mardi 24 avril 2012

Nouveautés Adobe Creative CS6

C'est à partir du 07 mai 2012 que la Creative Suite CS6 est rendue disponible. Le détail des fonctionnalités de la suite est visible sur www.adobe.com/fr.

En résumé,

Logiciels graphiques : y a bon !
La suite intègre quelques fonctionnalités utiles pour les logiciels graphiques que l'on attendait depuis longtemps comme la refonte de l'outil de recadrage dans Photoshop ou celui du contour de forme dans Illustrator. Des basiques que nous utilisons tous quotidiennement. Des avancées simples mais incontournables et qui changent la donne.

Publication : le minimum syndical
Dreamweaver, que plus personne n'utilisait pour créer des sites, intègre enfin le kit PhoneGap qui permet de créer des applications mobiles, ainsi que des librairies pour adapter la mise en forme selon la configuration de l'écran de destination (responsive design). Il intègre aussi les librairies JQuery Mobile comprenant de nombreux thèmes d'applications mobiles. Des fonctionnalités très utiles qui placent le logiciel à son meilleur niveau.
Indesign intègre également un dispositif intelligent de mise en forme automatique des blocs et des colonnes selon la résolution du document (même principe de responsive design que Dreamweaver). Mais si l'on considère que l'écriture d'un magazine diffère complètement selon la plateforme d'affichage, ces fonctionnalités nouvelles permettront seulement de gérer l'affichage entre résolutions proches (un iPad 4/3 et une tablette Android 16/9 par exemple).
La Digital Publishing Suite propose un modèle économique opaque et peu accessible aux petits éditeurs (compter peut-être un euro par magazine téléchargé !). Les gros éditeurs, quand à eux, développent leurs applications eux-même ou la font développer. La DPS de Adobe demeure cela dit compatible Android et iOS (contrairement à Aquafadas qui attendra octobre pour cela).

La vidéo : bon point pour la couleur et la 3D
Un puissant logiciel de colorimétrie (SpeedGrade) a été intégré à la suite et satisfera les utilisateurs de Apple Color.
Un moteur 3D apparaît dans After et l'interface de Premiere est entièrement personnalisable. Les graphistes animateurs d'objets 3D pour l'habillage Web et télé apprécieront. Les vidéastes utilisateurs de Reflex qui chercheront des outils intégrés pour réaliser rapidement des clips vidéo très graphiques et colorisés aussi.

Interactivité : Exit Flash !
Le moteur 3D de Flash CS6 que tout le monde attendait se voit remplacé in-extremis par un partenariat avec Unity, l'éditeur de jeux interactifs en 3D codés en C# et en Javascript. Une technologie inaccessible pour des flasheurs qui ne codent pas en C ! Et qui confirme l'orientation nouvelle de Flash vers l'abandon progressif du format SWF au profit du tout HTML. Même Air, n'est plus à l'ordre du jour. Les faibles performances observées par cette technologie hybride incluant une couche d'interprétation aurait-elle eu raison de ce revirement de situation ? Flash Builder est effectivement retiré de la suite (sauf version cloud) et Catalyst a simplement été arrêté pour être remplacé par un catalyst Cloud qui devient un simple outil de gestion de données marketing n'ayant plus rien de commun avec Flash Catalyst (une manière non assumée sans doute retirer Flash Catalyst). Côté Flash Pro, un export en HTML5/Canvas prépare les utilisateurs à l'abandon progressif du format SWF déjà amorcé par Adobe en automne dernier (fin du développement du lecteur Flash pour les mobiles) et en avril dernier (retrait du lecteur Flash dans Acrobat). Gageons que le Javascript fourni saura à terme rattraper les prouesses inégalées de Flash qui tapissent le Web depuis plus d'une décennie, dans les navigateurs. Le standard HTML5/Canvas n'est actuellement pas encore à la hauteur des exigences des flasheurs tant les interactions restent limitées et les performances faibles. Donc, aucune innovation côté SWF et un retrait en douceur de Air. Adobe mise cette année sur du full HTML5.

Applications mobiles : l'incroyable impasse sur les formats natifs !
Adobe ne présente enfin aucune solution probante pour réaliser des applications mobiles 100% natives (Objective-C pour iOS, Java pour Android). Seule la DPS et Air initient cette approche. La DPS est une coque gérant des mises en formes non connectées. Air intègre des données connectées mais graphiquement plus limitées que si l'application était développée en C.

Pour résumer, nous retiendrons que la CS6 se recentre sur les logiciels purement graphiques. Pour ce qui est de la publication... peu mieux faire : les fonctionnalités connectées de la DPS (boutique virtuelle, galeries de photos dynamiques, vidéo en streaming) manquent pour de réelles problématiques de publication. Mais nous ne sommes qu'au début de l'aire de la publication digitale. Vivement les prochaines mises-à-jour !


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