôler une partie des informations présentées par Google dans leur territoire. La censure de l'information n'est plus l'apanage des dictatures officielles. Nous la pratiquons aussi !

De la même manière, l'entrée en bourse de Facebook introduit une gestion de l'information dont l'intérêt n'est plus axé sur l'utilisateur ni de simples espaces publicitaires connexes et inoffensifs, mais dans une stratégie commerciale qui ne devra plus jamais contrarier les territoires où elle doit s'émanciper, et qui amènera les utilisateurs à négliger l'information au profit d'actions voulues plus marchandes par les marques, avec l'idée que vous ne pourrez rendre votre post visible que si vous avez cliqué ici, et que vous ne pourrez cliquer ici que si vous acceptez d'être observé par une marque, et que tout ce qui irait contre la marque ne saurait vous laisser libre de vos clics et de vos vindications. L'autocensure sonnera le glas de Facebook. Une interrogation qui ne manque pas d'affecter le groupe de Zuckerberg lui-même et les marques associées à sa mise en bourse, en témoigne également cet article de Capital.

Si les deux plus grands canaux de diffusion de l'information perdent leur vocation de réseau libre d'échange, et les faits nous en témoignent, il est évident que leur statut de canal universel n'a plus pour longtemps à vivre. Mais les canaux alternatifs ne font pas encore légion. L'après Google et l'après Facebook peut en effet avoir sonné. Reste à trouver où se déroulera cet après dont il est à présent question et qui endossera ce nouveau rôle.

Si vous pouvez lire cet article, cela témoigne que nous sommes encore un peu libres dans notre expression, encore juste un peu. Mais cela saurait-il durer ?

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