dimanche 27 novembre 2011

Concevoir un site Flash/HTML5

Depuis l’annonce de l’arrêt des mises à jour du lecteur Flash pour mobile, par la société Adobe, le 4 novembre 2011, l’implémentation systématique du Flash dans un site Web est remise en question. Mais attention, le HTML5 ne le remplace pas, loin s'en faut. Flash reste la solution la plus opérationnelle alors que HTML n'est encore que pure fantasme pour le moment. Voici mes observations sur les limites de chaque technologie et mes suggestions pour concevoir un projet transversal impliquant un contenu enrichi, aussi bien en Flash que désormais en HTML5 :

Nous savons que le Flash pose problème sur quelques tablettes tactiles (Apple). Nous savons aussi que le HTML5, bien reconnu dans les navigateurs des tablettes récentes, ne l’est pas et tardera à l’être sur les ordinateurs fixes vieillissants et non mis à jour. Pour concevoir un site à vocation 100% transversale, il n’est donc pas encore tout-à-fait possible de privilégier une seule des deux technologies.

Pour créer un site transversal, en 2010-2011, il convient de mettre en place une structure de base compatible XHTML, universelle. Puis, dans cette structure simpliste, d’introduire les éléments HTML5 et Flash qui permettront de déployer des animations et des effets graphiques avancés selon la plateforme, sous la forme de modules amovibles et permutables en fonction de l’environnement d’exécution. Ainsi, si vous êtes sur une tablette Apple, le HTML5 gèrera l’animation. Si vous êtes sur un poste fixe où le HTML5 reste peu reconnu, c’est Flash qui prendra le relais.

Mais alors, une question s’impose. Quelle technologie dois-je imposer en premier lieu, dans le code, et laquelle dois-je appeler, seulement, le cas échéant ? Dois-je imposer du Flash et suggérer une bricole en HTML5 si le player Flash est absent ? Ou au contraire, dois-je imposer du HTML5 et substituer le contenu non interprétable par du Flash, si le nouveau code ne peut pas être joué normalement sur un poste fixe ?

Etant donné que le contenu alternatif de Flash (géré en simple HTML et non en HTML5) saura être interprété quelle que soit la plateforme, mais que le contenu alternatif du HTML5 ne pourra pas être interprété puisqu’il est piloté par des balises HTML5, alors, il me semble plus judicieux d’imposer du Flash par défaut et d’afficher le HTML5 seulement le cas échéant dans la partie alternative du Flash. Si le contenu alternatif est géré depuis le kit SWFObject disponible gratuitement sur le Web (voir autres articles du blog), il restera de toutes manières accessible, référençable et affiché par défaut uniquement si le player Flash n’est pas disponible. En full HTML5, il ne serait affiché que si le HTML5 peut être interprété, soit trop rarement à ce jour, ce qui deviendrait une pure aberration.

Lorsque le HTML5 fera l’unanimité des navigateurs sur les postes fixes comme sur les bureaux (en 2014), nous serons alors assez tôt de supprimer les développements en Flash. Concernant les développements sophistiqués, le HTML5 ne rivalisera jamais avec Flash Air.

Les annonceurs continueront de privilégier une solution impactante et transversale. Si Air n'est pas transversal et HTML5 peu impactant, les applications natives et les contenus audio-visuels prendront sans doute l'avantage comme le CD-Rom rencontra un succès à l'époque des sous-équipements informatiques et de l'incompatibilité des navigateurs.

A ce jour, je recommande donc, de maintenir la création de contenus au format Flash, mais :

  1. de le doubler désormais en HTML5 pour les tablettes et les smartphones, en tant que contenu alternatif secondaire,
  2. de le doubler par le développement d'une application mobile, si on préfère conserver toute l'interactivité,
  3. ou de ne pas le doubler du tout et adapter le format Flash en désactivant les éléments animés et en ajustant son ergonomie pour les plateformes mobiles.
Cette analyse me semble plus pertinente encore si l’on se recentre sur la conception d’applications mobiles. Nous savons qu’il est possible de créer des applications en Air et en HTML5/Javascript.

Bien que la rumeur fuse sur la suprématie prématurée du HTML5, le développement d’un contenu transversal à forte valeur ajoutée, en ActionScript, me paraît encore et toujours la solution la plus viable aujourd’hui dans la conception d’un site Web, tant que HTML5 n'est pas assimilé par les navigateurs des postes fixes et tant que Flash proposera des solutions techniques plus innovantes avec un développement plus homogène et transversal.

1 commentaire:

  1. Consultez également l'article suivant traitant de l'intégration vidéo Flash/HTML5 :
    http://bloc-notes-arzhur.blogspot.com/2011/11/36-kit-dintegration-video-flash-et.html

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